MUA
font deux parties qui montent ou descendent en même temps.
Le moupement oblique, est celui que font deux parties , dont l'une reste au même degré, pendant que l'autre monte ou descend.
Le mouvement contraire, est celui que font deux parties, dorft l'une monte pendant que l'autre descend.
Le mouvement oblique et surtout le mouvement contraire , sont ceux qui offrent le plus de ressources et de richesses dans l'harmonie.
M. Reicha fait une quatrième distinction , en établissant le mouvement parallèle: nous pensons que ce mouvement a trop de rapports avec le mouvement direct, pour en former une classe particulière. (JP. 52.)
MuANCES , s. f. On appelait ainsi les diverses manières d'appliquer aux notes les syllabes de la gamme, selon les diverses positions des deux demi-tons de Toctave, et selon les différentes routes pour y arriver. Comme Guido n'inventa que six de ces syllabes, et qu'il y a sept notes à nommer dans une octave , il fallait nécessairement répéter le nom de quelque note ; cela fit qu'on nomma toujours mi fa ou fa la, les deux notes entre lesquelles se trouvait un des demi- tons. Ces noms déterminaient en même temps ceux des hôtes les plus voisines , soit en montant , soit en descendant. Or, comme les deux demi-tons sont sujets à changer de place dans la modulation, et qu'il y a dans la musique une multitude de manières différentes de leur appliquer les six mêmes syllabes, ces manières s'ap-
MUE. Sj
pelaient muatices^ parce que les mêmes notes y changeaient incessamment de noms. ( V^oyez Gamme.)
Dans le dix-septième siècle on ajouta la syllabe si aux premières de la gamme de Guido. Par ce moyen la septième note de léchelle se trouvant nommée , les niuances devinrent inutiles, et furent prospérités de la musi(jue.
Muance vient du latin mutare, muer, changer. ( Voyez Propriété. )
Mue de la voix. La nature opère un chaiigement dans la voix, à l'époque où les individus des deux sexes passent de l'enfance à la puberté.
L'époque de ce changement n'est point fixe, ni chez les uns, ni chez les autres; ce qui est constant cependant, c'est que la voix des hommes, après h-mue^ change tout-à-fait de nature, en prenant un caractère opposé à celui qu'elle avait, taudis que la voix des femmes n'éprouve point une mutation pareille ; car le seul changement qui s'opère en elles consiste à donner à cette voix , sans qu'elle change de nature , plus de force, plus de timbre, et souvent plus d'étendue.
D'après plusieurs observations qui ont été faites , on peut à peu près conjecturer, avant la mue de la voix d'un enfant, de l'un ou de l'autre sexe, quel caractère prendra la voix qu'il aura après avoir mué.
Si un garçon et une jeune fille, par exemple, ont l'un et l'autre une voix étendue et sonore , le résultat de la mue donnera au premier une voix de ténor, et à la seconde une voix de premier dessus ou soprane.