‹ Dictionnaire de musique de Hugo RiemannChapitre 96 sur 542 · C. en stj? ut ré mi\? mi fa sol la\? la sity ut · texte numérisé non relu

C. en stj? ut ré mi\? mi fa sol la\? la sity ut

grave

aigu

Effet réel;

5îëE^?E=z^

L'échelle des sons naturels, dits sons ouverts, du c. présente des vides d'autant plus grands qu'on se rapproche davantage de sa partie la plus grave, mais ces vides peuvent être en partie comblés par l'emploi des sons bouchés. Chaque son naturel peut en effet être abaissé d'un demi-ton ou à la rigueur d'un ton entier, par la simple intromission de la main dans le pavillon. Les sons bouchés du c. ont une sonorité étouffée dont les compositeurs se servent pour exprimer l'inquiétude, l'angoisse, la terreur ou quelqu'autre sentiment analogue. Quant aux! sons abaissés d'un ton entier (en quelque sorte « doublement bouchés »), ils sont âpres, durs et d'une intonation peu sûre, tels siy2, ré3, fa? et surtout toj?3. Il faut renoncera l'emploi des sons la? et ré)?3, qui devraient être triplement bou* chés. L'introduction du mécanisme à pistons a écarté la nécessité de l'emploi des sons bouchés, sans enlever toutefois la possibilité de s'en servir pour certains effets spéciaux; le compositeur peut donc en réclamer l'usage, voire même pour chaque son de l'échelle chromatique du c. On distingue dans l'orchestre un premier et un deuxième c, ou lorsqu'il y en a plus de deux, des groupes de deux c. chacun, dont l'un (le 1er et le 3me) est traité comme instrument aigu, l'autre (le 2me et le 4me) comme instrument grave. Le premier c. de chaque groupe dispose des sons les plus aigus, le second des sons les plus graves ; l'intonation en est facilitée par le diamètre (petit pour le premier, grand pour le second) de l'embouchure. Quelques virtuoses français se servent d'un modèle en quelque sorte intermédiaire, le cor mixte, dont le mé dium es) d'une intonation particulièrement fa cile, tandis que les sons extrêmes en sont tou jours peu sûrs. Le cor de chasse du xvie s. (te que le décrit S. Virdung) était un instrument primitif et de petites dimensions. Vers 1680 apparurent <m France les grandes trompes de chasse, dont le comte Sporck introduisit plus tard l'usage en Allemagne. Quant au c. de chasse actuel, c'est en général un cor simple

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