GAM
thode des anciens , elle a fait donner à cette échelle \c nom de gamme.
Cette gam-me donc, dans toute son étendue, était composée de vingt cordes ou notes , c'est-à-dire de deux octaves et d'une sixte majeure. Ces cordes étaient représentées par des lettres et par des syllabes. Les lettres désignaient invariablement chacune une corde déterminée de l'échelle , comme elles font encore aujourd'hui 5 mais comme il n'y avait d'abord que six lettres, enfin que sept, et qu'il fallait reconmiencer d'octave en octave, on distinguait ces octaves par les figures des lettres. La première octave se marquait par des lettres capitales de cette manière P, A, B , etc. ; Li seconde par des caractères courans g, a, b ; e\ pour la sixte surnuméraire , on employait des lettres doubles gg, aa, hh, etc.
Quant aux syllabes , elles ne représentaient que les noms quïl fallait donner aux notes en les chantant : or, comme il n'y avait que six noms pour sept notes , c'était une nécessité qu'au moins un même nom fût donné à deux différentes notes ; ce qui se fît de manière que ces deux notes mi fa ou la fa tombassent sur les demi-tons. Par conséquent , dès qu'il se présentait un dièse ou un bémol qui amenait un nouveau demi-ton , c'étaient encore des noms à changer; ce qui faisait donner le même nom à différentes notes , et différens noms à la même note , selon le progrès du chant : ces changemens s'appelaient niuances.
Ces muances ne sont plus en usage ; notre gam,m,e lève les embarras de tous ces changemens, et supprime