SIX
par un signe , soit par des notes. Segue , dans ce sens, a la même signification que simili.
Simple. Dans la musique, tout composé a son simple^ et tout simple son composé. Tout écolier doit s'exercer à trouver le double et toutes les autres variations du sim^ple^ et à trouver le simple de quelque composé que ce soit. Ce qu'on nomme le simple .^ dans un air varié, n'est presque jamais un simple absolu, mais un simple comparativement aux doubles ou variations qui suivent. ( V^oyez Doubles , Variations.)
Sistre, s. m. Instrument de musique de percussion ; il est ovale , et fait d'une lame de métal sonore , dont la circonférence est percée de divers trous opposés, par lesquels passent plusieurs baguettes de métal. On agite le sistre en cadence , pour lui faire rendre un son.
Cet instrument de percussion, a été inventé par les Egyptiens. Nous l'employons quelquefois dans la musique militaire.
Sistre , s. m. Instrument qui tenait de la guitare et de la mandoline , et que l'on a abandonné à cause de sa complication. Il était monté en cordes de métal.
Sixte , s. f. La seconde des deux consonnances imparfaites , appelée sixte parce que son intervalle est formé de six sons ou de cinq degrés diatoniques.
Il y en a quatre sortes ,
1° La sixte m,ajeure, composée de quatre tons et d'un demi-ton , renversement de la tierce mineure.
2° La sixte mineure^ composée de trois tons et deux demi-tons; renversement de la tierce majeure.
3° La sixte augmentée^ composée de quatre tons et deux demi-tons ; renversement de la tierce diminuée.
4" La sixte diminuée , composée de trois tons et deux demi-tons 5 renversement de la tierce augmentée. (Fig.bii.)
Slargaxdo , mot italien qui signifie en ralentissant, en donnant plus de largeur au mouvement.
Slow, (f^oyez Lento.)
Smorzando. [Voyez Diminuendo.)
Sol. La cinquième des six syllabes inventées par Guido , pour prononcer les notes de la gamme. Le sol naturel répond à la lettre G.
Solfège , s. m. Livre élémentaire qui sert à apprendre à lire la musique , en la solfiant. Ce livre renferme ordinairement tous les principes relatifs à l'intelligence et à la lecture de la musique , et un grand nombre de leçons graduelles à une et à plusieurs voix, avec un accompagnement de basse chiffrée.
Le solfège d'Italie, gravé pour la première fois en 1784, eut un succès prodigieux, et fit abandonner tous les solfèges français qui existaient alors. On remarqua cependant que ce précieux recueil ne contenait pas un assez grand nombre de leçons faciles;
Roflolphe y suppléa en couiposant un petit Hoïfrge^ destiné aux premières études. Le Conservatoire de Paris a publié en 1799? un excellent solfège , en trois volumes; il sert conjointement avec celui d'Italie à l'éducation musicale des élèves de cet établissement.
Solfège vient de Titalien solfeggio , leçon pour solfier. On devinait appeler le livre, qui contient ces- leçons , Recueil de àofèges , ou Solfèges , mais le tout prend ici le nom de la partie , et Ton dit le solfège du Conservaioire . le solfège d'Italie,
Solfier , v. n. C'est , en entonnant des sons, prononcer en même temp ; les syllabes de la gamme qui leur correspondent. Cet exercice est celui par lequel on fait toujours commencer ceux qui apprennent la* musique , afin que l'idée de ces différentes syllabes , s' unissant , dans leur esprit , à celle des intervalles qui s'y rapportent, ces syllabes leur aident à se rappeler ces intervalles.
Aristide Quintilien nous apprend que les Grecs avaient pour solfier, quatre syllabes ou dénominations des notes , qu'ils répétaient à chaque tétracorde, comme nous en répétons sept à chaque octave. Ces quatre syllabes étaient les suivantes : té ^ ta, thè , tho' Guido d'Arezzo ayant substitué son hexacorde au tétracorde ancien , substitua aussi pour le soijier, six autres syllaljes aux quatre que les Grecs employaient autrefois. Ces six syllabes sont les suivantes : ut ré mi fa sol la^ tirées de la première strophe de l'hymne de saint Jean- Bapliste ^ où elles se trouvaient placées dans leur ordre
diatonique. Elles lui vinrent dans l'esprit par inspiration , en chantant cette strophe.
Ut queanl Iaxis
VtEsonare fibris , Ml/rz gesiorum Yxmuli luorum , SoL.ve poilu li \jjj)ii reatum , Sancie Joannes.
Angelo Berardi les a renferme'es dans le vers suivant :
Ut Vi^^vet ^SllserUTJt FjLtum .SoLiiosçfUe laAbores.
Le si n'a été inventé et ajouti^ à la gamme de Guide, que plusieurs siècles a])rès. ( f'^ovez Si.) - On a formé ce mot solfier de la réunion des noms des deux notes sol eifa , le sol étant la première note du système hexacordal de Guiclo. C'est par la même raison que la lettre A désigne le la , attendu que les lettres ont été affectées à représenter les notes dans un temps où le système n'avait pas encore pour type la gamme (ïut.
Solo, adj. pris subst. Ce mot italien s'est francisé dans k musique, et s'applique à un morceau ou à un trait qui se joue sur im seul instrument avec accompagnement d'orchestre. L^e solo vocal s'appelle récit.
Quand une partie vocale ou instrumentale récite, le mot solo avertit l'exécuîant qu'il va être placé en pre-
mière ligne et devenir l'objet de l'attention générale. Si deux ou trois parties récitent à la fois, l'on écrit soli. Dans les concertos on marque les solo'i sur la partie principale et sur celles d'accompagnement.
Plusieurs auteurs ont publié de grands solos pour divers instrumens, avec accompagnement d'orchestre; ce sont des concertos irréguliers et d'une forme peu étendue. On compose aussi des soLos pour un instrument seul.
Dans les grands orchestres, on donne le nom de solo au musicien qui exécute les solos , et qui , le plus souvent , ne joue pas dans le reste de la musique. Violoniste solo, flûtiste solo, corniste solo. Un orchestre a deux hautbois pour la symphonie , on leur en adjoint un troisième qui ne se fait entendre que dans le solo ; il possède quatre cornistes , on en a un cinquième pour le solo. Ces musiciens d'élite n'augmentent pas la force instrumentale , puisqu'on ne les entend que quand leurs collègues se taisent , et que ceux-ci ne reprendront leur partie qu'après le solo. Ainsi , trois hautbois et cinq cors ne font réellement pour l'oreille que deux hautbois et quatre cors. Mais on conçoit aisément que les Duvernoi , les Dauprat , les Wogt, les Tulou , jouant un solo après quelques passages saisis çà et là, pour se mettre en embouchure , donnent des sons plus pleins , plus purs , ont une élocution plus libre et plus brillante , que si pendant deux ou trois actes , ils s'étaient essoufflés en poussant la grosse note pour fournir à un vulgaire remplissage.