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ceau d'exécution? Il a recours aux parlaiions , qm ne demandent aucun frais d'imagination. Il s'empare du motif inventé par un autre , et lui fait subir toutes les métamorphoses d'usage. Ce sont d'abord de simples croches, des triolets, puis des arpèges, des syncopes, des octaves, sans oublier l'adagio dans le mode relatif et le tempo dipolacca. Avec des doigts et un peu de goût, un instrumentiste remplira tous ces cadres, en suivant les modèles donnés. Plusieurs se bornent à ce genre facile. Si le nombre prodigieux des airs variés qu^ils publient n'est pas la preuve de leur fécondité , elle Test du moins de la patience de ceux qui les jouent. Il est tel musicien . déterminé fabricateur de variations, dont on dira un jour, en parodiant les vers de Voltaire sur l'abbé Trublet ,
Il variait, variait, variait.
L'air varié, quoique stérile de sa nature, cesse pourtant de l'être entre les mains d'un habile homme. L'écolier est toujours écolier , il ne singera jamais le compositeur , même dans 1rs bagatelles les plus futiles. Les variations de Bach , de Mozart , de MM. Baiilot , Kreutzer, Rode, etc., sont aussi des chels-d'œuvre.
Vaudeville , s. m. Sorte de chanson à couplets , qui roule ordinairement sur des sujets badiiiS ou satiriques. On fait remonter l'origine de ce petit porme jusqu'au règne de Charlemague; mais, selon la plus commune opinion, il fut inventé par un certain Basselin, foulon de Vire, en jNormandie; et, comme
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pour danser sur ces chants on s'assemblait dans le Valde-Mre, ils furent appelés, dit-on, vaux-de-vlre , puis, par corruption, vaudevilles.
L'air du vaudeville doit être gai, plein de franchise , et d'un rhythnie marqué. Plusieurs de nos opéras-comiques, tels que la Jambe de Bois^ VOpéra-Comi- (^ue ^ sont terminés par un vaudeville final.
Les Franc lis aiment beaucoup les jxîtits airs» Nos premiers opéras-comiques , tels que le Suffisant , le Poirier, n'étaient composés que de vaudevilles, et Ton fiîbrique encore , à leur imitation , ime sorte de petite comédie, mêlée de chansons^ que l'on appelle vaudeville.
Si Ton a tant critiqué la manière de s'exprimer des acteurs de l'Opéra, que dira-t-on de ceux du Vaudeville, qui se servent du dialogue pirlé en y mêlant des chansons et même de simples refraijis, toutes les fois que le personnage doit dire un trait d'esprit , un calembour, un bon mot, une niaiserie? N'est-il pas bien singulier de voir Louis XIV, Pierre-le-Grand , Frédéric Il , rapetisses Sur ce théâtre, après avoir débité de belles maximes sur le gouvernement des peuples, s'arrêter tout-à-coup au crin-crin des violons pour nous réciter, sur l'air Mon père était pot, sur celui de Frère Jean à la cuisine , ou J'oiis un curé patriote, sept vers insignifians, disposés pour en amener un huitième reniërmant le quolibet que l'on attend, et qui est le signal du brouhaha? Que dirai-je des morceaux d'ensemble, et des accens grotesques et baroques produits par l'union de plusieurs voix aigrement fausses.