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taioitié d'une mesure. Il n'y a proprement de demimesure que dans les mesures dont les temps sont en nombre pair : car , dans la mesure à trois temps , la première dem.i-m,esure commence avec le temps fort , et la seconde à contre-temps 5 ce qui les rend inégales.
Demi-pause, s. f. Caractère de musique qui fharque un silence dont la durée doit être égale à celle d'une demi-mesure à quatre temps , ou d'une blanche. Comme il y a des demi-mesures de différentes valeurs , et que celle de la demi-pause ne varie point , elle n'équivaut à la moitié d'une mesure que quand la mesure entière vaut une ronde ; à la différence de la pause entière qui vaut toujours exactement une mesure grande ou petite. {Fig* 5i.)
Demi-soupir. Caractère de musique qui marque tin silence ^ dont la durée est égale à celle d'une croche ou de la moitié d'un soupir. {Fig, 5 1 .)
Demi-temps. Valeur qui dure exactement la moitié d'un temps. H faut appliquer au demi-tem,ps, par rapport au temps , ce que j'ai dit ci-devant de la demimesure par rapport à la mesure.
Demi-ton. Intervalle de musique valant à-peu-près la moitié d'un ton.
Il y a deux sortes de demi-tons: le demi-ton diatonique , c'est celui qui existe d'une note à une autre , comme par exemple d'wi à ré b 5 et le demi-ton chromatique, qui existe d'une note à la même note, subissant une altération , comme d'wi à ut #. 1. 10,
On nomme cependant chromatique toute succession de demi- tons.
DÉSACCORDER,, V. a. Détruire Paccord d'un instrument.
On désaccorde un piano en frappant trop fort ou d'une manière inégale sur les touches.
On désaccorde un violon , en tournant les chevilles à droite ou à gauche , saus donner aux cordes le degré de tension qu'exige l'accord.
De grandes secousses , le dérangement des tuyaux , la poussière, le duvet de la peau des registres, et tous les corps étrangers qui s'introduisent dans les tuyaux désaccordent l'orgue. {Voyez Scordatura.)
Descendre, v. a. C'est b£risser la voix, vocejii reynittere; c'est faire succéder les sons de l'aigu au grave, ou du haut au bas. Cela se présente à l'œil par notre manière de noter.
Dessin, s. m. C'est l'invention et la conduite du sujet , la disposition de chaque partie , et l'ordonnance générale du tout.
Ce n'est pas assez de faire de beaux chants et une bonne harmonie; il faut lier tout cela par un sujet principal, auquel se rapportent toutes les parties de l'ouvrage , et par lequel il soit un. Cette unité doit régner dans le chant , dans le mouvement, dans le caractère , dans l'harmonie , dans la modulation ; il faut que tout cela se rapporte à une idée commune qui le réunisse. La difficulté est d'associer ces préceptes avec une
élégante variété sans laquelle tout devient ennuyeux. Sans doute le musicien , aussi bien que le poète et le peintre, peut tout oser en faveur de cette variété charnsante, pourvu que, sous prétexte de contrastes, on ne nous donne pas pour des ouvrages bien dessinés des musiques toutes hachées , composées de petits morceaux étranglés, et de caractères si opposés, que Tassemblage en fasse un tout monstrueux.
JVo« utplacidis coeant immitia^ non ut Serpentes avibus geminentur^ tigribus agni.
C'est donc dans une distribution bien entendue, dans une juste proportion entre toutes les parties, que consiste la perfection du dessin , et c'est surtout en ce point que Timmortel Mozart a montré son jugement, son goût, et a laissé si loin derrière lui tous ses rivaux. Son Requiem , sa Clémence de Titus , ses Noces de Pigaro sont , dans trois genres ditFérens , trois chefs-^ d'œuvre de dessin également parfaits.
Cette idée du dessin général d'un ouvrage s'applique aussi en particulier à chaque morceau qui le compose. Ainsi l'on dessine un air, un duo, un chœur, etc.: pour cela , après avoir imaginé son sujet, on le distribue , selon les règles d'une bonne modulation , dans toutes les parties où il doit être entendu, avec une telle proportion , qu'il ne s'efface point de l'esprit des auditeurs, et qu'il ne se représente pourtant jamais à leur oreille qu'avec les grâces de la nouveauté. C'est une faute de dessin de laisser oublier son sujet; c'en est une plus grande de le poursuivre jusqu'à l'enniii.
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Dessiner ? v. a. Faire le dessin d'une pièce ou d'un morceau de musique. Ce compositeur dessine hien ses ouvrages; voilà un chœur fort mal dessiné.
Dessus , s. m. La plus aiguë des parties vocales de la musique. Le dessus est chanté par les femmes , les enfans et les sopranes italiens.
Le diapason du dessus est ordinairement de deux octaves ; c'est la seule voix qui contienne les trois espèces de registres , savoir :
Y" registre. Quatre sons de poitrine de Vut audessous des lignes (la clef étant celle de sol) , jusqu'au fa, premier interligne.
