‹ Dictionnaire de musique moderne (volume 2)Chapitre 102 sur 111 · i6 INV · texte numérisé non relu

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se faire à l'octave, à la quinte, à la seconde ou à Funisson.

La seconde est appelée inversion stricte ; elle se fait comme la précédente , mais sans prendre aucune licence, et de manière que les tons répondent aux tons , et les demi- tons aux demi-tons. Pour cela il faut commencer l'inversion à la septième, à la sixte ou à la tierce majeure en dessus , et laisser les demi-tons sans altération dans la partie répondante. '

La troisième espèce àHnversion se fait en copiant toutes les notes ^ à commencer par la dernière , en ré-^ trogradant jusqu'à la première inclusivement, soit sur le même degré , soit sur un degré plus haut ou plus bas , selon que l'exige la modulation. Cette inversion prend le nom de rétrograde ^ inversio cancrisans, ou imitation en ecre visse , parce qu'elle marche en reculant. (Fig- 11.)

Enfin, la quatrième espèce d'inversion , est celle où l'on renverse cette troisième sorte par mouvement contraire , depuis la première jusqu'à la dernière note: on la nomme inversion rétrograde et contraire.

Ces deux dernières espèces àHnversion , dans lesquelles on peut observer ou négliger l'ordre des tons et des demi-tons , ne seraient pas susceptibles d'être employées , si le sujet renfermait une note pointée , parce qu'elles donneraient un chant désagréable et boiteux. Mais les deux premières peuvent très-bien s'employer quand le thème n'a pas de ligature dissonante dans les bonnes parties de la mesure.

La fugue à trois parties , trois modes , quatre sujets.

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quatre faces , en sens ordinaire , en sens contraire , la partition retournée , rétrograde par sens ordinaire , et rétrograde par sens retourné , composée et publiée par M. Perne, en 1800, est, peut-être, de toutes les imitations et les inversions possibles , l'exemple le plus étonnant et le plus régulier que l'on puisse citer.

Irrégulier, adj. On appelle dans le plain-cbant tons irréguliers , ou plutôt pièces irrégulières , certains chants dont il est difficile de déterminer le ton, parce qu'ils paraissent appartenir en même temps à plusieurs tons du plain-chant : de ce nombre sont , 1** le chant du psaume In exitu Israël, et son antienne 3 2° l'antienne Hœc dies des jours de Pâques.

5i8 JEU.

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J ÉRÉMIES , S. f. On donne ce nom aux parties ou leçons de l'office de la Semaine-Sainte , composées avec des fragmens du prophète Jérémie. On emploie , pour chanter ces leçons , une espèce de récitation mélodique plus variée que la psalmodie, et soutenue ordinairement par un instrument grave , tel que le basson ou le violoncelle.

Les jérèmies sont notées dans les livres de plaincliant. Quelques compositeurs ont écrit des Jérèmies en musique.

Jeu, s. m. L'action de jouer d'un instrument. (/^. Jouer.) On dit jouer k plein Jeu , à demi-Jeu , selon la manière plus forte ou plus douce de tirer les sous de l'instrument.

Le jeu de ce violoniste me rappelle celui de Kreut' zer, de Rode,

Jeu , s. m. Nom que l'on donne à un groupe de tuyaux d'orgue rangés sur un même registre.

Tous les tuyaux du mèmeyew rendent des sons qui ne diffèrent que du grave à l'aigu, au lieu que les tuyaux d'un autre^ew rendent des sons d'un autre timbre, (/^ojes Harmonie.)

lues Jeux , outre les noms qui les distinguent les uns àes autres , comme Jeu de flûte , Jeu de trompette ,

JON. 3i9

jeu de prestant, prennent encore une dénomination de la longueur en pieds de leur plus grand tuyau.

On les divise en deux classes ; savoir, les jeux à bouche, qui forment le fond de l'orgue; et \es jeux d'anches, ainsi nommés , à cause que rembouchure de cliacun de leurs tuyaux est armée d'une anche en métal.

On appelle encore jeu l'association de ceria'ms jeux disposés pour être entendus ensemble : le grand jeu , le plein jeu»

Jeu céleste. Qualité de son très-agréable et d'une grande douceur que Ion obtient sur le piano , au moven de la pédale qui fait avancer des languettes de buffle entre les cordes et les marteaux, lue jeu céleste. est d'un eflet encore plus flatteur, si , pour prolonger les sons , on joint à cette pédale celle qui lève les étouffoirs, et que Ton nomme vulgairement grande pédale.

Jongleurs, s. m. plur. Joueurs dïnstrumens qui , dans la naissance de notre poésie , se joignaient aux Troubadours ou poètes provençaux , et couraient avec eux les provinces.

L'iiistoire du Théâtre-Français nous apprend qu'on nommait ainsi des espèces de bateleurs qui accompagnaient les Trouveurs, fameux dès le onzième siècle. Comme ils jouaient de divers instrumens, ils s'associèrent avec les poètes et les chanteurs , pour exécuter les ouvrages des premiers: et ainsi de compagnie, ils s'introduisirent dans les palais des rois et des princes , et en tirèrent de magnifiques présens. Leur jeux con-

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