‹ Dictionnaire de musique moderneChapitre 43 sur 119 · PLE · texte numérisé non relu

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dèle est le plus grand de tous, on la destine aux ouvrages de luxe , tels que les éditions des quatuors de Haydn ( t de Mozart, et des quintettes de Bocchérini, publiées par MM. Pleyel et Janet.

La collection des chefs-d'œuvre dramatiques des écoles étrangères, que nous avons traduits en français , en y conservant néanmoins le texte italien , est aussi exécutée sur planches de grande symphonie,

La planche de guilare est une planche de sym-^ phonie prise en travers, sur laquelle on a gravé deux pages au lieu d'une. ( Voyez Graveur. )

Plein -JEU. C'est, dans Forgue, la réunion des jeux de cymbale et de fourniture. Pour que le plein- Jeu produise un effet satisfaisant, il faut qu'il soit soutenu par de bons fonds , c'est-à-dire par le bourdon de seize pieds , la montre et les prestans.

On se seri du plein-jeu pour accompagner le plainchant, faire des préludes, et même pour exécuter des fugues.

Plique, s. f. Plica, sorte de ligature dans nos anciennes musiques. La plique était un signe de retardement ou de lenteur (^sigjium morositatis ^ dit Mûris.) Elle se faisait en passant d^un son à un autre , depuis, le demi-ton jusqu'à la quinte , soit en montant , soit en descendant; et il y en avait de quatre sortes, i*" La plique longue ascendante est une figure quadrangu-^ laire avec un seul trait ascendant à droite, ou avec deux traits dont celui de la droite est le plus grands

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2" hapligiie longue descetidante a deux traits descendans dont celui de la droite est le plus grand. 3" La plique brève ascendante à le trait montant de la gauche plus long que celui de la droitéè 4* Et la descendante a le trait descendant de la gauche plus grand que celui de la droite.

Pochette, s. f. Petit violon de/7or/f^quialemême manche que le violon, et dont les maîtres de danse se servent comme étant plus commode à porter. Il sonne l'octave du violon ordinaire.

Lorsqu'un violoniste ne tiire qu'un son faible et grêle de son iustrument , on dit qu'il a un jeu de pochette.

Poco, adv. Peu. Poco apoco, peu à peu. Poco forte oupocof., un peu fort. Crescendo poco a poco ou cres. poco a poco. Crescendo peu à peu.

PoEME, s. in. Ouvrage écrit en vers, ou en prose mêlée de vers , et destiné à être mis en musique.

On ne donne le nom de poème qu'à des ouvrages d'une certaine étendue , tels qu'un opéra, un oratorio, une cantate ; tandis que le mot de paroles , qui signifie la même chose , s'applique également à un opéra et îi une chanson.

L'opéra de Stratonice est remarquable autant par le poème que par la musique.

Point, s. m. Le point augmente la note qui le précède de la moitié de sa vakur ou diïréc. Quand il y a plusieurs points de suite , le second ne vatit quely moitié du premier , le troisième la moitié du second.

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On appelle notes pointées celles qui sont suivies d'un ou de plusieurs pof/z/*.

Le point que l'on place au-dessus des notes ne change rien à leur valeur, il indique que l'on doit les détacher.

Point d'arrêt. {Voyez Arrêt.)

Point d^ORGUE , passage brillant que fait la partie principale, dans un solo rëel ou accompagné, l^e point d'orgue se place sur un repos, ou vers la fin d'un morceau de musique. Les airs de bravoure de l'Ecole Italienne se terminaient autrefois par un point d'orgue ou cadenza ; cet usage s'est perdu peu à peu. On n'en place même plus à la conclusion du premier allégro des concertos et des symphonies concertantes; ce repos refroidissait les écoutans, et le/joi/z^ d'orgue^ quoique difficile et bien rendu, n'excitait pas autant l'admiration et l'enthousiasme que le simple trille, succédant sans interruption à un trait rapide et véhément.

Pointu , tte , adj . On se sert de ce mot figurément et dans la conversation familière , pour désigner une voix qui ne donne que des sons grêles , et n'a de développement que dans la partie aiguë.

Une voix pointue, des sons pointus.

PoLACCA, polonaise. [Voyez Polonaise.)

Polonaise , s. f. Air de chant et de danse mesuré à trois temps et d'un mouvement modéré. La polonaise nous vient de Pologne, ainsi que l'indique sou nom :

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elle se distingue par un rhythme boiteux, que l'on obtient en sjncopant les premières notes de la mesure. Les ritournelles de la polonaise sont du plus grand éclat , on y emploie ordinairement tous les instrumens à vent et les timbales ; c'est un morceau dont l'exécution demande beaucoup de brillant et de légèreté. On dit que f ai de grands défauts ^ du Trente et Quarante est une jolie polonaise, M. Paër en a fait de fort belles. Celle de Trento^ sento che son viciriOy se chante beaucoup maintenant.

On fait un grand usage de là polonaise dans le style instrumental.

POLYMNIE , Muse de la rhétorique. Elle est couronnée de fleurs , quelquefois de perles et de pierreries , avec des guirlandes autour d'elle, habillée de blanc; la main droite en action pour haranguer, et un sceptre dans la gauche. Souvent, au lieu d'un sceptre , on lui donne un rouleau, sur lequel est écrit : suadere, parce que le but de la rhétorique est de persuader. D'autres rouleaux qui sont à ses pieds portent les noms de Cicéron et de Démosthène.

Un scoliaste d'Apollonius lui attribue l'invention de la lyre. Cela peut avoir donné lieu à l'erreur de divers poètes , qui ont considéré cette Muse comme présidant à la musique. ( Voyez EuTERPE.)

Pompe , s. f. C'est dan's le cor et la trompette , un fragment de tuyau en forme de fer à cheval qui, par ses deux extrémités , vient s'emboiter avec justesse sur les deux bouts formés par une section faite , vers le milieu

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du corps (le rinsirument , et les recouvre enlièrement.

En enfonçant plus ou moins cette /7077i/?e, on allonge ou Ton raccourcit le grand tuyau, ce qui baisse ou élève le ton.

hâpojnpe du trombone, quoique d'une forme semblable, a des branches beaucoup plus longues, et qui recouvrent les deux bouts du grand tuyau sur une étendue de trois pieds environ. C'est par la manière dont on gouverne ceiie pompe , en la tirant ou en l'enfonçant, que Ton obtient les difFérens degrés de l'éclielle.

Dans la flûte, la clarinette, le basson, la po/npe est une emboiture en métal, placée entre les principales pièces pour les réunir , et qui sert aussi à donner un peu plus d'extension à l'instrument , et à baisser par conséquent son intonation.

Po^XTUATION, s. f. La ponctuation consiste à mettre des points de différentes formes , des virgules et d'autres signes dans un discours écrit , pour en distinguer les périodes et les membres , et le rendre plus aisé à entendre.

Cette ponctuation^ si nécessaire dans le discours oratoire, cesse de l'être dès que la marche et l'intonation des paroles sont invariablement marquées par des signes musicaux. Puisque la musique a ponctué les pa-» rôles , le copiste ne doit pas s'en mêler, car ce serait ajouter des signes que le compositeur s'est chargé de rendre inutiles.

Tel est l'avis de J.-J. Rousseau au sujet de la/;o/zcf nation, y o\çÀ les raisons que l'on peut donner pour 1« combattre.

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