‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 68 sur 542 · BYZANTINE — CABO · texte numérisé non relu

BYZANTINE — CABO

ment imprimées, ont été retrouvées en exemplaires uniques ; l'une d'elles, réimprimée en 1841 par les soins de la « Musical Antiquarian Society », est précédée, dans cette nouvelle édition, d'une biographie de B. par E.-F. Rimbault. En outre, quelques anthologies anglaises du xvie s. renferment des compositions de B. Le Virginal-Book de la reine Elisabeth (au « Fitz- William-Muséum » de Cambridge) contient 70 pièces et celui de lady Nevill 26 pièces du même auteur, pour piano et pour orgue.

Byzantine, Musique b., c.-à-d. musique de l'église catholique-grecque. La musique b. s'étant développée sur les bases de la musique de la Grèce antique, son histoire, ses évolutions offrent un intérêt tout particulier aux amateurs et aux connaisseurs de la musique grecque. Mais d'autre part aussi, l'influence réciproque des musiques d'église orientale et occidentale a une importance toute spéciale, (cf. Tons d'église). Il est étonnant que les historiens et les musicographes ne se soient occupés que tout récemment de la musique b. ; l'accès de la littérature du sujet est naturellement peu commode et la notation néo-grecque, très singulière et difficile à déchiffrer, n'est point faite pour faciliter les recherches. Cette notation dont l'origine est peut-être commune à celle en neumes (v. ce mot) se développa d'une manière tout à fait indépendante; elle a des signes spéciaux

pour chaque intervalle ascendant ou descendant, pour la durée des sons, pour les ornements, enfin pour indiquer la hauteur absolue! d'un son et pour les changements chromatiques. Elle est, en son extraordinaire complicaj tion, bien éloignée de notre notation occidental* avec son mécanisme à la fois simple à corn prendre et facile à manier. Les ouvrages prinl cipaux traitant de la musique b. sont les suil vants:Chrysanthos. Eitrocyojy^ ûç to B-iojpyirixol y.oà trçxKTtxov rvç tx.KhWioc<TTtx.îîç y.ovcrtx.viç (Pî ris, 1821); Philoxenos, Aî'Çixov ï-jjç £ÀX>jwjeii Ix.yXwixg-ti.y.vii; w.ov<rtx,îjç (Constantinople, 186 jusqu'à et y compris la lettre M seulement) Kiesewetter, Die Musik der neueren Griechet (1838); J. Pitra, Hymnographie de V église gre\ que (Rome, 1867); W. Christ, Beitrdge zw kirchlichen Litteratur der Byzaniiner (1870J et Ueber die Harmonik des Manuel Brye nios (Munich, 1870) ; W. Christ et M. Paraniks Anthologia grceca carminum christianorui (1871); Joh. Tzetzes, Ueber die altgrieschisc,\ Musik in der grieschischen Kirche (Munie 1874); H. Riemann, Die Motçrvoiui der byzanl nischen liturgischen Notation (Munich, 188'f Heinr. Reimann, Zur Geschichte und Theot der byzantinischen Musik (Leipzig, 1889). J. Damasgène, Bryennius, Lampadarius, Ci

SANTHOS.

\ î'rt

C est le nom du troisième son de l'échelle fondamentale des Allemands et des Anglais ; il correspond au do actuel des Italiens, des Espagnols, etc., et à Yut ou do des Français. Le C est un des sons qui, depuis l'invention des lignes de la portée (xe s.), servirent de clefs pour la signification de ces lignes. On choisit comme clef la note supérieure de chacun des demi-tons (semitonium) de l'échelle tonale, autrement dit fa (f) et ut (c), afin d'attirer toujours l'attention du chanteur sur la différence entre le ton entier et le demi-ton. Cette démarcation était encore accentuée par la coloration des lignes respectives de fa et d'ut en rouge et en jaune. Du xie au xme s., la signification des clefs de fa et d'ut ne se bornait pas au fa? et à Yut3 seulement, mais s'étendait parfois aussi au fa3 et à Yut'2; la couleur n'était alors plus placée sur la ligne, niais dans un interligne. La forme actuelle de la clef d'ut : .> s'est développée graduellcni.'iit d'un véritable C :

