V. S. Volti subito
Div. Divisi.
Clar. Clarinette,
Arp. Arpège.
B. G. S asse continue ..
ACC. 7
( Voyez Barres , Arpèges . Bis , Crome , Bis- CROME, Segue, Simili, Chalumeau, Octave).
Académie de musique. C'est ainsi que l'on appelait autrefois une assemblée de musiciens qui se réunissaient pour exécuter des symphonies, des airs de chant, ou pour représenter des opéras. Baïf avait formé dans sa maison du faubourg Saint - Marceau une académie de musique^ où Charles IX et Henri m assistaient avec leur cour.
Les lettres patentes accordées à Perrin , le 28 juin 1669 , portent privilège pour l'établissement d^ académies d'opéra en musique et en vers français dans tout le royaume. C'est de là que vient le titre à' Académie royale que l'Opéra de Paris a toujours conservé.
Nous appelons maintenant concert toute réunion de musiciens ou d'amateurs de musique. Les ItaHens lui donnent encore le nom ^académie , academia»
AcCE>fT MTTSICAL. C'est Une énergie plus marquée . attachée à un trait , à une note particuliers de la mesure, du rhythme , de la phrase musicale , soit 1° en articulant cette note plus fortement ou avec U7ie force graduée : 2" en lui donnant une valeur de temps plus grande ; 3° en la détachant des autres par une intonation distincte au grave ou a l'aigu. Ces différentes sortes ^accent musical appartiennent à la mélodie pure ; on peut en tirer d'autres de l'harmonie , en réunissant plusieurs instrumens pour donner plus de force et d'éclat à certaines notes de la mesure et marquer ainsi les figures du rhythme.
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Dans la musique , Tintonation de la voix ou de l'instrument étant déterminée , ce n'est pas là qu'il faut chercher Vaccent, mais dans la manière de faire cette intonation. Ainsi chaque chanteur, chaque instrumentiste donnera un accent particulier à la même mélodie, h^accent appartient en entier à l'exécution; il éprouvera donc comme elle des variatioi's, selon que l'exécutant aura plus ou moins de talent ou de sensibilité.
AcciACATURA , S. f. Agrément d'exécution qui consiste à frapper rapidement et d'une manière successive toutes les notes d'un accord , pour leur donner une plus grande résonnance. Uacciacatura se pratique sur le piano , la harpe , la guitare. Elle se marque en écrivant en petites notes , et dans leur ordre successif, toutes les notes de l'accord et ensuite l'accord luimême , que l'on tient pendant toute la durée qu'il doit avoir. On se borne cependant le plus souvent à couper l'accord par une ligue diagonale ou h le faire précéder par une espèce de zig-zag perpendiculaire. (F'ig' 2.)
Uacciacatura consistait autrefois à frapper dans un accord une ou plusieurs notes qui ne lui appartenaient pas , mrtis qui se trouvaient entre les notes qui le formaient. Uacciacatura de cette espèce ne se pratiquait que sur les instrumens à touches; elle n'est plus en usage maintenaiit.
Acciucatura vient du verbe italien acciacare , écraer. C'est pour ainsi dire \ écrasement d'un accord que
A ce. 9
l'on fait entenclre à parties brisées avant de réunir les différentes notes qui le composent.
Accidentel , adj. On appelle accidentels les dièses et les bémols qui, n'étant point placés à la clef, se rencontrent dans le courant d'un air et s'y maintiennent quelquefois d'un bout à l'autre. Dans le ton de la mineur , le sol est dièse accidentellement dans tou* les accords qui portent la note sensible de ce ton.
AcC0L\DE , &. f. en musique , est un trait tiré à la marge de haut en bas , par lequel on joint ensemble dans une paitition les portées de toutes les différentes parties. Comme toutes ces parties doivent s'exécuter en même temps y on compte les lignes d'une partition non par le nombre des portées , mais par celui des accolades ; car tout ce qui est sous une accolade ne forme qu'une seule ligne.
Accompagnateur, s. m. Celui qui, à l'église, au théâtre et dans un concert , accompagne de Torgue , du piano ou de tout autre inslrument d'accompagnement.
Accompagnement, s. m. Nos prédécesseurs donnaient ce nom à une théorie fondée en partie sur diverses routines , à une nomenclature des accords que l'élève apprenait de mémoire pour les plaquer sur i-e clavier en lisant la basse chiffrée de l'auteur. Accorri' pagnement dans ce sens signifie à peu près la même chose enharmonie : c'était la science des accords. On
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disait par conséquent enseigner l'accompagnement , apprendre l'accompagnement , comme on dit à présent enseigner y apprendre l'harmonie.
