BURGH
se rendit à Paris où il resta jusqu'en 1868 et où Mathias s'intéressa beaucoup à lui. Il fut nommé, en 1869, directeur de musique à Kreuznach, vécut ensuite à Caiisruhe, puis de 1873 à 1831, à Berlin (où il retravailla le contrepoint avec zèle sous la direction de Kiel) et, à partir de 1882, à Pegli près Gènes. B. est un compositeur de talent. Son quatuor avec piano, op. 18, a été couronné en 1878, dans un concours ouvert par le Quatuor florentin. Il a publié, en outre, des morceaux de piano (variations op. 13); des lieder ( parmi lesquels un grand nombre sur des vers de Carmen Sylva : Lieder einer Konigin, etc.); des quatuors pour voix d'hommes; une ouverture, Tasso ; Hohes Lied der Liebe, pour chant et orchestre ; un poème symphonique, Au f der Wartburg, etc. B. a fait représenter à Leipzig, en 1884, un opéra-comique, Die Studenten von Salamanka; il a fait graver la troisième partie d'une grande tétralogie dramatique et musicale : Homerische Welt (1. Kirke, 2. Odysseus, 3. Nausikaa, 4. Odysseus's Heimkehr). Il est aussi l'auteur d'un drame (Hutten und Sickingen) représenté à Kreuznach et à Bonn.
Bunting, Edward, né à Arnagh en Irlande en févr. 1773. m. à Belfast le 21 déc. 1843; publia en 1796, 1809 et 1840 des recueils de mélodies des bardes irlandais.
Buonamente, Giovanni-Battista, l'un des plus anciens compositeurs pour le violon, l'un des protagonistes de la technique du violon, maître de chapelle au couvent des Franciscains d'Assise. Il publia à Venise, en 1636, des «Sonate e canzoai a 3-6 voci (violons, altos [ad. lib. basson] et basse continue ; en partie aussi pour cornets et trombones). Des trios pour deux violons et basse, parus en 1623 et attribués par Fétis à G.-B. Bonometti, sont également de B.
Buonamici, Giuseppe, pianiste italien distingué, né à Florence le 12 févr. 1846 ; reçut les premières leçons de musique de son oncle Gius. Geccherini, puis entra, en 1868.au Conservatoire de Munich où il étudia avec un tel zèle," sois la direction de Bùlow et de Rheinberger, qu'au bout de deux ans et demi il fut nommé professeur supérieur de piano dans le même Conservatoire En L873, B. rentra à Florence, prit la direction de la société chorale « Cherubini » et fonda plus lard l'association florentine de trios. Pendant son séjour à Munich, B. avait écrit une ouverture de concert, un quatuor à cordes (qui remporta les suffrages de Wagner), des pièces pour piano et quelques-unes pour chant, qui lurent gravées. Le choix de cinquante études de Bertini (y. ce nom) par B. mérite une mention spéciale et peut servir d'excellente préparation à L'édition Bûlow des études de ( Iramer.
Buononcini. v. Bonon< im 2
Buranello. \. ( i lluppi.
Burbure. Léon-Philippe-Marie, chevalier de B. de Wesembeek, né à Termonde (Flandre orientale) le L6 aoûl 1812, m. à Anvers le 8 déc. 1889; noble belge fortuné, entra dans l'ordre de Saint-Benoîl et lit partie, depuis 1862, de l'Aca-
démie de Bruxelles, en sa qualité d'amateur d'art éclairé. Il était, du reste, lui-même excellent musicien et composa une quantité d'ceuvres de musique d'église, divers morceaux d'orchestre, de la musique de chambre, etc., en partie publiées. B écrivit aussi un certain nombre de monographies sur l'ancienne confrérie des musiciens de Saint-Jacob et de Sainte- Marie-Madeleine à Anvers, sur les facteurs de luths et de pianos d'Anvers à partir du xvie s., sur Gh.-L. Hanssens, G.-F.-M. Bosselet et Jan van Okeghem, enfin sur l'association belge de Sainte-Cécile. Toutes ces publications sont des travaux de valeur. B. a aussi rédigé un excellent catalogue du Musée historique d'Anvers*
Burci. v. Burtius.
Burck, v. Burgk.
