‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 94 sur 542 · CONVERSE · texte numérisé non relu

CONVERSE

COQUAHD

d'une partie sur les temps faibles de la mesure, sans qu'il soit nécessaire que la note se prolonge sur le temps fort (v. syncope). Ex :

EElEEl

Le c. est d'autant plus appréciable que les temps forts se trouvent davantage accentués dans une ou plusieurs autres parties. Ne pas confondre c. avec liaison ou syncope.

Converse, Charles-Crozat, compositeur américain, né dans le Massachusetts en 1832 ; ancien élève du Conservatoire de Leipzig, est aujourd'hui avocat à Erie (Pensylvanie).

Cooke. 1. Benjamin, né à Londres en 1734, m. le 14 sept. 1793; succéda en 1752 à Pepusch comme directeur de Y Academy of ancient music, puis fut nommé successivement, après que Gates se fut retiré, chef des chœurs (1757), « lay vicar » (1758) et organiste (1762) de l'abbaye de Westminster. En 1789, il céda à Arnold la direction de l'Académie. Il fut promu Dr mus. de l'Université de Cambridge (1775) puis de celle d'Oxford (1782). C. est connu en Angleterre surtout comme compositeur de glees, de canons et de catches pour lesquels le Catch-Club lui accorda plusieurs fois des récompenses. Il a écrit de plus des anthems, d'autres œuvres de musique d'église, des odes pour 'Academy of ancient music et de la musique instrumentale ; il jouissait du reste aussi comme théoricien d'une certaine notoriété.— 2. Thomas- Simpson (Tom C), né à Dublin en 1782, mort à Londres le 26 févr. 1848; fut d'abord chef d'orchestre de théâtre à Dublin, puis pendant nombre d'années chanteur scénique (ténor) au «DruryLane» à Londres. Il se fit ensuite de nouveau chef d'orchestre («DruryLane» et «Coventgarden»), fut chef suppléant à la Société philharmonique et, à partir de 1846, directeur des Concerts of ancient music. De même que le 3récédent, C. a vu couronner fréquemment <<es glees, catches, etc., mais il fut surtout un fécond compositeur d'opéras (pour le « Drury- Lane») et un maître de chant des plus estimés; il a publié une méthode de chant.

Cooper, George, né à Londres le 7 juil. 1820, m. le 2 oct. 1876; occupa dès sa jeunesse divers postes d'organiste, à Londres, devint ensuite maître de chant et organiste de l'hôpital du Christ, puis fut nommé en 1856 organiste de

'hapel royal. C. a le mérite de s'être occupé vec un zèle tout spécial des œuvres pour )rgue de Bach; il a publié un certain nombre le morceaux instructifs pour son instrument.

f. Coperario.

Coperario, (de son vrai nom Cooper), John, uthiste anglais et compositeur pour le luth,

aître de musique de Jacob Ier; Henry et

illiam Lawes furent aussi ses élèves. Quel-

ues œuvres de circonstance (odes funèbres et nascarades) ont paru de 1606 à 1614. Il mourut

Coppola, Pier-Antonio, né à Castrogiovanni

(Sicile) le 11 dôc. 1793, m. à Catane le 13 nov. 1877; compositeur d'opéras, musicien de talent, qui eut le malheur d'être le contemporain de Rossini. Après des tentatives nombreuses, mais dont le succès n'avait jamais été que très médiocre, il réussit à conquérir les suffrages du public avec son opéra Nina pazza per amore (1835), qui fut exécuté un grand nombre de fois non seulement sur toutes les scènes italiennes, mais à Vienne, Berlin, Madrid, Lisbonne et Mexico. Cette même œuvre, complètement défigurée, fut représentée à Paris en 1839, sous le titre d'Eva. Vers la même époque, C. accepta un engagement de chef d'orchestre à l'Opéra royal de Lisbonne ; mais il passa plus tard de nouveau quelques années en Italie, pour y faire exécuter de nouvelles œuvres. Les œuvres de C. qui eurent le plus de succès après Nina, sont : Enrichetta di Baienfeld (Vienne, 1836) et Gli lllinesi (Turin).

Gopula, (lat.), dans l'orgue, syn. d'accouplement (v. pédale d'accouplement, registre d'accouplement, tirasse), ou encore nom de certains jeux de flûtes : 1° principal 8', probablement parce que ce jeu s'accouple fort bien à chacun des autres jeux, 2° flûte creuse 8' (Kojipelflote) qui doit absolument être accouplé à un autre jeu.

Coquard, Arthur, compositeur français, né à Paris le 26 mai 1846, d'une famille originaire de Bourgogne; commença en 1865, en même temps que ses études de droit, à travailler l'harmonie avec César Franck dont il avait fait la connaissance trois années auparavant. Toutefois, en 1866, C. dut renoncer à l'art et, pendant près de cinq ans, laissa de côté toute préoccupation musicale; il fut promu Dr jur. en 1870, et accepta les fonctions de secrétaire d'un membre du Sénat. L'année suivante, il se remit à la composition, encouragé par C.Franck avec lequel il lit toutes ses études musicales. Il débuta en 1876, avec le Chant des Epées, ballade pour baryton et orchestre, mais ne donna plus rien jusqu'en 1881. Les principales œuvres qui se succédèrent dès lors sont : des scènes lyriques ou dramatiques pour chant et orchestre: Cassandre, Hêro et Léandre (1881), Andromaque, Christophe Colomb; des œuvres symphoniques : Ossian, etc. ; des chœurs : Esther (tragédie de Racine), Agàmemnon (sur le poème d'H. de Bornier), Helvetia (tragédie de G. Longhaye) ; une trilogie sacrée : Jeanne d'Arc. Au théâtre, il a donné L'êpêe du Roi (2 actes, Angers, 1884), Le Mari d'un Jour (3 actes, Opéra-Comique, 1886), La Jacquerie (4 actes, opéra commencé par Ed. Lalo qui n'écrivit que le premier acte et en orchestra quelques pages seulement ; Monte-Carlo, 1895), Jahel, (drame lyrique en 4 actes, inédit). De plus, C. est critique musical au journal Le Monde où il a publié, entre autres, une ex-

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