‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 69 sur 542 · V. GOLACHON · texte numérisé non relu

V. GOLACHON

Calata, ancienne danse italienne, à l'allure tranquille et au rythme binaire.

Caldara, Antonio, compositeur fécond très, estimé de son temps, né à Venise, en 1670 ;| séjourna pendant plusieurs années à Bologn et à Mantoue, fut nommé en 1714 compositeui de la chambre de l'empereur à Vienne, puis lf 1er janv. 1816 second maître de chapelle (le pre mier maître de chapelle était J.-J. Fux) et mou rut à Vienne le 28 déc. 1736 à l'âge de 66 ans G. n'écrivit pas moins de 66 opéras et sérénades 29 oratorios (presque tous à Vienne) et un» quantité de musique d'église et de musique d chambre.

Calegari, 1. Francesgo-Antonio (Callegari moine de l'ordre de St-François, né à Venistj vers 1702 maître de chapelle du grand couver des Minorités à Venise, puis de 1703 à 1724 maîtr de chapelle à Padoue, où G. Binaldi et, en 172(. Vallotti prirent sa succession. A part un certaii nombre d'oeuvres de musique d'église, C. écrit : Ampia dimostrazione degli armonial musicali tuoni. Vallotti et Sabbatini ont conn le manuscrit et y ont largement puisé. — 2. A: tonio, né à Padoue le 18 oct. 1758, m. dans même ville le 22 juil. 1828; fit représenta quatre opéras, de 1779 à 1789, à Modène et Venise, et. passa les premières années de notl siècle à Paris, où il publia une édition françai de sa théorie de la composition à l'usage d| dilettantes (le célèbre jeu de combinaison L'art de composer, etc. 1802, 2e éd. 1803 ; pa en 1801 déjà en Italie sous le titre de Gio pittagorico). Il retourna ensuite à Padoue, et y devint organiste titulaire et maître de clj pelle de San Antonio. C. a écrit six psaun: dans le style de B. Marcello (mais sans s génie), comme suite à YEstro poetico de ce d nier. Melch. Barbi a publié après la mort de son ouvrage intitulé : Sistema armonico, l'a accompagné d'annotations personnel (1829) ; sa méthode de chant (Modi generali canto), d'après Pacchiarotti, également pj thume, parut en 1836.

Caletti-Bruni, v. Gavalli.

Callcott, John-Wall, né à Kensington 20 nov. 1766, m. à Bristol le 23 mai 1821 ; organiste de diverses églises à Londres, bac lier et Dr mus. de l'Université d'Oxford ( partir de 1805 lecteur de musique à la Rc Institution, où il succéda à Grotch. G. a é surtout un grand nombre de glees, de catc i

CALLINET

CAMPAGNOLI

d'anthems, d'odes, etc. Son beau-fils Horsley en publia un recueil en 1824. C. avait eu l'intention d'écrire un dictionnaire de musique et s'était procuré le manuscrit laissé par Boyce, il avait lui-même amassé de nombreux matériaux, mais l'ouvrage n'en arriva qu'au prospectus, paru en 1797. L'unique œuvre théorique de C. est une Musical grammar (1806). Un fils de G., William-Hutghins C, né en 1807, m. à Londres le 4 août 1882, est l'auteur d'un certain nombre d'œuvres vocales (mélodies, anthems, etc.) Callinet, v. Doublaine & Cie.

Calmato (ital.,), calmé.

Calsabigi, Raniero da, célèbre poète, auteur des libretti de Gluck, né à Livourne en 1715, était destiné à la carrière commerciale ; il vécut un certain temps à Paris, se rendit en 1761 à Vienne qu'il dut quitter à la suite d'un scandale théâtral et rentra en Italie. G. mourut à Naples en 1795. C'est à lui que Gluck attribuait la plus large part dans la réforme de l'opéra. Gf. Heinr. jWelti, Gluck und Calsabigi (« Vierteljahres- Ischrift fur Musikwissenschaft », 1891).

