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mière manière se nomme cliute forte ou masculine, la deuxième se nomme chute fiilble ou féminine. On prescrit, pour la variété et pour l'effet, d'entremêler ces sortes de terminaisons. On sent facilement l'analogie qui existe entre ces terminaisons et les rimes masculines et féminines.
Chaque membre de période ayant sa mesure, son rhythme, ses césures , ses chutes ou rimes, peut être considéré comme un i^ers. Ces vers se disposent à rimes plates ou à rimes mêlées , et se groupent en strophes comme ceux de la poésie.
ViBRATlOX , s. f. Le corps sonore en action sort de son état de repos par des ébranlemens légers, mais sensibles , fréquens et successifs , dont chacun s'appelle une vibration. Ces vibrations , communiquées à l'air, portent à l'oreille, par ce véhicule, la sensation du son; et ce son est grave ou aigu , selon que les vibrations sont plus ou moins fréquentes dans le même temps.
Vide , corde à vide» C'est , sur les instrumens à manche tels que le violon , la viole , la guitare , le son qu'on tire de la corde dans toute sa longueur, depuis le sillet jusqu'au chevalet, sans y placer aucun doigt.
Le son des cordes à vide est non seulement plus grave , mais plus résonnant et plus plein que quand on y pose quelque doigt: ce qui vient de la mollesse du doigt qui gêne et intercepte le jeu des vibrations. Cette différence fait que les bons violonistes évitent de
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toucher les cordes à vide, pour ôter cette int'galitc^ <k' timbre qui fait .un mauvais effet , quand elle n'est pas dispensée à propos. Cette manière d'exécuter exige des positions recherchées qui augmentent la difBculté du jeu ; mais aussi quand on en a uue fois acquis l'habitude , on est vraiment maître de sou instrument , et , dans les tons les j)lus difficiles , Texécution marche alors comme dans les plus aisés.
Lorsque le doigter d'un passage demande que l'on touche corde à vide, on marque d'un zéro lesnotcs qui doivent être rendues de cette manière.
Vielle, s.f. instrument à cordes fort ancien. On joue de la nnelle au moyen de touches et d'une roue -archet bien polie et frottée de colophane. Les touches ^ étant pressées en dessous du clavier par les doigts dé la main gauche, pressent à leur tour l'une des cordes de la vielle , et la portent sur la roue-archet, qui la fait résonner au grave ou à l'aigu , selon que l'action des touches lui enlève plus ou moins de sa longueur. L'autre corde, n'étant pas soumise à cette action, sonne toujours la même note, qui est pour l'ordinaire la dominante, et forme ainsi une espèce d'accompagnement aux viilanelles et aux musettes que les vielleurs exécutent.
La vielle est l'instrument favori des petits Savoyards; il sert d'orchestre aux représentations de la lanterne magique et aux danses de marmotes.
Dans une dissertation sur la vielle, Terrasson prétend que cet instrument est pins ancien que le violon.
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ïl est évident que les mots vielle et viole , ainsi que vieUery violofie?^, signifient jouer du violon. Le mot arcet, arçon ^ joint à celui de vielle ^ ne laisse aucun doute à ce sujet. Voyez les Antiquités Nationales de Millin , tome IV.
Les plus ce'lèbres jongleurs étaient les meilleurs violonistes de leur temps , et la vielle n'a jamais été qu'un instrument subalterne.
Vielleur, Vielleuse, s. de t. g. Celui ou celle qui joue de la vielle. H y a des vielleurs qui exécutent fort bien Pouverture à'Iphigénie sur leur instrument 5 d'autres , sans s'élever à des compositions sublimes , jouent de petits airs , des rondeaux , des variations , avec un cbarme , un fini qui étonnent les musiciens exercés. Ils savent gouverner leur manivelle avec tant d'art , qu'elle imite souvent l'effet de l'arcbet.
Il est inutile de faire remarquer que les vielleurs qui font entendre une musique régulière, modulée, et des morceaux de longue baleine , ne se servent que d'une seule corde , et suppriment ainsi le bourdonnement continu de la seconde.
Villanelle, s. f. Ce mot s'applique à de petits airs de cbant ou de danse qui ont le caractère villageois et pastoral.
