‹ Dictionnaire de musiqueChapitre 16 sur 72 · PL A · texte numérisé non relu

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tiques , et que la distinction n'est que dans le diapason du chant et dans le choix de la note sur laquelle on s'arrête, qui est toujours la tonique dans l'authentique , et le plus souvent la dominante dans le plagal.

L'étendue des voix et la division des parties a fait disparoître ces distinctions dans la musique , et on ne les connoit plus que clans le plain-chant. On y compte quatre tonsplagaiix ou collatéraux; savoir, le second, le quatrième , le sixième , et le huitième ; tous ceux dont le nombre est pair. (Voyez Tons de l'église.)

Plaik-chakt, s. m. C'est le nom qu'on donne, dans l'Église romaine, au chant ecclésiastique. Ce chant , tel qu'il subsiste encore aujourd'hui, est un reste bien défiguré, mais bien précieux de l'ancienne musique grecque, laquelle après avoir passé par les mains des barbares , n'a pu perdre encore toutes ses premières beautés : il lui en reste assez pour être de beaucoup préférable, même dans l'état où il est actuellement, et pour l'usage auquel il est destiné , à ces musiques efféminées et théâtrales , ou maussades et plates , qu'on y substitue en quelques églises, sans gravité, sans goût, sans convenance , et sans respect pour le lieu qu'on ose ainsi profaner.

Le temps où les chrétiens commencèrent d'avoir des églises et d'y chanter des psaumes et d'autres hymnes , fut celui où la musique avoit déjà perdu presque toute son ancienne

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