AgCOMP \GNEMEXT DE LA MELODIE. Le trait de mélodie placé en première ligne dans une composition , reçoit plusieurs parties qui le suivent , le soutiennent , ajoutent à sa force expressive et font entendre simultanément l'harmonie qu'il sollicite et dont il a déterminé l'ordonnance et le dessin. La réunion de ces parties diversement ajustées s'appelle accompagnement
La mélodie qui articule le discours musical et règle la marche des compositions par ses rhythmes divers, la mélodie , ohjet essentiel sur lequel l'attention est portée , semble devoir obtenir et conserver la place la plus apparente et se trouver toujours au faîte de l'édifice. En effet si la partie aigiië plane sur les masses de son de l'orchestre , elle réussira mieux que toute autre à donner de l'éclat au chant. On a senti la justesse de ce raisonnement , et le plus grand nombre des compositions est disposé d'après le principe qui en derive. Gepeiidant comme dans l'expression des passions il faut que tout se ressente du désordre qu'elles entraînent, les musiciens, abandonnant une marche régulière et symétrique, ont préféré se livrer aux écarts de leur imagination ; et se servant indifféremment des puissances mélodiques dans tous les diapasons , ils ont forcé la flûte et le violon à se soumettre aux basses et aux violes. Les effets merveilleux de ce trouble su.-
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blime , de cette confusion concertée , firent naître l'idée d'employer un moyen aussi ingénieux dans les compositions brillantes et gracieuses, en se conformant néanmoins à leur caractère pour donner plus de force au jeu dt^ motifs et ajouter à la variété du coloris.
Si le cliant , qui occupe ordinairement le rang le plus élevé, est rejeté dans les cordes basses ou retenu dans le médium , il faut que V accompagnement lui cède sa place accoutumée et soit disposé de manière à former ses masses au médium et à l'aigu , ou aux deux extrémités opposées. Une composition ne pouvant recevoir ses développemens que sur une échelle fort étendue , les changeniens de face qu'on lui fait éprouver empêchent d'assigner un domaine particulier au chant et à V accompagnement. Celui-ci s'élève aux tons les plus hauts , comme la mélodie descend aux cordes les plus basses ; et par la même raison que nous avons des chants à l'aigu , au médium et au grave, il existe des accompagnemens dont la position et la marche leur sont parfaitement opposées. Ainsi dans l'ouverture de PanurgCy la belle phrase de basse s'avance à pas majestueux sous le trémolo des violons et les tenues des cors et des hautbois , et dans l'air de ténor de la Création, la basse répond au premier violon, tandis que les seconds violons et les violes forment une harmonie intermédiaire qui soutient ce dialogue.
OiOTniaeV accompagnement est toujours subordonné au chant , bien des personnes l'ont regardé comme un accessoii'e peu important , et l'ont comparé mal à pro-
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pos au cadre d'un tableau , au piédestal d'une statue. Quoique avec une apparence de justesse , cette comparaison est de la plus grande absurdité. De quoi se compose un œuvre musical? De mélodie et d'harmonie , de chant et d^acconipagnen^ent 5 voilà les deux parties essentielles : en les réunissant vous avez un tout parfait; retranchez l'une ou l'autre, il ne reste plus rien. On me fera observer peut-être que VO salutaris de Gossec , la prière de Fernand Cortez , l'invocation à l'hymen de Montano , sont exécutés sans orchestre. J'en conviens 5 mais par plusieurs voix qui portent l'accord. S'il y a harmonie , il y a donc accompagnement : l'un ne peut pas exister sans l'autre ; peu importe que les diverses notes qui soutiennent la mélodie soient produites par des ténors et des basses , ou par des violes et des violoncelles. Le duo n'offrant pas assez de ressources pour ces sortes de compositions , on emploie au moins trois voix pour fournir en même temps au chant et à V accompagnement. Leurs combinaisons doivent être conçues avec autant d'adresse que de talent pour obtenir de l'effet dans l'ensemble , et leur ménager à chticune des repos sans que le discours éprouve la moindre solution de continuité. Le ténor chante-t-il, le bariton et la basse forment V accompagnement ^ et s'iL se rencontre quelcpie trait au grave , les deux parties aiguës reposent leurs notes de remplissage sur le contre - point de la basse. Le même raisonnement s'applique aux canons et aux fugues : chaque sujet est un chant figuré ; mais ce chant devient accompagnement dès qu'une autre partie
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le domine et captive Tattention par un inte'rèt plus puissant.