Viola, ( Voyez Violï:. )
Viole , s. f Instrument de musique à sept cordes €t à arcbet. U était à peu près de la même forme que le violon. Le manr.be (^e. la viole portait des touches 2. 24
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divisées par dcml-lons , comme celui de la guitare* Q y avait diverses sortes de violes , savoir : le pardessus de viole ^ la viole d'amour , montée de douze cordes , dont six sur le grand chevalet et six sur un petit chevalet placé au-dessus; le violet anglais, la viole, la viole bâtarde , la basse de viole. Les Italiens avaient encore la viola di bardone à quarante -quatre cordes , la i^iola di gamba , viola alto, viola tenore , viola di hraccio , etc. Tous ces instrumens ne sont plus en usage. Les dames jouaient du pardessus de viole, en le tenant appuyé sur leurs genoux.
Jean Rousseau a publié, en 1687, un Traité de la viole , dans lequel il élève cet instrument au-dessus de tous ceux qui ont jamais existé. Il fait remonter son origine avant le déluge , et dit même que , si notre père Adam avait voulu faire un instrument, il aurait certainement fait une viole.
Viole, s. f. Instrument de musique à cordes et à archet. La viole dérive du violon , dont elle a le mécanisme et la structure sous une forme plus grande. Elle est montée de quatre cordes de boyau dont la plus grave sonne Vut quinte au-dessous du sol du violon. Ses trois autres portent sol, ré, la, par quintes du grave à l'aigu. Le diapason de la viole est de trois octaves environ, qui commencent au second ut grave du piano.
La viole a été négligée par les compositeurs anciens; ils se bornaient à lui làire doubler la basse à l'octave , lui confiant quelquefois des notes perdues, remplis-
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Sage sans dessin et sans mouvement. Haydn, Mozart, persuadés de l'importance de cette p;'rtie, l'ennoblirent en la faisant coopéier d'une mr nière essentielle à l'exécution de leur musique mélodieuse et savante. La i^iole prit enfin le rang qui lui appartenait , et qu'elle occupe maintenant. Tendres et mélancoliques, ses sons élevés ont un mordant bien précieux pour éclairer la marche des parties intermédiaires. Ils s'accordent à merveille avec la clarinette , le cor , le basson. Ses arpèges harmonieux et nourris se li'^nt à ceux du second violon. Celui-ci tient-il la même partie que le premier? la viole se préseute naturellement pour le remplacer. Elle ne craint pas de se montrer en première ligne , en exécutant des solos ou des accompagnemens travaillés : quelquefois nième, prenant un essor plus grand , elle s'empare du domaine des violons. Dans l'opéra à'UthaleX dans le de profundis de Gluck, la viole est l'instrument principal.
Taille, ténor, quinte^ alto, alto-viola ^ violette., tels sont les autres noms que l'on a donnés à la quinte de violon. J'ai adopté celui de viole., comme nom de Êimille : il rappelle l'origine de l'instrument , et n'a point de double acception.
La musique destinée à la viole se note sur la clef d'w/, 3^ ligne, et quelquefois sur la clef de .so/.
Dans les morceaux anciens, on trouve assez souvent des parties de seconde f-'io/e écrites sur laclef d'«/, 4^ ligne.
VïOLETTA. {F oyez \io-LE.)
.^s VIO.
Violiste , s. des 2 g. Musicien qui joue de la viole.
Violon, s. m. Instrument de musique à cordes et à archet. Le violon est monté de quatre cordes de boyau dont la plus grave sonne le sol : les trois autres portent ré, la, mi, par quintes du grave à l'aigu. La corde sol est filée en laiton. Le diapason du violon est de trois octaves et une sixte 5 il commence au troisième sol du piano.
Comme le violon est le fondement des orchestres , le moyen d'exécution le plus puissant , l'instrument universel , celui qui , par son utilité , se trouve entre les mains du plus grand nombre de musiciens, il est nécessaire de faire connaître tout ce qui peut en donner une idée juste.
La forme du violon a beaucoup de rapport avec celle de la lyre , et donne à croire qu'il n'est autre chose qu'une lyre perfectionnée , qui réunit à la richesse des modulations , l'avantage si grand de prolonger les sons , avantage que n'avait point la lyre.
C'est sous le règne de Charles IX que le uiolon fut introduit en France. Il y a près de trois cents ans qu'on ne change plus rien à sa structure et qu'on lui conserve cette simplicité qui augmente le prestige de ses effets.