Bùrde-Ney, Jenny, cantatrice scénique distinguée (soprano dramatique), née à Graz lej 21 déc. 1826, m. à Dresde le 17 mai 1886; sa mèrej cantatrice elle-même, lui donna les premières! leçons de chant et la fit débuter à Olmùtz enj 1847. Elle chanta ensuite à Prague, Lemberg. Vienne (1850, théâtre de Kârntnerthor), Dresde! (1853) et Londres (1855 à 1856) et donna quel| ques réprésentations à Berlin, Hanovre, etcj Elle avait épousé, en 1855, l'acteur E. Burdej' et abandonna le théâtre en 1867.
Burette, Pierre- Jean, né à Paris le 21 novji 1665, m. dans la même ville le 19 mai 1747; pro| fesseur de médecine à l'Université, membre dJ l'Académie, etc., auteur de plusieurs monograH phies intéressantes sur la musique des Grec h qui, toutes, parurent dans les mémoires de l' AcaM demie des inscriptions (tomes i, m, iv, v, vml x, xiii, xv et xvii). B. est d'avis que les ancienll ignoraient entièrement la musique polyphonili que; on sait que de nos jours encore, que]! ques savants cherchent, sans grands succès, I donner la preuve du contraire (Rud. WestphaM Gevaert).
Bùrgel, Konstantin, né à Liebau (Silésie) !j j 24 juin 1837; élève de M. Brosig à Breslau de Fr. Kiel à Berlin, fut, de 1869 à 1870, pr fesseur de piano à l'Académie fondée par Kulla à Berlin, puis se fixa dans cette ville comn professeur particulier. Ses œuvres (musiqi de chambre, ouvertures, etc.) ne sont pas sai valeur.
Bùrger, Sigmund, violoncelliste, né à Viein| le 8 févr. 1856; élève de Popper, lit partie d orchestres d'opéras de Vienne, Baden-Baden Munich (violoncelle-solo de 1876 à 1880), pu entreprit des tournées de concerts. Il est, dep 1887, violoncelle-solo de l'orchestre de l'Op royal et professeur au Conservatoire de Bu pest.
Burgh, de son vrai nom Joachim Moll (Mûller), dit Joachim aus B. (Burg, Burck), à Burg près Magdebourg vers 1540, était orç niste à Mùhlhausen (ïhuringe) vers 1566, mourut dans cette Aille le 24 mai 1610. B. i un des plus remarquables compositeurs d'? cienne musique d'église protestante. Ses a vres, conservées pour la plupart dans les i primés de 1560 à 1626, consistent en : Passio
BURMEISTER — BUSI
Symbole de Nicée, Te Deum (à 4 voix), Sainte- Cène, cantiones (en manière de villanelles), lieder allemands et odes sacrées (également en manière de villanelles) sur des poèmes du superintendant Helmbold de Muhlhausen.
Burmeister, Richard, pianiste de talent, né à Hambourg le 7 déc. 1860 ; élève d'Ad. Mehrkens et plus tard de Liszt, fut nommé, à la suite de longues tournées de concerts, professeur de piano au Conservatoire de Hambourg, mais échangea cette place au bout d'une année déjà 1885) contre une place analogue au Conservaoire Peabody, à Baltimore. Sa femme, Dory B. née Petersen, née à Oldenbourg le 1er août '.860, est aussi une pianiste distinguée, élève (le Liszt. B. a débuté avec succès, comme compositeur, dans un concerto en ré mineur pour >iano et une fantaisie orchestrale (Die Jagd <ach dem Glûcke), donnée pour la première [ois à Berlin en 1894.
Burgmùller. 1. Joh.-Friedrich-Franz, né à jlatisbonne en 1806, m. à Beaulieu (Seine-et- !>ise) le 13 févr. 1874; compositeur favori de îusique facile pour piano (études enfantines). '- 2. Norrert, né à Dusseldorf le 8 févr. 1810, •ère du précédent ; élève de Spohr et de Hauptîann à Cassel, auteur de quelques œuvres 'orchestre et de musique de chambre qui tralissaient un réel talent. 11 mourut déjà le 7 mai p6, à Aix-la-Chapelle.
Burkhard, Joh.-Andr.-Christian, pasteur et ispecteur des écoles à Leipheim (Souabe), puia à Ulm, en 1827, un traité de basse chiffrée , en 1832, un petit lexique musical.
! Burla (ital.), drôlerie.
IBurlesca, Burletta (ital.), composition bursque, humoristique ou même absolument coique.