Si les parties diverses qui forment V accompagnement sont disposées pour un grand nombre d'instrumens , on a recours à l'orchestre pour Texe'cuter. On peut réduire Tharmonie pour la mettre à la portée du piano , de la harpe , de la guitare même , pour qu'un seul instrument puisse suffire à l'exécution de V accompagnement. Ainsi Ton écrit un air avec «ccompagnement à grand orchestre . ou bien avec un simple accompagnement de piano , de harpe , de guitare.
Accompagner , v. a. C'est exécuter , en même temps que le chanteur ou l'instrumentiste qui récite , les parties qui soutiennent et suivent la mélodie. Cet orchestre accompagne bien. Ce pianiste montre beaucoup d'intelligence en accompagnant la ajoix.
Un chanteur peut s'accompagner lui-même; cependant sa voix se développera mieux s'il confie ce soin à un excellent musicien. Cette double exécution donne de fréquentes distractions et fait négliger le chant ou les parties d'orchestre ; d'ailleurs la position qu'il faut prendre pour jouer des instrumens d'accompagnement est nuisible au chant , en ce qu'il s'oppose au développement des moyens du chanteur.
Accord, s. m. Plusieurs sons résonnant ensemble forment un tout harmonique que Ton nomme accord*
n n'existe en harmonie qu'un seul accord qui contient .tous les autres.
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Cet accord est formé des premiers produits du corps sonore, ou des premières divisions du monocorde. Une corde tendue donne dans sa totalité un son que je nommerai soi. Sa moitié donne un sol à l'octave du premier : son tiers donne un ré à la douzième ; son quart donne un sol à la double octave; son cinquième donne un si à la dix-septième : son sixième donne un ré octave du tiers ; son septième donné un fa à la vingt -unième; son huitième donne un sol à la triple octave ; son neuvième donne un la à la vingttroisième.
Ainsi , en partant du quart de la corde , ou de la double octave du premier son, on trouve en progression de tierces V accord sol ^ si , ré , fa , la.
En commençant cette opération à la triple octave, qui est le huitième de la corde, et laissant les notes intermédiaires , on trouve Vaccord sol , si , j^é , fa , la b , qui est le même accord que le précédent dans le mode mineur.
Cet accord contient tous ceux qui sont pratiqués dans l'harmonie , savoir :
U accord parfait majeur, sol^ si, ré.
XJ accord parfait mineur, ré, fa, la,
\J accord de quinte diminuée, si, ré, fa.
\2 accord de 7* dominante, sol, si, ré, fa,
\J accord de ^'^ de sensible, si, ré, fa, la,
L^accoAcZde 7"» diminuée, si, ré, fa, la p.
\J accord de 9^ majeure dominante, sol, si^ré,fa^ la, U accord de 9® mineure dominante, sol, si, ré, fa, la b.
Ces accords et leurs renversemens sont !es seuls qu'on puisse fyire sans aucune préparation. Ils forment V harmonie simple ou naturelle.
Les autre? arcords introduits dans liiarmonie sa fqfnient par la prolongation d'une ou plusieurs note» d'un accord sur Vaccord suivant, ou par altt'ration d'intervalles. l}s ïovinQwiV harmonie coinposée»{Fig, 3 . }
Accorder les instrumens, c'est augmenter ou diminuer les proportions ou la tension des corps élasll-r qucs desiinés à rendre le son. On tend ou lâche les cordes du violon, les peaux des timbales; on raccourcit ou l'on allonge les tujaux de l'orgue, de la flûte» du cor; on ajoute ou l'on relranchc aux cylindres de cristal ou à la quantité d'eau contenue par les verres d'un harmonica, ppur, les accorder.
Avant d'accorder un ou plusieurs inslrumens , il faut d'ahord déterminer un son qui serve de terme de comparaison ; c'est ce que l'on appelle prendre oU donner le ton, \Jut élant ia première note de notre gan^me , semblait devoir être ce régulateur ; on a çhçisi î.ç y« î comme étant porté à vide par tous les inslrumens à corde. On peut encore jnstlGcr cette préférence, en disant que les anciens commençaient leur syslème par /a, la plus basse de toutes les nolc^ de leur éclirl!e vocale, et la plus basse du tliapason particulier de chaque voix. Cette disposilinn a été suivie par Boece, Guido d'Arezzo, et par les modernes, altendu que les voix les plus graves ne descendent guère plus bas que Je la, et que les voix algues