VAU
J'ai dit au mot Note quelques-unes des raisons qu'il allègue.
Yariatioks. On entend sous ce nom toutes les manières de broder et doubler un air, soit par des diminutions , soit par des passages ou autres agréments qui ornent et figurent cet air. A quelque degré qu'on multiplie et charge les variations , il faut toujours qu'à travers ces broderies on reconnoisse le fond de l'air, que l'on appelle le simple, et il faut en même temps que le caractère de chaque variation soit marqué par des différences qui soutiennent l'attention et préviennent l'ennui.
Les symphonistes font souvent des variations impromptu ou supposées telles ; mais plus souvent on les note. Les divers couplets des Folies d'Espagne sont autant de variations notées ; on en trouve souvent aussi dans les chaconnes françoises, et dans de petits airs italiens pour le violon ou le violoncelle. Tout Paris est allé admirer, au concert spirituel , les variations des sieurs Guignon et Mondonville, et plus récemment des sieurs Guignon et Gaviniés , sur des airs du Pont-Neuf, qui n'avoient d'autre mérite que d'être ainsi variés par les plus habiles violons de France.
Vaudeville. Sorte de chanson à couplets, qui roule ordinairement sur des sujets badins ou satiriques. On fait remonter l'origine de ce petit poème jusqu'au règne de Charleraagne ; mais , selon la pkïs commune opinion , il fut
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inventé par un certain Basseiin , foulon de Vire en Normandie ; et comme , pour danser sur ces chants , on s'assembloit dans le Valde-\ire, ils furent appelés, dit-on, Vaux-de- Vire ; puis , par corruption , vaudevilles.
L'air des vaudevilles est commtmément peu musical : comme on n'y fait attention qu'aux paroles, l'air ne sert qu'à rendre la récitation un peu plus appuyée ; du reste on n'y sent , pour l'ordinaire , ni goût , ni chant , ni mesure. Le vaudeville appartient exclusivement aux François , et ils en ont de très-piquants et de très-plaisants,
Veîîtbe. Point du milieu de la vibration d'une corde sonore, où, par cette vibration, elle s'écarte le plus de la ligne du repos. ( Voyez Noeud. )
Vibration , s.f. Le corps sonore en action sort de son état de repos par des ébranlements légers, mais sensibles , fréquents et successifs, dont chacun s'appelle une vibration : ces vibrations, communiquées à l'air, portent à l'oreille, par ce véhicule , la sensation du son, et ce son est grave ou aigu selon que les vibrations sont plus ou moins fréquentes dans le même temps. (Voyez Son.)
V1C4.RIER , f. n. Mot familier par lequel les musiciens d'église expriment ce que font ceux d'entre eux qui courent de ville en ville, et de cathédrale en cathédrale , pour attraper quelques rétributions , et vivre aux dépens des