‹ Dictionnaire de musique moderne (volume 2)Chapitre 73 sur 111 · EPI · texte numérisé non relu

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avertit d'avance de ce qu'il doit faire , en donnant un fidèle portrait de son esprit, de son caractère et des sentimens qui l'agitent. La brusque transition , le rhjtbme lourd et sévère qui succè.^e tout à coup à une gracieuse mélodie, cette exécution inégale qui porte tout l'éclat sur le premier temps, pour laisser le reste de la mesure dans une demi-teinte lugubre, ces retards de quarte qui tiennent Toreille dans une anxiété continuelle , tous ces traits caractéristiques placés par Méhul à Ventrée de la comtesse d'Arles n'annoncent-ils pas clairement que ce personnage vient apporter le flambeau de la discorde et le poignard de la haine à la cour de Coradin ?

Le violoncelle majestueux prélude aux chants du roi Séleucus et les doux accens de la flûte à ceux de la tendre Stratonice. Un même trait d'ortihestre se fait entendre toutes les fois que le farouche Othon est en scène; une musique martiale et chevaleresque caractérise Ariodant son heureux rival. \J entrée de Murville dans le Délire est signalée par un coup de timbale et par un désordre général répandu dans l'orchestre. Jacquinet arrive sur les sons trainans d'une villanelle et Dély sur une marche asiatique, aussi Içste que brillante.

Entrée se dit aussi du moment où chaque partie commence à se faire entendre ; le flûtiste a manqué ■wn entrée, reprenons à /'entrée des trompettes,

EpiNETTE, S. f. sorte de petit clavecin dont on se servait avant l'invention du piano.

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