Burney, Charles, historien musical de mée, né à Schrewsbury le 7 avr. 1726, m. le 12 r. 1814; élève de Baker à Chester, de son i'»re James B. à Schrewsbury, puis d'Arne à ; ]>ndres. Il fut nommé organiste de « St-Dionysickchurch » à Londres, en 1749, et écrivit en 50 la musique de trois drames (Alfred, Robin bod et Reine Mab) pour le théâtre de « Drury- Jine ». Mais l'état de sa santé ne lui permit pas fl déployer longtemps une aussi grande activé, et il accepta en 1751 une place d'organiste iynn Régis (Norfolk). Il rentra à Londres en ||)0 et fit entendre avec grand succès, dans des chcerts de piano, plusieurs de ses œuvres; il 1 ma en plus un nouvel ouvrage scénique à «|>rury-Lane » : The cunning man, adaptation tf Devin du village de Rousseau. En 1769, Ijniversité d'Oxford lui conféra les grades de tyhelier, puis de Dr mus. Sa cantate de pro- \ rçtion (anthem) fut longtemps après fréquem- ; pnt répétée à Oxford et donnée plusieurs fois a.; àjtambourg, sous la direction de Ph.-E. Bach. i' gavait commencé, dès son séjour à Lynn preis, à amasser des matériaux pour une his- ;a'- t(|e de la musique; la continuation de ses rerCjrches l'engagea à faire un voyage d'études v France et en Italie (1770) et un autre dans l'-lel Pays-Bas, en Allemagne et en Autriche
13 klONNAIRE DE MUSIQUE. — 8
(1772). Il consigna toutes les remarques que lui avait suggérées l'état de la musique à cette époque, dans deux journaux de voyage : The présent state of music in France and Italy (1771, 2 vol.; 2me éd. 1773) et The présent state of music in Germany, the Netherlands and United Provinces, etc. (1773, 2 vol. ; 2me éd. 1775). Ces deux ouvrages furent traduits en français. Quant à sa General History of music, le premier volume en parut en 1776, en même temps que l'œuvre complète de Hawkins (v. ce nom) ; les trois autres successivement en 1782, 1787, 1789. En 1783, B. fut nommé organiste de « Chelsea Collège » ; il demeura dans cet institut jusqu'à sa mort. Notons, en plus des ouvrages déjà cités : Plan of a public music school (1767) ; Account of the musical performances in Westminster Abbey in commémoration of Handel (1785) ; les articles concernant la musique dans la Cyclopedia de Rees et quelques autres travaux de moindre importance. B. publia La Musica che si canta annualmente nelle funzioni délia settimana santa nella cappella Pontifica, composta da Palestrina, Allegri e Baj (1784), et fit graver des sonates pour piano, pour violon, des duos pour flûtes, des concertos de violon, des cantates, etc., de sa composition. Miss B. (Mme d'Arblay), l'auteur du roman Evelina, était sa fille.
Buroni, v. Boroni.
Burtius (Burci, Burzio), Nicolaus, né à Parme en 1450, m. dans la même ville vers 1520 ; auteur du Musices opusculum imprimé à Bologne en 1487, par Ugone de Ruggerii, l'œuvre la plus ancienne qui contienne de la musique proportionnelle imprimée (gravée sur bois).
Busby, Thomas, né à Westminster en déc. 1755, m. le 28 mai 1838: organiste de plusieurs églises de Londres, nommé Dr mus. de l'Université de Cambridge en 1801. B. fut un compositeur zélé et fécond autant dans le domaine de la musique dramatique que dans celui de la musique vocale de concert, mais sans aucune originalité. Son Histoire de la musique n'est qu'une compilation des ouvrages de Burney et de Hawkins. Il écrivit, en outre : A dictionary of music (1786), A grammar of music (1818), A musical manual, or technical directory (1828), Concerts room and orchestra anecdotes (1825), The mounthly musical journal (1801, quatre numéros seulement), etc.
Busi. 1. Giuseppe, organiste et théoricien italien renommé, né à Bologne en 1808, m. dans la même ville le 14 mars 1871 ; fit son éducation musicale auprès de Palmerini (harmonie) et de Tomm. Marchesi (contrepoint), mais se développa aussi beaucoup par lui-même, en copiant toute une collection d'œuvres de compositeurs bolonais des xvie, xvne et xvmes. Quoique son premier essai de musique scénique lui eût fort bien réussi, il délaissa le théâtre et se voua de préférence à la musique d'église; il fut pendant longtemps professeur de contrepoint au « Liceo musicale » de Bologne. Son ouvrage, Guida allô studio del contrapunto fugato, est resté
BUSNOIS
manuscrit. — 2. Alessaxdro, fils du précédent, né à Bologne le 28 sept. 1833, fut également un excellent contrapuntiste, et, à la mort de son père, lui succéda comme professeur au « Liceo musicale ».
