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il fait valoir celle qui précède le double àç celle qui suit.
IV. Le point de division se met avant une semi-brève suivie d'une brève dans le temps parfait : il ôte un temps à cette brève, et fait qu'elle ne vaut plus que deux rondes au lieu de trois.
V. Si une ronde entre deux points se trouve suivie de deux ou plusieurs brèves en temps imparfait, le second point transfère sa signification à la dernière de ces brèves, la rend parfaite , et la fait valoir trois temps : c'est le point de translation.
VI. Un point entre deux rondes , placées elles-mêmes entre deux brèves ou carrées dans le temps parfait, ôte un temps à chacune de ces deux brèves ; de sorte que chaque brève ne vaut plus que deux rondes au lieu de trois : c'est le point d'altération.
Ce vaèxne point , devant une ronde suivie de deux autres rondes entre deux brèves ou carrées , double la valeur de la dernière de ces rondes.
Comme ces anciennes divisions du temps en parfait et imparfait ne sont plus d'usage dans la musique, toutes ces significations du po/«f ,qui, à dire vrai, sont fort embrouillées , se sont abolies depiiis long-temps.
— " Aujourd'hui le point , pris comme valeur de note, vaut toujours la moitié de celle qui le précède : ainsi, après la ronde, le point y nul
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une blanche, après la blanche une noire, après la noire une croche, etc. Mais celte manièFe de fixer la valeur du point n'est sûrement pas la meilleure qu'on eût pu imaginer, et cause souvent bien des embarras inutiles. ""^
PùINT-d'OrGUE ou PoiNT-DE-REPOS CSt
une autre espèce de point dont j'ai parlé au mot couronne : c'est relativement à cette espèce de point qu'on appelle généralement pointd'orgue ces sortes de chants , mesurés ou non mesurés, écrits ou non écrits , et toutes ces successions harmoniques qu'on fait passer sur une seule note de basse toujours prolongée. (Voyez Cadenza.)
Quand ce même point surmonté d'une couronne s'écrit sur la dernière note d'un air ou d'un morceau de musique , il s'appelle alors point Jinal.
Enfin il y a encore une autre espèce de points y apipelés points détaches , lesquels se placent immédiatement au-dessus ou au-dessous de la tête des notes; on en met presque toujours plusieurs de suite, et cela avertit que les notes ainsi ponctuées doivent être marquées par des coups de langue ou d'archet égaux, secs et détachés.
PoiMEH, V. a. C'est, au moyen du point , rendre alternativement longues et brèves des suites de notes naturellement égales, telles, par exemple, qu'une suite de croches : pour les pointer sur la note , on ajoute un point
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après la première, une double-croche sur 1» seconde, un point après la troisième, puis une double croche , et ainsi de suite ; de cette manière elles gardent de deux en deux la même valeur qu'elles avoient auparavant ; mais cette valeur se distribue inégalement entre les deux croches, de sorte que la première ou longue en a les trois quarts, et la seconde ou brève l'autre quart. Pour les pointer dans l'exécution , on les passe inégales selon ces mêmes proportions , quand même elles seroient notées égales.
Dans la musique italienne toutes les croches sont toujours égales , à moins qu'elles ne soient marquées pointées : mais , dans la musique Françoise , on ne fait les croches exactement égales que dans la mesure à quatre temps ; dans toutes les autres , on les pointe toujours un peu, à moins qu'il ne soit écrit croches égales.
PoLYcÉPHAJLE , adj . Sortc de nome pour les flûtes en l'honneur d'Apollon. Le nome /?o/^céphale fut inventé, selon les uns, par le second Olympe, Phrygien, descendant du fils de Marsyas, et, selon d'autres, par Cratès, disciple de ce même Olympe.
POLYMNASTIE OU PoLYMN ASTIQUE , adj.
Nome pour les flûtes, inventé , selon les uns , par une femme nommée Polymneste, et, selon d'autres, par Poljmnestus , fils de Mélès, Co» lophonieu.
l'OR lOi
PoNCïUER, V. a. C'est, en tei^me de composition, marquer les repos plus ou moins parfaits, et diviser tellement les phrases qu'on sente par la modulation et par les cadences leurs commencements, leurs chutes, et leurs liaisons plus ou moins grandes, comme on sent tout cela dans le discours à l'aide de la ponctuation.
PoRT-DE-voix, s. m. Agrément du chant, lequel se marque par une petite note, appelée en italien appoggiatiira , et se pratique en montant diatoniquement d'une note à celle qui la suit par un coup de gosier dont l'effet est marqué dans iapla/iche ^, figure i3.
PoRT-DE-voix JETÉ , sc fait , lorsquc , montant diatoniquement d'une note à sa tierce , on appuie la troisième note sur le son de la seconde, pour faire sentir seulement cette troisième note par un coup de gosier redoublé , tel qu'il est marqué /^/««c/ie B, figure i3.
Portée , s. f. La portée ou ligne de musique est composée de cinq lignes parallèles , sur lesquelles ou entre lesquelles les diverses positions des notes en marquent les intervalles ou degrés. La portée du phùn-chant n'a que quatre lignes : elle en a voit d'abord huit, selon Kircher, marquées chacune d'une lettre de la gamme, de sorte qu'il n'y avoit qu'un degré conjoint d'une ligne à l'autre. Lorsqu'on doubla les degrés en plaçant iijjssi des notes dans les intervalles, la portée
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de huit lignes, réduites à quatre, se trouva
de la même étendue qu'auparavant.
A ce nombre de cinq lignes dans la musique et de quatre dans le plain-chant , on en ajoute de postiches ou accidentelles , quand cela est nécessaire et que les notes passent en haut ou en bas l'étendue de la portée. Cette étendue , dans une portée de musique, est en tout d'onze notes formant dix degrés diatoniques, et, dans le plain-chant , de neuf notes formant huit degrés. (Voyez Clef, Notes, Lignes.)
Position , s./. Lieu de la portée où est placée une note pour fixer le degré d'élévation du son qu'elle représente.
Les notes n'ont , par rapport aux lignes , que deux différentes positions ; savoir , sur ime ligne ou dans un espace , et ces positions sont toujours alternatives lorsqu'on marche diatoniqueraent ; c'est ensuite le lieu qu'occupe la ligne même ou l'espace dans la portée et par rapport à la clef qui détermine la véritable position de la note dans un clavier général.
On appelle aussi /?oj-«Vib« , dans la mesure, le temps qui se marque en frappant, en baissant, ou posant la main , et qu'on nomme plus communément le frappé. ( Voyez Thésis. )
Enfin l'on appelle position , dans le jeu des instruments à manche , le lieu où la mahi se pose sur le manche , selon le ton dans lequel on veut jouer. Quand on a la main tout au haut du manche contre le sillet , en sorte