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ûura-t-il la tête assez bien meublée pour rapprocher à l'instant le motif de Mozart , de Haydn , de Jomelli , de Sarti, de Handcl, de Beetbowen , de Philidor, d« Gosscc , etc. etc. de celui que Ton nous donne comme neuf. L'accusation de plagiat tombe d'elle-même si l'on ne cite pas la som'ce où le nouvel auteur a puisé. ( T^ojez Bravo, Inventiox. )
Plaix-chant, s. m. C'est le nom que l'on donne au chant ecclésiastique. Ce chant, tel qu'il subsiste encore aujourd'hui est un reste hieu précieux de l'ancienne musique grecque.
Le plain-chant est mi geni'e de musique ou plutôt une sorte de chant dans lequel on n'emploie que la mesure à deux temps et des notes de valeurs égales. La portée sur laquelle on écrit le plain-charit n'a que quatre lignes et l'on ne se sert que des clefs d'w^et de fa.
Comme \e plain-chant jouit, quanta l'intonation , d'une constitution particulière , je vais essayer d<? l'exposer.
On sait que , dans toute pièce de musique proprement dite, la terminaison doit se faire dans Iharmonie de la première note de 1 échelle du mode, soit majeur, soit mineur, et cpie la basse en particulier doit finir sur cette note essentielle. Il n'en est pas de même du plain-chant^ et dans celte sorte de mélodie toutes les notes de la gamme naturelle , à l'exception de la septième si peuvent êti-e prises pour finales ou notes de repos , sans que Ton introduise dans l'échelle d'autres altérations que ceriaines altérations accidentelles né-
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cessaircs pour éviter la quarte augmentée , qui est sévèrement exclue de ce chant.
C'est une règle fondamentale , que toute pièce de plain-chant doit être renfermée dans l'étendue dWe octave, ou tout au plus d'une neuvième. Si la finale occupe le plus bas degré de cette octave , le ton est authentique ou authente , si elle en occupe le milieu , le ton est plagal ou collatéral. D'après ce que nous venons de dire, il est clair que Ton doit avoir douze tons de plain-chant marchant toujours deux à deux, savoir : un authentique avec un plagal qui a la même finale que lui, comme on peut le \o\y fig, 56.
Mais il faut remarquer, qu'à cause du bémol que l'on place ordinairement sur le si^ dans les deux premiers , et dans le cinquième et le sixième tons , ces tons deviennent chacun à chacun absolument semblables aux quatre derniers; c'est pourquoi ceux-ci ne sont regardés que comme une transposition des autres à la quinte en haut , et l'on est dans l'usage de ne compter en tout que huit tons de plain-chant , qui sont les, huit premiers de notre tableau. Ces huit tons sont ce que l'on appelle les tons réguliers. Il y a outre cela le& tons mixtes et les tons irréguliers. ( Voyez Tons D]Ei l'Église. )
Outre sa finale, chaque ton a encore une note très-, remarquable , qui sert à le caractériser : c'est sa domi-. nante sur laquelle se fait toute la psalmodie.
Tout mode ou ton impair authente a sa dominante à la quinte au-dessus de sa tonique ou fiuale, excepté le troisième qui l'a à la sixte.
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Tout mode pair ou plagal a sa dominante à la tierce, au-dessous de celle du mode impair ou authentique qui lui correspond , excepté le huitième , qui a pour dominante la seconde au-dessous de la dominante de l'authente qui lui correspond. Voyez le tahleau des finales et des dominantes de chaque ton. {Fig. 56.)
On compose en plain-chant toute sorte de pièces, pour le service de l'église , comme messes , psaumes , antiennes , répons , hymnes , versets , etc. Qiacune de ces pièces a un caractère et des tournures particulières.
Saint Ambroise, archevêque de Milan , est regardé comme l'inventeur Au. plain-cliant\ c'est-à-dire qu'il donna le premier une forme et des règles au chant ecclésiastique, pour l'approprier mieux à son objet, et le garantir de la barbarie et du dépérissement où tombait, de son temps , la musique. Saint Grégoire^ surnommé le Grand , pape , le perfectionna , et lui donna la forme qu'il conserve encore aujourd'hui à Rome , et dans les églises où se pratique le chant romain.
Planche, s. f. Se dit d'une plaque de cuivre ou d'étain, sur laquelle on grave la musique. On distingue trois principales sortes àe planches , savoir :
haplancJie d'opéra, ainsi nommée attendu qu'elle est employée assez généralement pour les partitions d'opéra.
La planche de symphonie , dt)nt le format plus grande convient aux parties d'orchestre.
Et la planche de grande symphonie , dont le mo-