Busnois, Antoine, de son vrai nom de Busne, remarquable contrapuntiste de la première école néerlandaise, était, en 1467, chantre de la chapelle de Charles le Téméraire, et mourut en 1481. On n'a conservé qu'un petit nombre de ses œuvres : trois chansons dans les Canti CL (1503) de Petrucci, puis deux magnificats, une Messe (Ecce ancilla) et quelques petits morceaux dans un manuscrit de Bruxelles, plusieurs Messes dans la bibliothèque de la chapelle pontificale à Rome, enfin, quelques motets et chansons épais dans diverses bibliothèques.
Busoni, Fekrucgio-Benvenuto, pianiste et compositeur remarquablement doué, né à Empoli près Florence le 1er avr. 1866 ; sa mère était allemande. Elève de W.-A. Remy (Dr Mayer) à Graz, il fut reçu membre de l'Académie philharmonique de Bologne, en 1882 déjà, à la suite d'un brillant examen. Il se fit d'abord connaître comme pianiste en possession d'une excellente technique et comme improvisateur sur des thèmes donnés; en 1888, il accepta un poste de professeur au Conservatoire d' Helsingfors , mais l'échangea en 1890, après avoir remporté le prix Rubinstein, contre un poste analogue au Conservatoire de Moscou. En 1891, déjà, il partit pour l'Amérique, se fixa en 1893 à Boston, et fait actuellement de nombreuses tournées de concerts. Les premières œuvres de B. autorisaient les plus belles espérances qui se sont, en grande partie, déjà réalisées. On connaît de lui : deux quatuors pour instr. à archet, une sonate pour piano, une suite d'orchestre, un morceau de concert pour piano et orchestre, un poème symphonique, un grand nombre de pièces pour piano (variations et fugues, op. 22), des mélodies, etc., etc.
Busshop, Jules-Auguste-Guillaume, né de parents belges, à Paris, le 10 septembre 1810. Ses parents retournèrent en 1816 déjà à Bruges, où l'enfant grandit et se prépara à la composition' musicale par l'étude des ouvrages d'Albrechtsberger et de Reicha. Sa cantate patriotique, La Bannière belge, fut couronnée en 1834. Il a publié de nombreuses compositions de musique d'église, des œuvres chorales avec ou sans accompagnement, et il a écrit en plus des symphonies, des ouvertures, un opéra, La Toison d'or, nie. In grand Te Deum de sa composition lut exécuté avec succès en 1860, à Bruxelles, el Les - Concerts nationaux» organisas peu auparavant dans cette ville donnèrent, du même auteur, une symphonie en fa maj., plusieurs ouvertures, etc.
Bussler, Ludwig, théoricien estimé, né à Berlin le 26 nov. 1838, til s d'un conseiller aulique, Rob Bussler, (fui était à la fois peintre et écrivain: K.-A. Bader (v. ce nom) était son grand-père maternel. Elève du chœur du dôme royal, il reçut 1rs premières leçons de musique de von Hertzberg, et travailla plus tard sous la
— BUTHS
direction de Grell, Dehn (théorie) et Wieprecht (instrumentation). Il fut nommé, en 1865, maître de théorie à l'école de musique Ganz (plus tare Schwantzer, aujourd'hui Blank), à Berlin, fut pendant un certain temps, chef d'orchestre (ai théâtre de Memel, en 1869), devint ensuite pro fesseur au Conservatoire Mohr (1874) et rentr: en 1877, au Conservatoire Schwantzer. Il es en outre, depuis 1879, professeur de théorie a Conservatoire Stern et, depuis 1883, l'un de rédacteurs musicaux de la « Nationalzeitung Les ouvrages de B. sont aimés et très répandus grâce à leurs tendances absolument pratiques ce sont -.Musikalische Elementarlehre (1867 3e éd. 1882); Praktische Harmonielehre tj Aufgaben (1875 ; 2e éd. 1885) ; Der strenge Sat (1877) ; Harmonische Uebungen am Klavw (sans date)* Kontrapunkt und Fuge im freie\ Tonsatz (1878); Musikalische FormenlehA (1878); Praktische musikalische Kompositionl lehre : I. Lehre vom Tonsatz (1878) , II. Fret Komposition (1879); Instrumentation un Orchestersatz (1879) ; Elementarmelodik (1872J; Geschichte der Musik (6 leçons, 1882); Far turenstudium [Modulationslehre] (1882) ; kon der Harmonie (1889).
