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modulation commence à cette substitution jusqu'à une autre transition.
Moduler. C'est parcourir les cordes d'un ton ou de plusieurs , l'un après l'autre , en les employant mélodiquement ou harmoniquement , ainsi qu'il arrive dans les préludes; ou d'une manière plus régulière, comme dans les morceaux de diiîérens caractères.
Moduler j c'est proprement faire usage d'une modulation ou de plusieurs successivement; car deux modulations ne peuvent exister à la fois, quel que soit le nombre des parties, parce que l'unité de ton ou de modulation est la première chose que l'on doive conserver avec soin.
Monocorde , s. m. Instrument qui sert à chercher les proportions des cordes entre elles : on l'appelle ainsi, parce qu'il ne contient qu'une corde que l'on di-vise à volonté , au moyen de chevalets mobiles.
La trompette marine est une espèce de monocorde.
Monologue, s. m. Scène d'opéra où l'acteur est seul et ne parle qu'avec lui-même. C'est dans les monoloques que se déploient toutes les forces de la musique, le musicien pouvant s'y livrer à toute Pardeur de son génie, sans être gêné dans la longueur de ses morceaux par la présence d'un interlocuteur.
Le récitatif obligé est souvent employé avec succès dans les jjionologues.
Monotonie , s. f. C'est une mauvaise répétition de quelques notes : on la trouve souvent dans la compo-
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sition libre qui n'est pas contrepointe'e. Cependant il v a de bons maîtres qui, dans le cas de la répe'tition d un chant , font une basse différente , ou d'autres parties interme'diaires ; ils font des changemens dans les instrumens , ou bien ils mettent le même trait plus haut ou plus bas. Dans l'exemple {Fig. 3o) l'un et l'autre sont mauvais en contrepoint, quoique le sujet soit varié, mais excellens dans un air d'opéra, ou toute autre composition du style libre.
Monotonie, s. f. C'est, au propre, une psalmodie . ou un chant qui marche toujours sur le même ton ; mais ce mot ne s'emploie guère que dans le style figuré.
Monter, v. n. C'est faire succéder les sons du bas en haut, c'est-à-dire du grave à l'aigu : cela se présente à l'œil par notre manière de noter.
Monter , v. a. , un instrument à cordes , c'est le garnir des cordes convenables à son accord.
C'est encore l'élever au degré marqué par le diapason , si le ton en était trop bas. Ce piano est bas, il a besoin d'être monté d'un demi-ion.
Monter un opéra , c'est faire les études , les travaux , les préparatifs nécessaires pour sa mise en scène et sa représentation.
Montre , s. f. Jeu d'orgue dont les tuyaux se montrent et paraissent à la façade. Dans les petites orgues , la montre est figurée avec des tuyaux muets
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et postiches ; quelquefois les tuyaux d'une montre ne parlent pas tous, et plusieurs ne sont placés en avant que pour orner le devant de Torgue.
La montre est de huit pieds, de seize , de quatre, selon la grandeur de l'instrument. Elle est d'étain , et fait partie des jeux à bouche.
Morceau, s. m. Portion d'un tout solide et continu. Par le mot pièce , on entend une composition entière; on désigne par morceau les différentes portions de cette composition. Ainsi l'on dira : Cette pièce est formée de quatre morceaux; Vandantè est le plus joli morceau de cette sonate ; le meilleur morceau de cette symphonie est le finale»
Morceau se prend quelquefois pour une pièce entière qui ne fait point partie d'un tout ; et alors il a une signification plus étendue que le jîv^X, pièce , puisqu'on peut l'appliquer à toutes sortes de compositions. On dira^ dans ce sens, le Requiem de Mozart, la symphonie en sol mineur du même maître y V opéra rf'Orphée , sont des morceaux sublimes.
Mordant, part. , pris substantivement. Lorsque le trille ne s'achève pas, il prend le nom de mordant, en italien mordente. Cet agrément n'est pas autre chose qu'un trille tronqué : il se marque avec le signe du trille, tr, ou avec une espèce de petit zig-zag. (Fig.ou)
MoRENDO , mot italien , qui signifie en mourant. ( Voyez DiMiNUENDO.)
Mosso, adj., ému, animé. Ce mot, joint à celui