GUI
diapason de la guitare est de trois octaves environ, qui commencent au premier fnl grave du pi;. no. Quoique ce diapason soit presque en entier dans le domaine de la cl(^f de fa sur la quatrième ligne , on se sert néanmoins de la clef de sol pour noter la musique destinée à la guitare : l'oreille entend , par conséquent, resonner les sons à l'octave basse ^^^s notes qui les représentent sur le papier,
La guitare est le dernier rejeton de la famille du luth autrefois si nombreuse. Elle a succédé au luth , au théorbe, au sistre, à l'angtlique, à la mandore , à la pandore, à la cliélis, au colachon, à la mandoline, aux lyres de toutes les espèces. Quelques musiciens , trop sévères sans doute , semblent fatigués de ce qu'elle s'obstine à leur survivre ; je ne partage pas leur opinion, je pense au contraire que ]sl guitare n'est point à dédaigner. Une cavatine , un nocturne , une romance , un duettino , seront accompagnés convenablement par cet instrument. Ses sons voilés et d'un diapason grave , donnent des masses d'harmonie trèsfavorables à la voix qu'ils soutiennent sans la couvrir. Le raftgado du boléro plaît inliniment.
Il iàut avoir une p irraite connaissance des renversemens des accords pour les faire marcher avec une certaine régularité sur la miitare. et éviter les bizarres écarts ^leTon rencontre trop souvent dans la musique écrite pour elle.
Cet instrument diffère des autres , en ce qu'il donne beaucoup de son dans raccompagnement , et qu'il est presque réduit au silence si on le fait chanter. En voici