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TON

mode , par sa règle du tempérament , règle déjà si souvent proposée et abandonnée avant lui ; selon cet auteur, toute l'harmonie en seroit plus parfaite. Il est certain cependant qu'on ne peut rien gagner en ceci d'un côté qu'on ne perde autant de l'autre ; et quand on supposeroit ( ce qui n'est pas ) que l'harmonie en général en seroit plus pure, cela dédommageroit-il de ce qu'on y perdroit du côté de l'expression ? (Voyez Tesipérameîît.) Ton du quart. C'est ainsi que les organistes et musiciens d'église ont appelé le plagal du mode mineur qui s'arrête et finit sur la dominante au lieu de tomber sur la tonique : ce nom de ton du quart lui vient de ce que telle est spécialement la modulation du quatrième to7i dans le plain-chant.

Tons de l'église. Ce sont des manières de moduler le plain-chant sur telle ou telle finale prise dans le nombre prescrit , en suivant certaines règles admises dans toutes les églises où l'on pratique le chant grégorien.

On compte huit tons réguliers , dont quatre autlientiques ou principaux, et quatre plaeaux ou collatéraux. On appelle tons authentiques ceux où la tonique occupe à peu près le plus bas degré du chant ; mais si le chant descend jusqu'à trois degrés plus bas que la tonique , alors le ton est plagal.

Les quatre tons authentiques oui leurs finales à un degré l'une de l'autre selon l'ordre

de ces quatre notes, rc mi fa sol : ainsi le premier de ces tons répondant au mode dorien des Grecs , le second répond au phrygien , le troisième à l'éolien ( et non pas au lydien , comme disent les symphoniastes), et le dernier au mixo -lydien. C'est saint Miroclet, évêque de Milan, ou, selon d'autres, saint Ambroise , qui, vers l'an Syo, choisit ces quatre tons pour en composer le chant de l'église de Milan; et c'est, à ce qu'on dit, le choix et l'approbation de ces deux évéques qui ont fait donner à ces quatre tons le nom d'authentiques.

Comme les sons employés dans ces quatre tons n'occcupoient pas tout le disdiapason ou les quinzes cordes de l'ancien système, saint Grégoire forma le projet de les employer tous par l'addition de quatre nouveaux tons , qu'on appelle plagaux, lesquels ayant les mêmes diapasons que les précédents , mais leur finale plus élevée d'une quarte , reviennent proprement à l'hyper-dorien , à l'hyer-phrygien , à l'hyper-éolien, et à l'hyper-mixo-lydieu ; d'autres attribueut à Gui d'Arezzo l'invention de ce dernier.

C'est de là que les quatre tons authentiques ont chacun un plagal pour collatéral ou suppk'ment ; de sorte qu'après le premier fo/; , qui est authentique, vient le second ton, qui est son plagal ; le troisième authentique, le quatrième plagal , et ainsi de suite : ce qui

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