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fait que les modes ou tons authentiques s'appellent aussi impairs , et les plagaux pairs , eu égard à leur place dans l'ordre des
tO/iS.
Le discernement des tons authentiques ou plagaux est indispensable à celui qui donne le ton du chœur; car si le chant est dans un ton plagal , il doit prendre la finale à peu près dans le médium de la voix ; et si le ton est authentique , il doit la prendre dans le bas; faute de cette observation , on expose les voix à se forcer ou à n'être pas entendues.
Il y a encore des tons qu'on appelle mijctes ; c'est-à-dire mêlés de l'authente et du plagal , ou qui sont en partie principaux et en partie collatéraux ; on les appelle aussi tons ou modes communs : en ces cas , le nom numéral de la dénomination du ton se prend de celui des deux qui domine ou qui se fait sentir le plus, surtout à la fin de la pièce.
Quelquefois on fait dans un ton des transpositions à la quinte; ainsi ,au lieu de re dans le premier ton, l'on aura la pour finale, ^ipour mi, ut pour /a, et ainsi de suite : mais si l'ordre et la modulation ne changent pas, le ton ne change pas non plus, quoique, pour la commodité des voix , la finale soit transposée. Ce sont des observations à faire pour le chantre ou l'organiste qui donne l'intonation.
Pour approprier , autant qu'il est posssibîe, l'étendue de tous ces tons à celle d'une seule