Bussmeyer. 1. Hugo, né à Brunswick le 26 fé 1842; élève de Littolff et de Methfessel, par en 1860 pour l'Amérique du sud, se fit enten comme pianiste à Rio-de- Janeiro, publia qu ques morceaux de piano, parcourut le Chili,] Pérou, etc. En 1867, il visita New- York et Paij où son talent de pianiste lui valut certains sij ces ; de retour en Amérique, il se fixa à Ne York. B. est l'auteur d'un ouvrage intitulé : I Heidenthum in der Musik (1871). — 2. Ha né à Brunswick le 29 mars 1853, frère du pré dent, élève de l'école royale de musique à IV nich, et, pendant quelque temps, de Liszt, lit, de 1872- à 1874, clés tournées de conce dans l'Amérique du sud, séjourna longtemp] Buenos-Ayres et fut nommé à son retour, 1874, professeur à l'école royale de musiqu Munich. B. épousa, en 1878, une cantatr Math. Weckerlin. Il dirige, depuis 1879. « Société munichoise de musique choral (Mûnchener Chorverein) qu'il a fondée même.
Buths, Julius, pianiste de talent et chef d chestre, né à Wiesbaden le 7 mai 1851, fl Karl B., qui fut pendant cinquante années m bre de l'orchestre de la cour (hautbois). B. n les premières leçons de piano de son p celles de théorie de VV. Freudenberg; il si ensuite, de 1860 à 1870, les cours de Miller t Gernsheim au Conservatoire de Cologne, ei prit, en 1871, la direction de la société « Cécile » à Wiesbaden, qu'il abandonna fc tôt, après avoir obtenu la même année le de la fondation Meyerbeer. 11 travailla que temps encore auprès de Kiel, à B< (1872), et lit le voyage qui lui était imposé Ç\ en Italie). Malheureusement, l'état de sa s le força d'interrompre ses études: il séjo en 1874 à Davos, mais put reprendre ses des, à Paris, au début de l'année 1875. B
!)loya une grande activité à Breslau, de 187o à 879, comme pianiste et directeur de sociétés horales; il dirigea, de 1879 à 1890, la « Société concerts » d'Elberfeld et remporta sur de ombreux concurrents, en 1890, la place de diecteur de musique de la ville, à Diïsseldorf. partagea avec Hans Bichter, en 1890, la diection du 67me festival des provinces du Bashin, à Dûsseldorf, et dirigea, en 1893, le 70me e ces festivals. B. a pris part, comme pianiste, festival Beethoven à Bonn. Il a publié quelues pièces pour piano.
Buttstedt, Joh.-Heinrich, né à Bindersleben, es Erfurt, le 25 avr. 1666, m. à Erfurt même, i il était organiste de la cathédrale, le 1er déc. '27 ; organiste remarquable, élève de Pachel- 1. B. a composé de la musique d'église, des gués, des préludes pour piano, etc., mais il >it surtout sa célébrité à un ouvrage intitulé ré mi fa sol la, tota musica et harmonia tema ou Neu eroffnetes altes, wahres, einziund ewir/es Fundamentum musices, dans uel il cherchait à réfuter le « Neu eroffnetes chester » de Mattheson, tout en défendant c une certaine habileté le système de solmiion. Cet ouvrage parut vers 1716, mais l'ansuivante déjà Mattheson fit façon de toutes théories qu'il contenait, en leur opposant es de son « Beschùtztes Orchester » (1717). uus, Jaques (Jachet) de, contrapuntiste rlandais, au xvie s., né probablement à Bruoù l'on rencontre le nom de Boes vers 1506. t nommé en 1541 second organiste de l'église arc à Venise, mais quitta ce poste qu'il vait trop peu rétribué (80 ducats), se rendit ienne et y remplit de 1553 à 1564 les foncs d'organiste de la chapelle de la cour, mi les œuvres de B., on n'a conservé que x livres de Ricercari, deux de Canzoni cesi et un livre de Motetti (imprimés de à 1550). Les nombreuses compositions que trouve dans diverses anthologies sous les s de Jachet, Jacques, Jacches, Giacche, Ja- , Giachetto ne sont pas de B., mais de Ber- (v. ce nom).