' f fr 6 M K E B

La lettre C placée en tête des parties sépail d'anciennes œuvres vocales, signifie Can (discantus), c.-à-d. soprano; Cl, C2= preil soprano, second soprano. — A propos de (j faut, C faut, ce soif a, v. Solmisation.

fcî Spî ou encore dans les impressions

ciennes si, sont des indications de me (v. ce mot); le C est en réalité, dans ce cafj demi-cercle (C).

C, employé comme abréviation, signifie con, avec ; c. à. = col basso, avec la bassj #va = coWottava, avec l'octave ; — 2. ca\ (c. /. = cantus firmus) ; — 8. capo (d. c..-=| capo, depuis le commencement).

Cabaletta, ou mieux Cavatinelta (ital.), fie « petit air ».

Gaballero, Manuel-Fernandez, né à Ml le 14 mars 1885, élève de Fuertes et d'Ef au Conservatoire de Madrid; l'un des coir teurs de zarzuelas (opérettes) les plus céll de l'Espagne. Il a composé aussi de la mu| d'église.

Cabo, Francisco-Javier, né à Nagueral Valence, en 1768, m. en 1882; fut nomr

GACCIA — CAFFARELLI

810 chantre, en 1816 organiste et en 1830 maî-

e de chapelle de la cathédrale de Naguera. G.

t l'un des plus remarquables compositeurs îodernes de musique d'église, en Espagne ; il

écrit des Messes, des vêpres, etc.

Caccia, chasse ; d'où corno di c, oboe di c, v.

OR, HAUTBOIS, etc.

Caccini, Giulio, né à Rome (d'où son nom de iulio Romano) vers 1550, élève de Scipione lia Palla pour le chant et pour le luth, se renit à Florence vers 1565 et y mourut en 1615 iviron. C. est l'un des fondateurs du nouveau yle musical, du style de notre époque dont ssence même est la mélodie accompagnée; s Nuove musiche (1602) donnèrent à- ce style première dénomination spéciale. Les académies qui siégeaient dans les palais Rardi et iorsi (v. ces noms) avaient bien découvert le Duveau style par la voie du raisonnement ; il agissait dès lors d'assurer au texte, écrasé les nombreuses complications harmonies, la place importante à laquelle il a droit de rehausser son expression pathétique par îe simple déclamation musicale. C'est ainsi ^e naquit le récitatif qui, par l'accentuation l'amplification de l'expression musicale dent air à son tour ; ces deux formes servirent base à tout un genre qui venait de se créer : péra. Viadana (v. ce nom) fut l'introducteur i nouveau style dans la musique d'église. Les emières oeuvres de G. consistaient en madri- .ux de peu de valeur, dans l'ancien style pophonique ; ce furent seulement ses relations ec Galilée et Péri, chez Rardi et Gorsi, qui firent l'initiateur de nouvelles tendances ; il rvint alors rapidement à une très grande cé- )rité. Sa première œuvre de la nouvelle péde fut : II combattimento d'Apolline col série (1590), d'après un poème de Rardi ; puis rent : Dafne, poème de Rinuccini (1594, en laboration avec Péri); Euridice (tragedia musica, 1600) d'après un poème de Rinuci également et que Rob. Eitner publia (1881) ec la basse chiffrée entièrement réalisée ; Il pimento di Cafalo (1597, imprimée en 1600) ; nuove musiche (madrigaux pour une voix c basse, 1602) ; Nove arie (1608) et Fuggiio musicale (madrigaux, sonnets, etc., 1614). achoucha, danse espagnole analogue au ero (v. ce mot).