Ses quatre cordes suffisent pour donner plus de quatre octaves , plus de trente-deux notes du grave à l'aigu, et pour offrir toutes les ressources qu'exigent le chant et la variété des modulations. Au moyen
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êe Parcliel qui met les cordes en vibration et qui peut en faire parler plusieurs à la fois , il réunit le charme de la mélodie à celui des accords. Son timbre qui joint la douceur à l'e'clat , lui donne la prééminence et l'empire sur tous les antres ; et par le secret qu'il a de soutenir , d'enfler et de modifier les sons . de rendre les accens de la passion , comme de suivre tous les mouveraens de Tâme , il obtient l'honneur de rivaliser avec la voix humaine. Cet instrument , fait par sa nature pour régner dans les concerts et pour obéir à tous les élans du génie , a pris les différens caractères que les grands maîtres ont voulu lui donner. Simple et mélodieux sous les doigts de Corelli , harmonieux , touchant et plein de grâces sous l'archet de Tartini , aimable et suave sous celui de Gaviniés , noble et grandiose sous celui de Pugnani , plein de feu , plein d'audace , pathétique , sublime entre les mains de Viotti, de Baillot, il s'est élevé jusqu'à peindre les passions avec énergie , et avec cette noblesse qui convient autant au rang qu'il occupe qu à l'empire qu'il exerce sur l'âme.
A tous ces brillaHS avantages on peut ajouter encore la faculté de multiplier le violon dans les orchestres sans nuire à l'ensemble , de jouer toute espèce de musique sur cet instrument , de surmonter sans peine de grandes difficultés et de fournir la carrière la plus longue sans fatigue. Les compositeurs l'ont choisi sur tous les autres pour lui confier l'exécution de leurs ouvrages. La viole , le violoncelle , la contre-basse , descendant de la même souche , ne forment avec le violoix
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qu'une seule famille, et donnent des sons homogènes à des diapasons difïérens. Au moyen de ces précieux auxiliaires , le v o'on embrasse presque toute l'e'tendue de réchelle mélodique , six octaves environ : certes le champ est vaste.
L i musique destinée au violon s'écrit sur la clef de sol.
Violoniste , s. des 2 genres. Musicien qui joue du violon.
ViOLOVCKLLE , S. m. Instrument de musique à cordes et à archet. Le violoncelle , ou basse de violon , est monté de quatre cordes de boyau , dont les deux plus basses sont filées en laiton; ces cordes portent ut, sol, ré , la, de quinte en quinte , en comptant du grave à l'aigu. Son diapason est de trois octaves environ, qui commencent au premier ut grave du piano.
Le violoncelle a par la nature de son timbre , l'étendue de ses cordes et celle de son diapason , un caractère grave , sensible et religieux. Il chante sans rien perdre de sa maiesté , et lorsqu'il sert de régulateur dans raccompagnement , on sent au milieu de son austère influence qui retient tout dans l'ordre , qu'il finira par céder à l'expression en prenant part au dialogue. Ne l'emploie-t-on que comme simple accompagnement , il est tellement nécessaire à l'harmonie , que Toreille ne saurait s'en passer; elle sollicite le son grave,, le son générateur qui sert de base à l'édifice^ et dont la marche régidière, l'aplomb bien senti déterminent FelFet delà mélodie. Cherchç-t-on à faire chanter le
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violoncelle , c'est une voix touchante et majestueuse , non de celles qui peignent les passions et qui les allument, mais de celles qui les modèrent en élevant l'Ame à une région supérieure. Veut-on en tirer parti dans la difficulté, il sait se prêter à tous les jeux de Tliarmonie , de la double corde . de l'arpège , des sons harmoniques. Mais il a des bornes qu'il ne faut pas outrepasser ; la gravité de sa marche ne lui permet point lie mouvemens aussi emportés qu'au violon qui est plus souple, plus délicat et plus vaiié.
Le violoncelle figure tour à tour dans le solo , la sonate , le concerto, l'air varié , le quatuor , le quintette. Après avoir admiré sa fougue véhémente et ses brillantes folies, on aime à lui entendre redire ces chants d'une délicieuse suavité , modulés par le tendre Boc chérini.
Six clefs différentes étaient employées autrefois dans la musique de violoncelle* On se borne maintenant à celles àcfa sur la quatrième ligne et de .90/ , avec cette convention néanmoins que l'iustrument exécute à l'octave basse tous les passages notés sur la clef de sol.
On donne le nom à\tlto- violoncelle à la partie de premier violoncelle d'un quintette , que l'on a arrangée de manière à pouvoir l'exécuter sur la viole à défaut de premier violoncelle.
Le mot violoncelle vient évidemment de vloIoticello ; il est probable que c'est à cause de cette étymologie et pour imiter d'une manière assez ridicule le résultat du c italien , que l'Académie française prononce violonchelle. Bien loin de partager cette opinion , je