MUE
Mais si l'un et laiitre ont une voix à laquelle il soit plus aise de descendre que de monter , et dont les sons graves aient plus de force et de timbre que les sons aigus, dans ce cas le résultat de la mue donnera une voix de basse ou de b.iriton au premier , et une voix de contralte ou de second dessus à la seconde.
Telle est la marche de la nature lorsqu'elle n'est point arrêtée ni contrariée par des maladies , par des excès , ou par un exercice forcé pendant la mue.
Lorsque la nature est contrariée de l'une ou de Tautre de ces manières , les effets de la mue ne sont plus les mêmes , et l'on peut assurer que si les maladies , les excès et l'exercice forcé ne gâtent pas sans retour la voix , il en résulte du moins des voix trèslimitées et très-faibles , sans toutefois être mauvaises.
Ce résultat dans les deux genres de voix , les fait ordinairement tomber de l'une des subdivisions dans la subdivision inférieure, c'est-à-dire, qu'il donne aux garçons une voix de bariton au lieu de ténor, ou de basse au lieu de bariton , et aux jeunes filles une voix de second dessus , mezzo soprano , au lieu d'une voix de dessus , soprano , ou de contralte au lieu de second dessus.
Ces voix sont naturellement très-bornées , soit du côté du grave ^ soit du côté de l'aigu.
D'après ces expériences , il faut nécessairement établir une méthode par laquelle on puisse préserver la voix de devenir mauvaise après la mue^ quand même, par des accidens qu'on n'aurait pu empêcheç^ cette voix serait très-limitée.