Calvisius, Sethus, de son vrai nom Seth Kallwitz, fils d'un journalier de Gorscheleben Thuringe), né le 21 févr. 1556, m. à Leipzig le M nov. 1615; amassa, comme chanteur des ues à Magdebourg, la somme qui lui était nécessaire 'pour suivre les cours du gymnase et lonna plus tard des leçons particulières pour mouvoir fréquenter les Universités de Helmstedt 1579) et de Leipzig (1580). G. fut nommé en 1581 lirecteur de musique de l'église St-Paul à Leip- :ig, en 1582 cantor à Schulpforta et en 1594 cantor le l'école St-Thomas et directeur de la musique les églises principales de Leipzig. Il conserva :e poste d'honneur jusqu'à sa mort. G. possélait une culture théorique considérable et ses •uvrages nous donnent aujourd'hui les renseignements les plus importants sur l'état de la [liéorie musicale à cette époque. Ce sont : Meloboeia seu melodiœ condendœ ratio (1582); \Jompendium musicœ practicœ pro incipien- \ibus (1594, 3e éd. sous le titre Musicœ artis irœcepta nova et facillima, 1612),- Exercitaones musicae duce (1600) ; Exercitatio musiae tertia (1611). cf. Bobisations. Un certain ombre de ses compositions nous ont été conervées: Auserlesene teutsche Lieder (1603); Mciniorum libri duo (1612) ; Der 150. Psalm, douze voix; un recueil, Harmoniae cantionum cclesiasticarum a. M. Luthero et aliisviris Us Germaniœ compositarum (1596), et l'harlonisation à quatre parties des mélodies des saumes de Gornélius Becker (1602, 1616, 1618, 321). Les manuscrits' de plusieurs motets, ymnes, etc., se trouvent encore à la bibliolèque de St-Thomas.

Galvœr, Kaspar, savant théologien, né à ildesheim en 1650, m. à Glausthal, où il était inntendant général, en 1725 ; auteur d'un ourage De musica ac singillatim de ecclesiastica >que spectantibus or gants (1702) et d'une préce à la Temperatura practica{llll) de Sinn. Gambert, Robert, né à Paris vers 1628, m. à ondres en 1677 ; élève de Ghambonnières, fut

pendant quelque temps organiste de l'église St-Honoré puis devint en 1666 intendant de la musique de la reine mère, Anne d'Autriche. G. est le véritable créateur de l'opéra français. Les représentations d'opéras italiens que Mazarin avait fait organiser en 1647, donnèrent à Perrin l'idée d'écrire le livret d'une scène lyrique qu'il intitula La- Pastorale et que G. mit en musique (1559); l'exécution au château d'Issy eut du succès et Louis XIV s'intéressa vivement à la nouvelle entreprise. La première œuvre de G. fut bientôt suivie d'Ariane, ou le mariage de Bacchus (1661) puis à! Adonis (1662) qui ne fut jamais exécutée et dont le manuscrit a tout entier disparu. En 1669, Perrin reçut une patente pour l'organisation de représentations lyriques permanentes et donna à son entreprise le titreid' Académie royale de musique; il s'associa avec G. et monta en 1671, le premier opéra véritable, Pomone. Un autre opéra, intitulé Les peines et les plaisirs de V amour, ne put être représenté, car Lully était parvenu en 1672 déjà à faire retirer la patente de Perrin et G. pour l'exploiter à son profit. Aigri et découragé, G. quitta Paris, se rendit à Londres où il mourut, après avoir été chef de musique militaire puis maître de chapelle de Charles IL Quelques fragments de « Pomone » ont été imprimés par Ballard ; une nouvelle édition de l'ouvrage entier ainsi que des « Peines et des plaisirs de l'amour » a paru dans les Chef s-d 'œuvre classiques de l'opéra français, chez Breitkopf et Ha?rtel.

Cambiata (ital.), note d'appogiature, note de change (v. ces mots).

Cambini, Giovanni-Giuseppe, né à Livourne le 13 févr. 1746, m. à Paris en 1825 ; élève du P. Martini, arriva à Paris en 1770 après une jeunesse semée d'aventures. Il remporta quelques succès comme compositeur de ballets et remplit les fonctions de chef d'orchestre dans divers théâtres, mais tomba dans la misère la plus noire et mourut à l'hospice de Bicêtre. G. avait une facilité de travail extraordinaire ; il écrivit en quelques années 60 symphonies, plusieurs oratorios, 144 quatuors pour instr. à archet, etc. Il collabora de 1810 à 1811 au journal de musique de Géraudé, Tablettes de Polymnie.

Caméra (ital.), chambre. Gf. Musique de

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