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SoLMisATiON, S. f. Actioii de solmiser ou solfier. ( Voyez Solfier , Solmiser. )

Solmiser , v. a. Lorsque le mot solfier a ëtë formé, le système musical avait pour base la gamme sol la si ut ré mi fa^ et non celle ut ré mi fit sol la si. C'est avec les deux notes extrêmes de cette première gamm'e que Ton a fait le verbe solfitr. C'est donc le système hexacordal de Guido d'Arezzo , qui a fait mettre le sol à la tête du verbe solfier, parce que ce système avait ce sol pour corde la plus grave et pour initiale , quoiqu'en solfiant , ce sol se nommât ut.

Il ne s'agissait point , selon les vues de ce temps , de signaler la tonique comme note principale du ton dans le mot solfier, mais d'indiquer la corde la plus grave du clavier géaéral , qui était la gamme de Guido.

11 est un terme qui cadre encore mieux avec le système de Guido que celui de solfier , qui indique l'heptacorde sol fa; c'est celui àe solm^izare ou. solmiser, qui désigne l'hexacorde le plus grave du système de Guido , sol la si ut ré m.i, dont les extrémités sont sol et mi.

Les verbes solfier et solmiser ont tous deux pour but d'indiquer le sol comme note initiale du système , et par-là ils se montrent les contemporains de celui de Guido. On ne doit pas s'étonner qu'ils ne s'accordent pas avec la gamme des modernes , qui est ut ré mi fa sol la si. (Voyez Propriété.)

Sommier, s. m. Espèce de coffre, qui ressemble assez à un billard , dans lequel les soufïlels des orgues

font rntrer le vent , qui de là se communique dans les différens tuyaux qui sont plantés dans la table supérieure du sonunier. Il y a plusieurs soinmiers dans un grand orgue.

Soy , s. m. Nous désignons par le terme générique de 50/z, toutes les sensations que nous recevons par l'organe de l'ouïe. Ces sensations sont de plusieurs espèces ; savoir : le bruit , le cri , le son oratoire , le son musical , c'est-à-dire celui de la voix chantante et des instrumens.

La musique, en ce qui concerne la composition, est une langue qui a pour élément le son musical ; en quoi elle diffère des langues ordinaires, qui ont pour élémens les sons de la voix parlante , que nous appelons sons oratoires.

Rien n'est plus aisé que de sentir la différence de ces deux espèces de sons , mais rien n'est plus difficile que de la décrire et d'en expliquer la nature. Heureusement, comme l'observe Sulzer, Tun n'est pias de noire objet ^ et l'autre n'est pas nécessaire : il nous suffit de savoir que des élémens qui lui sont propres', la musi(|ue forme des combinnisons plus ou moins étendues, offrant à l'esprit des idées plus ou moins simples , des phrases ou des périodes , des pièces entières de tout style et de tout caractère , à l'aide desquelles elle réussit à flatter nos sens, à fixer notre imagination par l'imitation des effets naturels , à émouvoir notre cœur par la peinture des sentimens.

Toutes les modifications dont le son est susceptible

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