2^ registre. On prend la voix de médium au sol sur la seconde ligne , jusqu'à son octave.
3« registre. Passé le sol, la voix change encore, et peut s'élever jusqu'à l'octave de ce sol, et même au ré qui le suit à l'aigu 5 ce qui formerait alors trois octaves complètes.
Le dessus se divise en premier et second dessus. Le second dessus , ou bas dessus , a deux tons de plus au grave que le premier, et son diapason ne s'élève qu'aura sur la cinquième ligne.
Les Italiens ne se servent que de la clef d'w^ première ligne , pour noter les parties de dessus ; les Allemands et les Français en font usage aussi , mais ils employent plus souvent celle de sol pour le même objet.
Lorsque les instrumens avaient chacun leur système complet , on donnait aussi le nom de dessus aux deux
parties les plus aiguës exécutées par chaque espèce d'instrument. Dessus de flûte , dessus de hautbois. Le violon s'appelait dessus de violon , pour le distinguer de la viole et du violoncelle , qui n'étaient connus que sous la dénomination de quinte de violon, basse de violon.
La partie destinée au second dessus s'appelle second dessus : on donne le même nom à une partie unique , ajustée à la mélodie , pour suppléer en quelque manière les trois parties que l'harmonie réclamerait. Un second dessus , bien fait , doit porter quelquefois la note de la basse , mais plus souvent la tierce , la sixte , ou toute autre note intermédiaire , pour faire face aux diverses figures et imitations , et fournir toujours les sons qui doivent produire le plus d'effet sous le chant.
Beaucoup de chœurs complets ont deux parties d^ dessus : le premier et le second dessus.
Il n'est pas rare de rencontrer de prétendus savans qui s'imaginent donner une grande idée de leurs talens , en joignant une seconde partie , ou second dessus, à la mélodie que l'on exécute. Le bon musicien s'en tirerait à merveille 5 mais le goût lui défend de rien ajouter à l'ouvrage du compositeur , en changeant ses solos en duos. Ce ne sont donc que les manœuvres qui s'avisent d'accoler impromptu de ridicules accords , des tierces interminables, et tout le protocole de l'ignorance aux chants les plus agréables. Ces faiseurs de seconds dessus n'osent pas toujours se placer en ligne : ils se contentent alors de faire ronfler tout
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bas leur basse continue ; ce qui ne laisse pas d'être fort amusant pour le virtuose qui chante. Il est inutile de dire que si plusieurs fredonnent à la fois, la discordance sera plus grande , leur intonation étant ordinairement fausse , et ne pouvant prévoir l'un l'autre ce que leur voisin va faire.
Quelques-uns, voulant montrer leur érudition, sifflent les ritournelles, roucoulent les tenues de cors, nasillent les traits de hautbois, et battent la mesure avec le pied.
Nous croyons rendre un service important aux sociétés musicales , en signalant cette manie de chantonner , pendant l'exécution d'un morceau , comme le cachet de l'ignorance , du mauvais goût et même de Timpolitesse.
Nous voudrions bien que les seconds dessus de cette espèce fussent bannis des chants religieux , dans lesquels chacun compose maintenant une partie au hasard. Les iàux bourdons que Ton entend dans certaines églises dépourvues de chantres , les cantiques exécutés en chœur par un peuple ennemi de toute harmonie , sont plus dignes du sabbat que du temple de l'Eternel.
DÉTACHÉ , part, pris substantivement. Genre d'exécution par lequel , au lieu de soutenir les notes durant toute leur valeur , on les sépare par des silences pris sur cette même valeur. Le détaché , tout- à- fait bref et sec , se marque sur les notes par des points allongés. (Fi g, i5.)
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Détaché , se dit aussi de quelques notes particulières d'un trait de chant , qui doivent être séparées des autres dans l'exécution : il est opposé aux mots lié , coulé. Le détaché , en italien staccato, se marque par un point ou par une petite ligne verticale sur la note qu'on veut séparer des autres.
DÉTACHER, V, a. C'est séparer les notes dans l'exécution , en produisant un son sec , et dont on arrête les vibrations.
Lorsque le détaché \kçji\. à l'expression, comme pour peindre la frayeur ou quelque autre sentiment semblable , on l'écrit ordinairement par des silences d'un demi ou d'un quart de soupir. Quand il n'est que d'agrément , comme dans les cordes aiguës de quelques roulades , ou , pour la symphonie , quand les notes sont trop rapides pour admelti'e des silences entre elles , ou enfin lorsque le silence qu'on exige doit être fort peu sensible , on marque le détaché par des points allongés , ou même on ne le marque pas du tout : car toytes les notes qui ne sont point liées doivent s'exécuter en détachant*
DÉTONNER , V. n. C'est sortir de l'intonation. D y a plusieurs manières de détonner : c'est nonseulement chanter faux , prendre trop haut ou trop bas qitelques-uns des sons de la gamme ; mais c'est encore saisir si mal Pun des sons de cette gamme , ou im passage de l'air , que l'on se trouve subitement entraîné dan« une modulation tout- à-fait détourii;'e , sans pouvoir rentrer dans le ton. Il est possible, dans
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ce sens , de détonner sans même chanter faux ; car on conçoit très -bien que, si, dans un morceau l'on doit faire , par exemple , un saut de quarte , et qu'au lieu de la quarte , on entonne la sixte , on n'aura point chante faux , puisque , dans la supposition , on aura fait une sixte très-juste 5 mais on aura passé dans une gamme fort étrangère à celle que Pon doit parcourir. Cette manière de détonner ne peut venir que d'un défaut d'oreille.
