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mii&ica ou musicienne , à cause Je la statue que Démétrius lui avait faite , où les serpens de la Gorgone re'sonnaient lorsqu'on jouait cVun instrument devant la statue.

MiN'EUR, adj. Nom que portent les intervalles moindres d'un demi-ton que les majeurs. (Voyez Majeur.)

Mineur ^ se dit aussi du mode , lorsque la tierce de la tonique est mineure, ( Voyez Mode. )

On désigne encore par le nom de mineur pris substantivement, la partie d'un air, d'une sonate, d'une symphonie , etc. qui se trouve traitée en mode mineur. Reprenons au mineur. La première partie de ce menuet est faible , mais le mineur qui la suit çst excelle?! t.

Quelques compositeurs écrivent le mot mineur à l'endroit où s'opère le changement de mode. Cette précaution que les faiseurs de contredanses ne négligent jamais j nous paraît parfaitement mutile, quand on écrit pour des musiciens exercés.

Minime, adj. On appelle intervalle mini?ne celui qui est moindre que le mineur, oti le diminué ^our ceux qui admettent ce degré de plus.

La tierce diminuée est plus petite d'un demi-ton que la tierce mineure , telle que ut # et mi b , la rjiininie serait comme ut îTr? et mi b.

L'intervalle minime né peut pas se noter et n'est point admis dans la musique.

Minime, s. f. Par rapport à la Jurée ou au temps,

est, dans nos anciennes musiques, la note qu'aujour-d'hui nous appelons blanche,

MiNUETTO. [Voyez Menuet.)

Mise de voix , en italien Messa di voce , est une émission entière de la voix, une tenue faite sur une des notes les plus sonores de son diapason , avec la gradation insensible du pianissimo au forte, et le retour au pianissimo en observant la même gradation.

Le trille final est d'un plus bel effet quand on l'a. préparé par la mise de voix. Elle sert aussi dans un point de repos à amener une volatine descendante.

Les premières gammes lentes des méthodes de chant ne sont que des suites de mises de voix pratiquées sur toutes les notes de l'échelle en montant et en descendant {Fig, 56.)

Mixte , adj. On appelle modes m^ixtes ovtconfiexes dans le plain-chant , les chants dont Tétendue excède leur octave et entre d'un mode dans l'autre ; participant ainsi de Vauthente et àxxplagal. Ce mélange ne se fait que des modes compairs, comme du premier avec le second , du troisième avec le quatrième ; en un mot , du plagal avec son authente et réciproquement.

Mode , s. m. Dans toute pièce de musique , le repos parfait, le repos final tend à se faire sur un certain son, auquel il serait impossible d'en substituer un autre. Cette tendance provient d'une certaine disposition, que tous les autres sons du système ont relativement à ce son principal. Cette disposition ou arrangement

ïïe sons , est ce qu'on appelle le mode ; on appelle échelle du mode , la série des sons du mode rangés entre eux dans l'ordre le plus immédiat, en partant du son principal , qwe l'on nomme ionique.

On distingue deux genres de mode ; le mode majeur, dans lequel la troisième note de l'échelle fait une tierce majeure avec le son principal ; le mode mineur tist celui dans lequel la troisième note de l'échelle fait une tierce mineure avec ce même son.

L'échelle du 7720C?e majeur forme le chant si connu, "Ut ré mi fa sol la si ut. Ici la tierce à compter de la tonique est majeure, ainsi que la 6^ et la 7*^, Dans le mode mineur, au contraire, la 6" et la 7^ peuvent être majeures ou mineures, ce qui donne poiu' échelle générale de ce mode , le chant , la si ut ré mi fa fa ^ sol sol it la : mais pour rendre l'intonation plus facile et son résultat plus agréable, on jugea à propos de diviser cette échelle en deux autres , l'une ascendante , dans laquelle la sixte et la septième étaient majeures : la si ut ré mi fa t^ sol +f la ; l'autre descendante, dans laquelle ces intervalles étaient mineurs : La sol ^fa\\ mi ré ut si la.

Depuis vingt ans environ , les professeurs habiles accoutument leurs élèves à chanter la gamme mineure en formant la sixte mineure de la tonique , pour ne pas changer le genre du jnode et rendre l'échelle ascendante parfaitement conforme à celle qui descend. Ainsi la gamme de la mineur s'exécute maintenant en montant la si ut ré mi fa sol # la ; et en descendant , la sol ^ fa mi ré ut si la. Quand les élèves ont trop de

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peine à attaquer juste l'intervalle de seconde augméutée, qui existe à\x fa au sol #, le maître doit fuirï^ monter la gamme jusqu'au fa , et ensuite la faire descendre jusqu'au sol # qui va se reposer ensuite sur le la. Il en est de même de toutes les autres gamines mineures.

Tout mode majeur a im mode mineur qui liii est relatif et réciproquement; c'est-à-dire que tous les modes majeurs et mineurs ont deux à deux la même échelle. Chaque mode majeur a pour relatif mineur celui de sa sixième note , et chaque mode mineur a pour relatif majeur celui de sa troisième note. Ainsi le mode mineur de la est le relatif du majeur d'w^, si mineur de ré majeur et réciproquement. Outre cela^ chaque mode a pour mode prochain les modes pareils de sa quinte inférieure et de sa quinte supérieure , c'est-à-dire, majeur, s'il est majeur et mineur s'il est mineur.

