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pense que nous devons assimiler ce mol à ceux de notre langue qui ont la même orthographe , et prononcer pioloncel/e comme nacelle , sarcelle , etc. le ch français n'étant qu^une grossière imitation du c de& Italiens.
Violoncelliste , s. des 2 genres. Musicien qui joue du violoncelle.
Virgule , s. f. C'est ainsi que nos anciens appelaient cette partie de la note qu'on a depuis appelée la queue.
Virtuose , s. des 2 genres. Nom que Ton donne au musicien qui excelle dans la composition , le chant ou l'exécution instrumenUile. Ce mot nous vient des Italiens qui l'ont formé de virtu, force, habileté^ excellence.
ViVACE , vif, vivement. Ce mot italien marque un mouvement prompt , animé, véhément , une exécution hardie, pleine de feu.
ViVACESSiMO , très-vif, très-vivement.
Vocal, ale, adj., qui appartient au chant des voix. Chant vocal, musique vocale^
Vocalisation. [Voyez Vocaliser.)
Vocaliser, v. a. C'est chanter sur une voyelle. On a choisi les voyelles a é comme les plus favorables à la voix : ainsi l'on doit vocaliser alternativement sur ces deux syllabes.
La vocalisation est une préparation au chant , un travail intermédiaire entre le solfège et l'exécution des compositions vocales.
On vocalise , non seulement pour apprendre à passer un grand nombre de notes sur la même syllabe , mais pour égaliser la voix dans tous ses tons.
Les chanteurs et les cantatrices les plus habiles s'exercent, tous les matins , à la vocalisation , pour se dérouiller la voix et en affermir l'intonation.
Quelques musiciens donnent le nom de vocalises aux leçons composées pour servir d'exercices de vocalisation.
Voile, s. m. Pièce d'étoffe que Ton jette sur les peaux des timbales , pour en intercepter les vibrations et diminuer ainsi la sonorité de l'instrument. (J^oyez Timbales.)
Voile , Ée, part. On dit une voix voilée^ un peu voilée, en parlant d'une voix qui, par quelque disposition de l'organe , semble n'avoir qu'une partie de son timbre et de son éclat, ce qui ne l'empêche pas d'être encore agréable.
Voix, s. f. La somme de tous les sons musicaux qu'un homme peut , en chantant , tirer de son organe, forme ce qu'on appelle sa voix,
La voix humaine est le plus beau moyen d'exécu-
^tion que la musique possède ; les instrumens n'ont été
inventés que pour l'imiter ou l'accompagner. Pareils
aux esclaves qui précèdent ou suivent leur maître ,
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ceux-ci ne font entendre leurs accens au théâtre que pour annoncer le chanteur ou lui servir de cortège.
Chaque individu a sa i^oix particulière qui se distingue de toute autre poix par quelque différence propre , comme un visage Se distingue d'un autre ; mais il y a aussi de ces différences qui sont communes à plusieurs , et qui formant autant d'espèces de poix , demandent pour chacune une dénomination particulière.
Le caractère le plus général qui distingue les poix n'est pas celui qui se tire de leur timbre et de leur étendue , mais du degré qu'occupe cette étendue dans le système général des sons.
On distingue donc généralement les voix en deux classes , savoir : les poix aiguës et les poix graves. La différence commune des unes aux autres est à peu près d'une octave ; ce qui fait que les poix aiguës chantent réellernent à l'octave des poix graves , quand elles semblent chanter à l'unisson.
Nous comptons six espèces de voix , savoir :
Le premier dessus. — Soprano i°. — Canto i**.
Le 2^ dessus. — Soprano 2^. — Canto 2°.
Le contralte. — Contralto, — Altiis. — JMotetus» — Altitonans. — Haute-taille ou haute-contre.
Le ténor. — Taille.
Le bariton. — Baritono» — Concordant. — Bas-ténor ou basse-taille.
La basse. — Basso. — Bassus.
Les premiers et seconds dessus appartiennent exclusivement aux femmes, aux enfans, et aux hommes
dont un art trop prévoyant a pris soin d'éclaircir la voix. Le contralte est commun aux deux sexes. Le ténor, le bariton et la basse ne se rencontrent que chez les hommes qui ont atteint leur seizième année.
L'étendue de toutes ces uoix réunies et mises en ordre donne cinq octaves qui commencent au premier ul du piano.
