ESP
Episode , s. m. Comme dans une fugue simple , il n'est pas agréable d'entendre toujours le thème , quoique accompagné de diverses manières , il faut , dans le développement de la fugue , introduire de temps en temps quelque pensée qui ne soit pas trop disparate avecle sujet ou contre-sujet. Cette pensée accessoire se nomme épisode. Les meilleurs épisodes ^ dans les fugues d'église , sont ceux qui s'obtiennent par le démembrement du sujet, du contre-sujet, ou même d'une des parties accessoires qui chante bien et qui ait un contrepoint en imitation ^ mais lorsque les épisodes consistent en quelques idées légères ou gracieuses , qui comportent le piano , ou bien en roulades ou en triolets , enfin en quelques idées du genre de théâtre ou de chambre , alors la fugue est ce que l'on nomme fugue libre.
Les Allemands se servent du mot zwischensatz ^ dont le sens littéral est intermède. M. Choron a substitué à ce mot celui dC épisode dans sa traduction d'Aïbrechts-berger , où nous avons pris cet article.
Epith^lame, s. m. Chant nuptial qui se chantait autrefois à la porte des nourveaux époux, pour leur souhaiter une heureuse union.
Le chœur des Danaïdes, Descends des creux et celui de Médée, Fils de Bacchus, sont des épithalames.
Espace, s. m. Intervalle blanc ou distance qui se trouve dans la portée entre une ligne et celle qui la suit immédiatement au-dessus ou au-dessous. 11 y a qusftre espaces dans les cinq lignes , et il y a de plus deux
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espaces , l'un au-dessus , l'autre au-dessous de la portée entière; l'on borne ^ quand il le faut, ces deux espaces indéfinis par des lignes postiches ajoutées en haut ou en bas , lesquelles augmentent l'étendue de la portée et fournissent de nouveaux espaces. Chacun de ces espaces divise l'intervalle des deux lignes qui le terminent en deux degrés diatoniques; savoir, un de la ligne infér ieure à X espace , et l'autre de V espace à la ligne supérieure. Espace et interligne signifient la même chose : on se sert plus souvent de ce dernier mot. . ( Voyez Interligne , Portée. )
Espressivo, expressif, avec expression.
Etendue, s. f. Différence de deux sons donnés qui en ont d'intermédiaires, ou soir me de tous les intervalles compris entre les deux extrêmes. Ainsi la plus gTande étendue ou celle qui comprend toutes les autres, est celle du plus grave au plus aigu de tous les sons sensibles et appréciables. On compte huit octaves et demi depuis le tuyau de trente-deux pieds du grand orgue, jusques au son le plus aigu du même instrument rendu par le dernier tuyau du jeu d.e flageolet, qui n^a qu'une ligne.
Par le tableau que nous donnons {fig. 27 ) on pom-rra connaître aisément Vétendue de chaque voix et de chaque instrument, de même que la place qu'elle occupe dans le système général.
Etouffoir, s. m. C'est, dans le piano, une petite pièce de bois gai'nie de drap à son extrémité, que
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le mécanisme de rinstrument fait tomber sur la corde vibrante pour en e'toufFer le son. Uéionffoir tombe toutes les fois que la touche se relève , n étant plus retenue par le doigt.
On a adapté au piano une pédale qui fait lever en même temps tous les étouffbirs. Son emploi produit un grand eflet dans un crescendo, un fortissimo, si l'on a soin de la quitter pour la reprendre aussitôt, toutes les fois que l'harmonie change; autrement les vibrations des sons d'un accord, se prolongeant sur l'accord suivant, donneraient des résultats désagréables.
Pour former sur le piano le jeu qu'on appelle céleste, on prend en même temps la pédale qui lève les éloiiffoirs et la pédale céleste.
Etudes , s. >f. plur. Sortes de compositions dont le thème est un passage difficile, calqué sur une manière de doigter particulière et scabreuse. On essaye ce passage dans un grand nombre de modulations, sur toutes les positions de l'instrument , et en lui donnant les développemens dont il est susceptible. Les études n'étant destinées qu'au travail de cabinet , et à familiariser l'élève avec les difficultés de tous les gem'cs qu'il rencontrera ensuite dans les sonates et les concertos des maîtres fameux , on ne s'attache nullement à les rendre agréables à l'oreille. Les études ont beaucoup de ressemblance avec les exercices : ce qui les distingue néanmoins , c'est que ceux-ci se rapportent également aux voix et aux instrumens , et que les études ne concernent que le jeu des instrumens. On remarque aussi