‹ Dictionnaire de musique moderne (volume 2)Chapitre 22 sur 111 · BEC · texte numérisé non relu

BEC

dans la mesure à trois temps , et lèvent le troisième. Les Français ne frappent jamais que le premier temps , marquent les autres , savoir : pour la mesure à quatre temps, en portant la main à gauche, à droite et en haut, et, dans la mesure à trois temps, en portant la main à droite et en haut, pour retomber ensuite sur le temps frappé.

Bec, s. m. Partie de la clarinette que l'on place dans la bouche lorsqu'on veut jouer de cet instrument. C'est sur le hec que l'on adapte Tanche, au moyen dune virole à écrou.

BÉCARRE , s. m. Caractère de musique qui s'écrit ainsi fcj , et qui , placé à la gauche d'une note, marque que cette note ayant été précédemment haussée par un dièse , ou baissée par un bémol , doit être remise à son élévation naturelle.

Le bécarre a été inventé par Guido d'Arezzo. Cet auteur, qui donna des noms aux six premières notes de l'octave, n'en laissa point d'autres que la lettre B pour exprimer le si naturel , car chaque note avait dès- lors sa lettre correspondante; et comme le chant diatonique de ce si est dur quand on y monte depuis le fà, il l'appela simplement JB dur, B carré ^ ou bécarre , par une allusion dont nous parlerons à l'article BÉMOL.

Le bécarre servit dans la suite à détruire l'efFet du bémol antérieur sur la note qui suivait le bécarre; c'est que le bémol se plaçant ordinairement sur le si ,

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le bécarre qui venait ensuite ne produisait , en détruisant ce bémol , que sou effet naturel , qui était de représenter la note si sans altération. A la fin, on s'en servit par extension, pour détruire aussi Peffet du dièse 5 et c'est ainsi qu'il s'emploie aujourd'hui. Le bécarre efface également le dièse ou le bémol qui l'ont précédé.

n y a cependant une distinction à Êiire. Si le dièse ou le bémol étaient accidentels , ils sont détruits sans retour par le bécarre dans toutes les notes qui le suivent immédiatement ou immédiatement sur le même degré , jusqu'à ce qu'il s'y présente un nouveau bémol ou un nouveau dièse. Mais si le bémol ou le dièse sont à la clef, le bécarre ne les efiace que pour la note qu'il précède immédiatement , ou tout au plus pour toutes celles qui suivent dans la même mesme et sur le même degré; et à chaque note altérée à la clef , dont on veut détruire raltération, il faut autant de nouveaux bécarres.

On ne se servait autrefois du bécarre que pour effacer le bémol, et jamais pour effacer le dièse; c'est le bémol seulement que Ton employait dans ce dernier cas. Il est bon d'y faire attention en lisant les anciennes musiques.

Le bécarre se place , pour l'ordinaire , accidentellement. On le met à la clef lorsque le morceau de musique , commencé avec trois ou quatre dièses ou bémols, passe dans un ton qui n'en exige qu'un ou deux , ou même point du tout ; mais , dans ce cas , le bécarre ne figure à la clef qu'au lieu même où le changement de

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