Les trois premiers tons de l'échelle vocale ne se rencontrant que dans certaines voJx très -basses , on doit regarder le fa comme le premier degré du système vocal ; et c*est de ce point que nous partirons pour établir les rapports des voix entre elles.
La différence d'une i^oix à celle qui la suit immédiatemeut du grave à l'aigu ^ est de deux tons à-peu-près en ayant soin de compter deux fois le contralte, d'abord pour les hommes . et ensuite pour les femmes, en ajoutant deux tons encore. On remarquera qu'il reste deux octaves et demie dans le domaine du premier dessus, mais la dernière octave est composée en grande partie de sons factices que l'on n'emploie . que d'une manière fugitive, dans les roulades d'un air de bravoure. (Fig, 27.)
Qiaque individu a deux espèces de poix ou deux registres : la voix de poitrine , et la poix de tête improprement a.pipe}('e fausset»
Pour produire les sons qu'on nomme de poitrine , l'impulsion doit être en effet donnée par la poitrine. Les sons de la poix de tête doivent être portés dans les sinus frontaux et les fosses nasales. Les sons de tête ne sont employés que par les dessus, le ténor et
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le barltoii. Leur réunion aux sons de poitrine demande beaucoup de précautions et d'art pour conserver à la poix une parfaite égalité en parcourant deux ou trois registres qui donnent des sons d'une nature différente.
Les voix aiguës donnent à l'octave la répétition exacte du système des trois poix graves.
Le premier dessus répond au ténor et sonne son octave.
Le second dessus répond au barlton et sonne son octave.
Le contralte de femme répond à la basse et sonne son octave.
Le contralte d'homme que nous nommons hautecontre est si rare qu'il convient de le ranger parmi les ténors plutôt que d'en faire un genre de i^nix différent. Les trente millions d'habitans que renferme la France ne peuvent pas alimenter un seul de ses théâtres en hautes-contre; cela devrait faire renoncer à une distinction illusoire et abandonner enfin une voix qui dans le récit n'a pas les agrémens et la force du ténor , et que l'on remplacerait avec avantage dans les chœurs par des seconds desfeus.
Les voix, ayant chacune un timbre particulier, fournissent au compositeur les moyens de varier les effets , et leur étendue remplit l'échelle harmonique dans tous ses degrés. L'essentiel est de ne pas les forcer en les faisant sortir de leur diapason naturel. Les Allemands et les Italiens ont senti l'importance de cette observation; leurs airs ne passent jamais les bornes assignées à chaque sorte de voix, quand même celui qui
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doit les exécuter posséderait un de ces organes qui «emblent autoriser les licences.
A la richesse des moyens , aux ressources que donnent la doctrine et l'exercice se joint encore dans certains sujets la magie du timbre de la t^oix. Ceux qui ont entendu Rousseau ^ Garât , mesdames Scio , Barilli , Fodor, ne perdront jamais le souvenir des sensations que leurs délicieux accens ont fait éprouver.
Les Italiens aiment beaucoup les voix aiguës ; les Français semblent donner la préférence aux moyennes , et les Allemands aux basses. La différence des climats influerait -elle sur le goût de chacune de ces nations? Cela paraît probable. En Italie le premier rôle d'homme dans l'opéra sérieux est rempli par un soprane , en France par un ténor , en Allemagne par une basse ; et ce qui est vraiment singulier , c'est que des opéras entiers sont écrits pour une seule espèce de poix d'homme. UOrJeo est chanté par trois voix aiguës; Stratonice^ Joseph , Virato par trois et quatre ténors; Don Juan et les Noces de Figaro par quatre basses.
