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vant à l'œil à ti-avers les feuiltes de papier , donne à chaque exécutant le moyen de lire , pendant la Buit ^ la partie qui lui est destinée.
On se sert du mélophare pour les sérénades ; comme elles ne se composent que d'airs de peu d'étendue , chaque feuille contient ordinairement quatre ou cinq morceaux de musique de difFérens caractères , disposés de manière à former un petit concert nocturne. On change de feuilles toutes les fois que l'on veut jouer une autre sérénade.
Il est essentiel que ces feuilles soient d'un papier fort, et réglé avec de l'encre bien noire. On aui^ soin de n'écrire que sur un côté , et de les huiler ensuite.
Je n'assurerais pas que le mélophare ait été inventé en Provence, mais il est certain qu'il j a été perfectionné par les amateurs de musique ; ils eu font un usage fréquent pendant les belles nuits d'été.
Mélophare , c'est-à-dire fanal qui sert à la mélodie.
Ménestrel ou ménestrier , s. m. Dès le huitième siècle ce titre était connu en France , mais dans une acception différente de celle qu'il eut dans la suite. Le maître de chapelle du roi Pépin, père de Charlemagne , s'appelait ménestrel ou mlnstrel. On nomma ensuite ainsi le chef de toutes les troupes de musiciens. Enfin , par laps de temps , le pouvoir de la musique sur la munificence publique s'étant affaibli par le grand nombre de ceux qui n'avaient pas d'autre subsistance , ces troupes sans chef furent composées