VAU
malrtelant durement et à l'unisson les vieux fredons de la Fuatemheig , ou suivant à-peu-près des parties parallèlenient ajustées au chaut, et qui sont d'un effet encore plus dc'sagrcable?
Les acteurs du J^audeville se dispensent d'avoir de la voix , et se consolent de ce qu'il ne leur est pas permis de chanter, en vantant un certain débit monotone et durement saccadé que les habitués de la rue de Chartres applaudissent.
Ce genre est aussi irrégulier sous le rapport littéraire que sous celui de la musique : répétitions , réminiscences, plagiats', défaut de plan, d intrigue , d'intérêt , tout est pardonné aux auteurs de vaudei^dles. Ces bluettes ne sont pas assez importantes pour les soumettre à un examen approfondi ; on les voit , On les entend d'une manière trop fugitive. Comme tout le charme des couplets est dans le trait qui les termine, et que l'attention se porte exclusivemeiit sur les paroles , les répétitions musicales fatiguent les écoutans. Le bon mot une fois connu, on est tenté d'imposer silence à celui qui nous le rt'pète pour compléter son refrain. On veut des quolibets et non de la musique. Les vieux airs conviennent mieux au vaudeville que les nouveaux , il y en a môme qu un loug usage a consacrés , et dont l'application seule est un trait d'esprit , tels que N'en demandez pas davantage , Ça n' dur ra pas toujours, f^a-t-en voir s^ils viennent , Jean , et bien d'autres airs , qui sont devenus de véiitables proverbes en musique.
Je ne sais si le déplaisir que j'ai éprouvé eu enlen-