On distingue encore les voix par beaucoup d'autres différences que celles du grave à l'aigu. Il y a des voix fortes dont les sons sont forts et bruyans; des voix douces dont les sons sont doux et flûtes ; de grandes voix qui ont beaucoup d'étendue; de belles voix dont les sons sont pleins , justes et harmonieux : il y a aussi les contraires de tout cela. H y a des voix dures et pesantes ; il y a des voix flexibles et légères ; il y en a
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dont les beaux sons sont inégalement distribués , auX unes dans le haut , à d'autres dans le médium , à d'autres dans le bns ; il y a des potx ég.des qui font sentir le même timbre dans toute leur étendue. Cest au compositeur à tirer parti de chaque i^olx , par ce que son caractère a de plus avantageux,
La voix la plus étendue , la plus flexible , la plus douce , la plus harmonieuse qui peut-être ait jamais existé, paraît avoir été celle du chevalier Balthazar Ferri , Pérousin , dans le siècle dernier. Chanteur unique et prodigieux , que s'arrachaient tour à tour les souverains de l'Europe , qui fut comblé de biens et d'honneurs durant sa vie , et dont toutes les muses d'Italie célébrèrent à l'envi les talens et la gloire après sa mort. Tous les écrits faits à la louange de ce musicien célèbre respirent le ravissement , l'enthousiasme ; et l'accord de tous ses contemporains montre qu'un talent si parfait et si rare était même au-dessus de l'envie. Rien , disent-ils , ne peut exprimer l'éclat de sa voix ni les grâces de son chant ; il avait au plus haut degré tous les caractères de perfection dans tous les genres ; il était gai , fier, grave , tendre à sa volonté , et les cœurs se fondaient à son pathétique. Parmi l'infinité de tours de force qu'il faisait de sa voix^ je n'en citerai qu'un seul. Il montait et redescendait tout d'une haleine deux octaves pleines par un trille continuel marqué sur tous les degrés chromatiques avec tant de justesse , quoique sans accompagnement, que si l'on venait à frapper brusquement cet accompagnement sous la note où il se trouvait , soit bémol.
soit dièse , on sentait à l'instant Paccorcl d'une justesse à surprendre tous les auditeurs.
On nous répète sans cesse qu'il n'y a plus de poix et que la France entière ne peut satisfaire aux besoins pressans des théâtres lyriques de Paris. A quelques variations près, les êtres se reproduisent toujours en nombres relatifs les uns aux autres et dans des proportions dès long-temps établies. Le don du chant vient d'une disposition physique , d'une conformation particulière de l'homme. La poix est héréditaire dans les familles comme la beauté des formes , la haute stature, le poil roux , la surdité et autres qualités ou défauts d'organisation. Les voix existent ; on ne sait pas les trouver, et d'ailleurs la doctrine manque. A mesure que l'art acquiert plus de perfection , le nombre des artistes diminue. La véritable pépinière en est détruite depuis la suppression du plus grand nombre des maîtrises des cathédrales.
On appelle encore poix les parties vocales et récitantes pour lesquelles une pièce de musique est composée : ainsi on dit un motet à poix seule, au lieu de dire un motet en récit : une cantate à deux poix , un canon à trois poix , au lieu de dire une cantate en duo, un canon en trio, etc. (F oyez Bariton , Basse,
CONTRALTE, DeSSUS, MaÎTRISE , MUE, REGISTRE,
Respiration, Taille, Ténor, Vocalisation, Voix blanche.)
Voix-angélique. Jeu d'orgue qui sonne l'octave du jeu de voix humaine.
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Voix-HUMAINE. Jeu d'orgue ainsi nommé, parce qu'il imite assez bien la voix de l'homme. Il est d'e'tain et sonne Tunisson des jeux de bourdon et de trompette. Ses tuyaux sont à anches dans les anciennes orgues , et à bouche dans les nouvelles.
La voix-humaine à bouche a tout le charme et la suavité des voix de femme et d'enfant; on pourrait lui reprocher de manquer de mordant pour les sons graves de la basse et même du ténor. Les anches lui donnaient cette qualité , mais il était bien rare d'obtenir de bons résultats avec leur moyen , et de ne pas imiter le bêlement des moutons , en cherchant à rendre fidèlement les accens de l'homme.
La voix-humaine à bouche s'accorde tant soit peu plus haut que le bourdon , et produit ainsi un frémissement fort agréable à l'oreille.
Voix blaxche. Expression métaphorique dont on se sert pour désigner l'intensité, le brillant éclat de certaines voix et de certains instrumens. Les voix de femme, d'enfant, de sopranes italiens, sont àes voix blanches 5 la petite flûte, la flûte , le hautbois , la trompette , la clarinette , le violon sont des instrumens à voix blanche.
De tous les instrumens à voix blanche , Mozart n'a admis que le violon dans la composition de son Requiem.
VoLATA , S. f. ( F'oyez Roulade, Volatine. )^
VoLATiNE, 5. f. Trait diatonique et rapide, pe-
lite roulade qui n'excède guère les bornes d'une neuvième. Les chanteurs placent la 'volatine sur les points de repos ou dans certaines finales. Le premier motif de la Polonaise de Trento , Senlo cliesori vicino , semble réclamer cet agrément du chant ; on termine ordinairement ce motif par une x^olatine descendante. {Fig. 59.)