Quant à celle qui se borne à altérer mal à propos es intervalles , en les prenant trop haut ou trop bas , [elle dépend souvent beaucoup moins du défaut d'oreille que des organes de la voix. On connaît d'excellens musiciens, dont l'oreille est très -juste, trèsdélicate , et qui chantent habituellement faux : c'est que leur voix est vacillante , ou leur poitrine faible. S'ils ne donnent pas assez de souffle pour élever le son jusqu'à son juste degré , ils restent en dessous ; si , au contraire , dans la crainte de ne pas y arriver , ils poussent l'air avec trop de force , le son produit par cet effort se trouve plus haut qu'il ne devait l'être ; et , dans les deux cas , ils ont chanté faux. C'est là ce qui fait que quand on crie , quand on force sa voix , on ne peut jamais être sûr de former des sons justes.
Deux-quatre , mesure qui contient deux noires , ou deux fois la quatrième partie d'ime ronde. Elle se marque |.
Diagramme , s. m. C'était , dans la musique ancienne , la table ou le modèle qui présentait à l'œil
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retendue générale de tous les sons d'un système, ou çç que nous appelons aujourd'hui échelle^ claiier.
DiALOGiE , s. m. Coniposilion à deuTi voix, oii deux insl rumens, qui se répondent l'un à l'autre, ek qui souvent se réunissent.
Un opéra n'est en quelque sorte qu'un dialogue continuel. Le récitatif, les chants a deux ou à plusieurs voix, lis chœurs mêmes y sont dialogues : dans les airs, la voix dialogue souvent avec Torchestre. L'art de faire dialoguer les voix entre elles, les instrumens entre eux , ^l de fiire concourir à U perfection du dialogue les parties vocales et insirumeniales réunies, doit iloi>e être une des priiicjpales éludes du composir leur diamalique.
D1AP4SOX, s. m. On appelle diapason l'étendue convenable à une voix ou à un instrument. Ainsi, quand une voix se force, on dit qu'elle sort de sou 4icipason,
Ce mot est formé de dia, par, et pason y toutes, parce que le diapason embrasse tontes les notes qu'unç voix ou un inslrumcnt peuvent fidre entendre.
Chaque sorte de voix, chaque instrument a son diapason particulier.
Pour classer toutes ces différentes étendues, dont les unes, teîjes que celles de la voix de basse, de la contrebasse et du l>asson, occupent les cordes graves du système général; d'autres, comme celles du ténor, de la viple et ^vl cor, sont placées dans le médium; d'autres enjin tienneïit |es hautes régions de la mélodie, comme celles de la voix de femme, du violoa y de ]a flûte. D a fallu putir d'un point fixe et invariable
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pour que le système d'intonation n'éprouvât aucune altération dans son ensemble ni dans ses parties , et que Vut ne prît jamais la place du si ni celle du ré. On a fixé ce point en donnant aux instrumens à vent des rapports si exacts dans leur accord respectif, qu'on peut les faire sonner ensemble, et avec justesse, sans préparation , et l'on donne , aux cordes des violons et des basses, des pianos et des guitares, le degré de tension nécessaire pour les amener au ton du bautbois ou de la clarinette , qui servent ordinairement de régulateurs dans les orcbestres. Cependant, comme les ins-? trumens à cordes ne tiennent point l'accord assez longtemps , et que l'action de l'air sur les instrumens à vent peut en altérer le son d'une manière assez sensible pour faire varier l'intonation, on en retrouve le point fixe au moyen d'un petit instrument monotone d'acier que l'on nomme diapason, qui est disposé de manière à fnire résonner constamment , et sans la moindre allération , le ton la. C'est sur cet invariable régulateur que l'on accorde tous les instrumens. (/^. Accorder.) On a choisi le ton la , attendu que tous les instrumens à cordes ont une corde qui donne ce ton à vide.
Comme le système de l'orgue commence à lut, les facteurs d'orgues ont des diapasons en ut.
Diaphonie, s. f. Musique à deux voix , à deux parties. Ce terme , employé dans le 7^ siècle par saint Isidore de Séville, dans son Traité de musique, prouve que le contre-point était déjà connu à cette époque.
DiAPTOSE, I ntercidence on. Petite chute, s. f. C'est, dans le plain-cbant, une sorte de périélèse ou de passage qui se fait sur la dernière note d'un cbant, ordt-î