]adaux, Justin, né à Alby (Tarn) le 13 avr. 3, m. à Paris le 8 nov. 1874 • compositeur péras-comiques, élève du Conservatoire de is d'où il fut renvoyé pour manque d'exacde. Il vécut de longues années à Rordeaux, s à Paris et pendant quelque temps aussi à dres.

iadeac, Pierre, contrapuntiste français du e s., maître des enfants de chœur à Auch. Messes et des motets de cet auteur ont été liés séparément de 1555 à 1558 par des imeurs parisiens (Le Roy et Rallard) ; quel- 8 autres œuvres sont éparses dans des anlogies de l'époque.

adence, (ital. Cadenza ; ail. Kadenz), du lacadere, tomber, — 1. nom que l'on donne à

une succession d'harmonies qui produit l'impression d'un repos ou d'une terminaison. On peut diviser les c. en deux grandes catégories : G. parfaites, celles qui ont un caractère de conclusion absolue, définitive ; G. imparfaites, celles qui ont un caractère de repos seulement, simples interrogations ou suspensions. Les principaux types de c. adoptés par les théoriciens sont les suivants : C. parfaite (dominantetonique), C. plagale (sous-dominante-tonique ; on la considère souvent comme c. imparfaite, pour laisser à la formule tonique— sous-dominante— dominante— tonique seule la dénomination de parfaite), C.àla dominante (tonique-dominante), C. interrompue (ou demi-cadence, ou c. imparfaite, dans laquelle la basse de l'accord servant de résolution est une note autre que la tonique), C. rompue (dans laquelle l'accord de dominante est suivi d'un degré quelconque, sauf la tonique). Pour plus de détails, v. le mot Conclusion. — 2. On appelle aussi c, ou point d'orgue (en ail. aufgehaltene Kadenz), dans les concertos avec orchestre, les sonates, etc., un arrêt au milieu de la c. elle-même presque toujours sur un accord de quarte-sixte de la tonique, suivi d'un passage brillant plus ou moins long, dans lequel le virtuose trouve généralement accumulées les plus grandes difficultés. Autrefois, jusque vers la fin du siècle dernier, l'exécutant improvisait librement le fragment en question sur les thèmes principaux de l'œuvre qu'il jouait. Reethoven préféra indiquer exactement au virtuose ce qu'il devait jouer et écrivit pour ses premiers concertos des « cadences » (c'est ainsi que l'on nomma dès lors le fragment tout entier) spéciales; il introduisit même la c, dans son concerto en mi bémol majeur, comme partie organique de l'œuvre. Les pianistes n'en préfèrent pas moins, de nos jours encore, toutes les fois que la chose est possible, intercaler leurs propres cadences (assurément plus improvisées) dans les concertos de maîtres; Moscheles, Reinecke, Saint-Saëns, etc., ont publié de semblables cadences. Dans le concerto de Schumann et dans d'autres compositions modernes, la c. fait partie intégrante de l'œuvre.

Gafaro, Pasquale, compositeur italien estimé, né à San Pietro in Galantina, près Lecce (Naples), le 8 févr. 1706, élève de Leonardo Léo au Conservatoire « délia Pietà », à Naples, où il mourut le 23 oct. 1787. Il a écrit des oratorios, des cantates et d'autres œuvres de musique d'église, ainsi que des opéras ; parmi ses œuvres, il faut citer surtout un Stabat mater (canon à deux voix, avec accompagnement d'orgue). Cf. Caffarelli.

