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saint Augustin , qui dit que , ne pouvant trouver des paroles dignes de plaire à Dieu , l'on fait bien de lui adresser des chants confus de jubilation; « Car à qui convient une telle ju- » bilation sans paroles, si ce n'est à l'être inef- » fable? et comment célébrer cet être ineffa- » ble, lorsqu'on ne peut ni se taire, ni rien » trouver dans ses transports qui les exprime , » si ce n'est des sons inarticulés ? »
Neuvième, s. f. Octave de la seconde. Cet intervalle porte le nom de neuvième , parce qu'il faut former neuf sons consécutifs pour arriver diatoniquement d'un de ces deux termes à l'autre. La neuvième est majeure ou mineure, comme la seconde, dont elle estlaréplique.t(Voye7. Seconde.)
Il y a un accord par supposition qui s'appelle accord de neuvième , pour le distinguer de l'accord de seconde^ qui se prépare, s'accompagne, et se sauve différemment. L'accord de neuvième est formé par un son mis à la basse une tierce au-dessous de l'accord de septième ; ce qui fait que la septième elle-même fait neuvième sur ce nouveau son. La neuvième s'accompagne par conséquent de tierce, de quinte, et quelquefois de septième. La quatrième note du ton est généralement celle sur laquelle cet accord convient le mieux , mais on la peut placer partout , dans des entrelacements harmoniques. La basse doit toujours arriver en montant à la note qui porte neuvième ; la par-