On entend par ?nodulation la conduite d'une pièce de musique relativement au mode.

Comme la tierce et la sixte sont les intervalles qui caractérisent le mode^ on peut changer le mode mineur en majeur au moyen de l'addition de trois dièses à la clef, ou par la suppression de trois bémols.

Par exemple , si n'ayant rien à la clef vous étiez en la mode mineur, mettez trois dièses et vous serez en la mode majeur. Si ayant un dièse à la clef vous étiez en mi mode mineur, ajoutez- y trois dièses et vous serez en jui mode majeur. Si vous avez trois bémols à 1.4 clef et que vous soyez eu ut mode mineur , retran*

'ûïez les trois bémols et vous serez en ut mode majeur. S'il n'y a qu'un bémol à la clef et que vous soyez en ré mode mineur^, retranchez le bémol et mettez deux dièses , et vous serez en re mode majeur , et ainsi pour les autres tons.

Dans nos anciennes musiques, on appelait aussi modes , par rapport à la mesure et au temps, certaines manières de fixer la valeur relative de toutes les notes par un signe général. Le mode était à-peu près alors ce qu'est aujourd'hui la mesure ; il se marquait de m^ême après la clef, d'abord par des cercles ou demicercles ponctués ou sans points, suivis des chiffres 2 ou 5 différemment combinés , à quoi l'on ajouta ou substitua dans la suite des lignes perpendiculaires différentes, selon le mode, en nombre et en longueur; et c'est de cet antique usage que nous est resté celai du C et du C barré. [J^oyez Prola^tiox.)

Il y avait, en ce sens, deux sortes de jnodes; le majeur, qui se rapportait à la note maxime , et le mineur, qui était pour la longue : l'un et l'autre se divisaient en parfait et en imparfait.

Le mode majeur parfait se marquait avec trois lignes qui remplissaient chacune trois espaces de la portée , et trois autres qui n'en remplis saient que deux : sous ce m,ode , la maxime valait trois longues.

Le mode majeur imparfait était marqué par deux lignes qui traversaient chacune trois espaces , et deux autres qui n'en traversaient que deux; et alors la maxime ne valait que deux longues.

Le mode mineur parfait était marqué par une seuW

ligne qui traversait trois espaces ; et la longue Valait trois brèves.

Le mode mineur imparfait était marqué par une ligne qui ne traversait que deux espaces 5 et la longue n'y valait que deux brèves.

Tout cela n'est plus en usage depuis long-temps , ïnais il faut nécessairement entendre ces signes pour savoir déchiffrer les anciennes musiques.

MoDERATE. F'oyez

Moderato , adv. italien. Modéré ; mouvement moyen entre le lent et le vite. Les Allemands désignent ce mouvement par gemassigtj et les Anglais par /?zoderate.

Modulation, s, f. C'est proprement la manière d'établir et de traiter le mode ; mais ce mot se prend plus communément aujourd hui pour l'art de conduire l'harmonie et le chant successivement dans. plusieurs modes, avec autant d'agrément que de correction.

Il y a deux manières de moduler, savoir, celle qui ne sort point du ton et du mode établi, et celle qui passe toiir à tour dans d'autres tons et d'autres modes.

Moduler sans sortir du ton et du mode , c'est parcourir tous les tons de la gamme avec un chant agréable , en ramenant souvent , et sans trop di^niformité , les trois sons principaux . la dominante , la toni :|ue et la sous-dominante.

Moduler dans des tons et modes différens , c'est conduire la mélodie et Tharmonie d'un ton à un autre

ton , d'un mode à un autre mode , au moyen des altérations.

Les modulations les plus usitées d'un morceau de musique dans le mode majeur, sont disposées de la manière suivante. La première modulation se fait à la dominante mode majeur 5 on module ensuite dans le mode mineur relatif du ton principal; on passe à la médiante mode mineur, ou à la seconde note du ton également mode mineur; on va à la sous-dominante mode majeur, on revient à la dominante , d'où on passe enfin au ton primitif dans lequel le morceau se termine.

Voici la marche que Ton suit pour le mode mineur. La première modulation conduit au mode majeur relatif ou à la dominante mode mineur (quelquefois on passe à celle-ci avant d aller à l'autre) ; on revient pendant un moment au ton principal pour aller ensuite à la sous-dominante , puis à la sixte ; on repasse encore au relatif majeur, d'où on retourne enfiin au ton primitif dans lequel on termine le morceau.

Ceci n'est qu'un aperçu de la marche des modula-^ tlons ; on ne suit pas toujours scrupuleusement ces manières de moduler, mais on ne s'en écarte guère , quand on veut conduire régulièrement les modulations*

C'est à tort que quelques personnes confondent les modulations avec les transitions. La transition n'a lieu qu'au moment où le ton se substitue à un autre, et la modulation existe au contraire depuis le début du morceau jusqu'à cette substitution, et une autrn 2. 4

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