xtehude, Dietrich, célèbre organiste, né à neur en 1637 ; il eut pour maître son père lNx B. qui était lui-même organiste et mou-
BUTTSTEDT — BYRD
et Ai
ieig;
ut M
i 22 janv. 1674. En 1668 déjà, B. obtint le
; important d'organiste de l'église Ste-
e à Lubeck, il le conserva jusqu'au jour
i mort, le 9 mai 1707. Il organisa pour la
îière l'ois en 1673 les « Abendmusiken »,
s de grands concerts de musique d'église,
la renommée s'accrut rapidement; ces
'rts, pour lesquels il écrivait toujours de
elles œuvres, avaient lieu après le culte de
ss-midi de chacun des cinq derniers di-
hes avant la Noël. On sait que J.-S. Bach
■idit à pied d'Arnstadt à Lubeck afin d'en-
e B. et de profiter de ses conseils. Ph.
a donné récemment une édition critique
lète des œuvres d'orgue de B. Quelques
isies sur des chorals avaient bien été pu-
séparément par S. Dehn, Gommer et
]'es, mais bien plus que dans celles-ci, le
génie de B. se manifeste dans ses compositions libres pour orgue. Ses œuvres vocales manuscrites sont réparties entre plusieurs bibliothèques : vingt-six cantates à la bibliothèque de la ville de Lubeck, quelques autres cantates à la bibliothèque royale de Berlin (deux d'entre elles ont été publiées dans les « Monatshefte f. Musikgeschichte », années xvn et xvm), enfin une centaine d'œuvres environ à la bibliothèque de l'Université d'Upsal (v. les « Monatshefte f. M.-G. », 1889, n° 1). Les compositions dites « Abendmusiken •>■> doivent avoir été imprimées de 1673 à 1687, mais elles sont restées introuvables jusqu'à ce jour. Les quelques œuvres imprimées de B., actuellement connues, sont les suivantes : cinq airs pour des cérémonies nuptiales ; sept sonates pour violon, gambe et cembalo (op. 1 et 2, Lubeck 1694 et 1696 ; à la bibl. de l'Université d'Upsal); Die f'ried- und freudenreiche Heimfahrt des alten Simeons (1674 ; composé à l'occasion de la mort de son père); Die Hochzeit des Lamines (1681); Castrum doloris et Templum honoris (1705).
Buzzola, Antonio, né à Adria en 1815, m. à Venise le 20 mars 1871 ; fils du maître de chapelle de sa ville natale, il apprit d'abord auprès de son père le jeu de divers instruments et les éléments de la composition, puis il devint l'élève de Donizetti, à Naples. Après s'être fait avantageusement connaître par quelques opéras donnés à Venise (Faramondo, Mastino, Gli avventurieri, Amleto et Elisabetta di Valois [= Don Carlos]) et, après un long voyage d'études, il fut appelé en 1855 au poste de maître de chapelle de l'église St-Marc, à Venise, comme successeur de Perotti. En plus des opéras susmentionnés (un sixième ouvrage est resté inachevé), B. a écrit plusieurs Messes, un Requiem, des cantates et des œuvres vocales de moindres dimensions.
Byrd (s'écrit aussi Bird, Byrd, Byred), William, né à Londres vers 1538, m. le 4 juil. 1623 ; devint en 1554 enfant de chœur de l'église St- Paul et élève de Tallis, en 1563 organiste à Lincoln, en 1569 chantre de la chapelle royale et porta à partir de 1575 le titre d'organiste de cette même chapelle, sans jamais remplir ses fonctions. B. et son maître Tallis reçurent en 1575 une patente valable pour vingt et un ans, comme seuls imprimeurs et marchands de musique ; après la mort de Tallis (1585), B. resta seul propriétaire de la patente. B. est peut-être le compositeur de musique d'église le plus remarquable de l'Angleterre, Fétis le nomme même le Palestrina ou l'Orlandus Lassus anglais. On a conservé un nombre assez considérable de ses œuvres imprimées, éditées pour la plupart chez lui-même ou chez Thomas Est, auquel il avait entre temps donné sa procuration : Cantiones (sacrœ) (1575, publiées dans le même volume que des œuvres analogues de Tallis) ; Psalmes etc. (1587) ; Songs of sundrie natures etc. (1589); deux livres de Sacrae cantiones (1589, 1591) ; deux livres de Gradualia ac sacrœ cantiones (1607, 1610) : Fsalmes etc. (1611). Trois Messes du même auteur, égale-