Caffarelli, de son vrai nom Gaetano Majorano, surnommé G., célèbre castrat, né à Rari le 16 avr. 1703, m. à S. Dorato près Naples le 30 nov. 1783 ; il fut découvert et formé par Gafaro (v. ce nom), en l'honneur duquel il prit le nom de G. Plus tard, Cafaro l'envoya chez Porpora qui le garda pendant cinq ans et en fit un chanteur de premier ordre. Après s'être créé en Italie une grande réputation, il se rendit à Lon-

CAFFI — CALLGOTT

dres en 1737, mais n'eut pas le succès qu'il avait espéré ; il n'en fêta pas moins à son retour, en Italie, à Vienne et à Paris de véritables triomphes. C. était avide de richesses, il amassa une grosse fortune avec laquelle il acheta le duché de S. Dorato et porta dès lors le titre de duc ; le splendide palais qu'il fit construire à son usage portait l'inscription suivante : Amphion Thebas, ego domum. C. excellait dans le genre pathétique, mais il possédait aussi à fond la technique de son art; toules les fioritures lui étaient familières et plus particulièrement les passages chromatiques qu'il doit avoir le premier cultivés.

Caffi, Francesco, musicographe italien, né à Venise en 1786, m. dans la même ville en 1874: fut conseiller à la cour d'appel de Milan jusqu'en 1827, vécut ensuite à Venise où il s'était retiré pour se vouer à des études d'histoire musicale. Son œuvre principale, d'une grande importance, a pour titre : Storia délia musica sacra nella già cappella ducale di San Marco in Yenezia dal 1318 al 1797 (1854-1855; 2 vol.). On lui doit aussi des monographies sur Zarlino (1836), Bonaventura Furnaletto (1820), Lotti, Benedetto Marcello (dans les Veneziani inscrizionide Gicognia) et Giammateo Asola(1862). Une « histoire du théâtre » est restée inachevée.

Caffiaux, dom Philippe-Joseph, bénédictin de la congrégation de St-Maur, né à Valenciennes en 1712, m. dans l'abbaye de St-Germain-des- Prés, à Paris, le 26 déc. 1777 ; auteur d'une histoire de la musique assez volumineuse, dont la publication fut annoncée en 1756, mais ne se fit pas. Fétis en a découvert le manuscrit à la Bibliothèque nationale, à Paris ; il ne ménage point les éloges à l'œuvre de G.

Cagniard de la Tour, Charles, baron de, né à Paris le 31 mai 1777, m. dans la même ville le 5 juil. 1859 ; physicien et mécanicien de mérite, membre de l'Académie, etc., lit d'ingénieux perfectionnements à la sirène (v. ce mot) qu'il transforma en compteur exact de vibrations.

Cagnoni, Antonio, compositeur d'opéras favoris en Italie, né à Godiasco (Voghera) le 8 févr. 1828 ; élève du Conservatoire de Milan et depuis 1888 chef d'orchestre à Bergame. Son Don Bucefalo, écrit en 1847 alors qu'il était encore au conservatoire, fit partie du répertoire de toutes les scènes italiennes. Tl a écrit jusqu'à ce jour une \ingtaine d'opéras.

Cahen, Ernest, né à Paris le 18 août 1828, élève du Conservatoire, pianiste et professeur à Paris, auteur de quelques opérettes, etc.

Caillot, Joseph, acteur et chanteur français (baryton haut) des plus distingués, né à Paris en 1732, m. dans la même ville le 30 sept. 1816; il lit partie du personnel de la Comédie italienne, à Paris.

Caimo, Josepfo, compositeur de madrigaux de la seconde moitié du xvr3 s., publia de 1568 à 1585 : quatre livres de madrigaux à cinq voix, un livre de madrigaux de cinq à huit voix, et deui livres de canzonette à quatre voix.

Caisse roulante, sorte de tambour de dimen-

sions moyennes, entre la grosse caisse et le tambour militaire (caisse claire) ; v. tambour.

Calamus (lat.), ou aussi Calamellus, signifie, par une sorte de métonymie, flûte (de roseau). C'est de c. qu'est dérivé en français « chalumeau», en allemand « Schalmei ».

Calando, en se relâchant, en diminuant à la fois la sonorité et la rapidité. Autrement dit, l'expression c. réunit en un seul et même terme le diminuendo et le ritardando.

Galandrone, instr. de la famille des flûtes, dont se servent les paysans, en Italie.

Calascione, instr. de l'Italie méridionale;

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