PL A
Plagal, adj. Ton plagal. C'est une règle fondatnentale , <jue toute pièce de plain-chant doit être renfermée dans l'étendue d'une octave , ou tout au J)lus d'une neuvième. Cela observé , il peut arriver deux cas, savoir , que la finale occupe le plus bas degré de cette octave, ou qu'elle en occupe le milieu. Dans le premier Cas le ton est authentique ou authente : et lorsque la finale occupe le milieu, le ton est appelé plagal ou collatéral.
Dans le ton authentique la quinte est au grave et la quarte à Faigu, et dans le ton plagal la quarte est au grave et la quinte à l'aigu.
L'étendue des voix^ et la division des parties ont fait disparaître ces distinctions dans la musique ; et on ne les connaît plus que dans le plain-chant. On y compte quatre tons plagaux ; savoir , le second > le quatrième, le sixième et le huitième 5 tous ceux dont le nombre est pair.
Plagiat , Sé m. Est le nom que l'on donne à un larcin d'idées musicales.
On appelle /j/a^^afre celui qui s'en rend coupable.
En musique comme en littérature il faut distinguer les idées créées , les phrases filles de l'imagination et qu'on ne saurait s'approprier sous aucun prétexte , d'avec les lieux communs de l'école. Les marches de septièmes, de quintes et quartes, les motifs obtenus par les diverses combinaisons des trois notes de l'accord parfait , les phrases faites appartiennent à tout le monde.