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que l'index pose à un ton de la corde-à-jour, c'est \a position naturelle; quand on démanche, on compte les positions par les degrés diatoniques dont la main s'éloigne du sillet.
Prélude , s, m. Morceau de symphonie qui sert d'introduction et de préparation à une pièce de musique : ainsi les ouvertures d'opéra sont des préludes ; comme aussi les ritournelles qui sont assez souvent au commencement des scènes ou monologues.
Prélude est encore un trait de chant qui passe par les principales cordes du ton , pour l'annoncer , pour vérifier si l'instrument est d'accord, etc. ( Voyez l'article suivant. )
Préluder , v. n. C'est en général chanter ou jouer quelque trait de fantaisie irrégulier et assez court , mais passant par les cordes essentielles du ton , soit pour l'étahlir , soit pour disposer sa voix ou bien poser sa main sur un instrument avant de commencer une pièce de musique.
Mais sur l'orgue et sur le clavecin l'art de préluder est plus considérable ; c'est composer et jouer impromptu des pièces chargées de tout ce que la composition a de plus savant en dessein , en fugue , en imitation , en modulation , et en harmonie : c'est surtout en préludant que les grands musiciens , exempts de cet extrême asservissement aux règles que l'œil des critiques leur impose sur le papier, font briller ces transitions savantes qui ra-
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vissent les auditeurs. C'est là qu'il ne sufiif pas d'être bon compositeur^ ni de bien posséder son clayier , ni d'avoir la main bonne et bien exercée; mais qu'il faut encore abonder de ce feu de génie et de cet esprit inventif qui font trouver et traiter sur-le-champ les sujets les plus favorables à l'harmonie et les plus flatteurs à l'oreille. C'est par ce grand art de préluder que brillent en France les excellents organistes, tels que sont maintenant les sieurs Calvière et Daquin, surpassés toutefois l'un et l'autre par M, le prince d'Ardore, ambassadeur de Naples, lequel, pour la vivacité de l'invention et la force de l'exécution , efface les plus illustres artistes, et fait à Paris l'admiration des connoisseurs.
Préparation , s. f. Acte de préparer la dissonance. ( Voyez Préparer. )
Préparer, v, a. Préparer la dissonance, c'est la traiter dans l'harmonie de manière qu'à la faveur de ce qui précède elle soit moins dui'e à l'oreille qu'elle ne seroit sans cette précaution : selon cette définition toute dissonance veut être préparée. Mais lorsque pour préparer une dissonance , on exige que , le son qui la forme ait fait consonnance auparavant , alors il n'y a fondamentalement qu'une seule dissonance qui se prépare, savoir la septième : encore cette préparation n'estelle point nécessaire dans l'accord sensible, parce qu'alors la dissonance étant caractéris-