sou
l'effet d'un fort contrepoids, le souffleur les relève aussitôt. ( Voye::. OrGUE HYDRAULIQUE. )
Souffleur, s. m. Musicien placé dans un trou, pratiqué au milieu de l'avant-scène , lequel suit sur la partition les chants que l'on exécute sur le théâtre , bat la mesure avec la main dans les passages scabreux, soutient la mémoire de l'acteur , en lui faisant entendre à propos les mélodies dont il est peu sûr, et le remet sur la voie s'il vient à perdre le fil du discours musical. A côté de ce fioujjleur pour la musique, il y a ordinairement un autre souffleur qui remplit les mêmes fonctions pendant le dialogue parlé.
A l'Académie royale de musique et dans beaucoup de théâtres de province, le chef d'orchestre sert de souffleur. Mais cette méthode est mauvaise, toute illusion cesse dès que l'on voit le maître de musique entrer en conversation avec le personnage scénique.
Souffleur d'Orgue , est celui qui fait aller les soufflets de cet instrument. i
Soupir. Silence équivalant à une noire. Dans la musique vocale, et dans le jeu des instrumens à vent , on prend haleine pendant les grands silences, et l'on place de petites respirations, des espèces de soupirs sur ceux de moindre valeur. C'est ce qui a fait appeler ces silences soupirs , en italien sospirL {Fig, 5 1 .)
Sourdine, s. f. Petit instrument de Lois, que l'on enchâsse sur le chevalet du violon , de la viole ou du
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violoncelle, pour en intercepter les vibrations et en diminuer par conséquent le son.
La sourdine , en affaiblissant les sons , change leur timbre et leur donne un caractère sombre et mélancolique.
Con sordini, ou simplement sordini, signifie que l'on doit se servir des sourdines.
Le piano a une pédale qui fait marcher des réglettes de bois , couvertes de peau qui , en s'appliquant sous les cordes , en gênent les vibrations , et donnent un jeu de sourdine.
Les cors , les trombones , ont des sourdines. Un mouchoir placé entre le timbre du tambour et la peau du dessous, intercepte les vibrations de cet instrument. Le voile d'étoffe que l'on jette sur les timbales , produit aussi l'effet d'une sourdine.
Sous-dominante , nom donné à la quatrième note du ton, laquelle est par conséquent au même intervalle de la tonique en descendant , qu'est la dominante en montant.
Dans le ton d'w^, la noie fa est la sous-dominante, elle est placée immédiatement au-dessous de la dominante soi, ,
Soutenir, v. a. pris en sens neutre. C'est faire exactement durer les sons toute leur valeiu* , sans les laisser éteindre avant la fin.
Spiccato , adj. Piqué. ( Voy^z PiQUÉ. ) Spiritoso , adj. italien. Avec feu. ( V, Allegro.)
2nS STR.
Staccato, aclj. italien, qui signiGe détacher.
Strette , s. f. On se sert de ce mot pour désigner cette partie de la fugue , dans laquelle le compositeur ne donne plus que des fragmens du sujet qu'il a déjà traité avec tous les développemens nécessaires. Il par- .tage ce sujet en diverses portions, et les travaille l'une contre l'autre au moyen de l'imitation.
La slrette consiste donc dans l'union en une même harmonie , du sujet et de la ré])onse. Dans le cours de la fugue, on attend, pour fiire la réponse, que la proposition soit achevée ; mais dans la strette on fait entrer la réponse avant la terminaison du sujet , sans rien déranger, ou en ne dérangeant que le moins possible à l'un ou à l'autre.
Cette manière de procéder vers la conclusion d'une fugue, a été adoptée par les granrls maîtres , comme étant propre à répandre un nouvel intérêt dans le discours , à lui (jonner plus de vie , à mesiu'C qu'il se précipite véTs sa péroraison , et à faire jaillir une foule de beautés musicales de ce choc d'idées, qui se succèdent avec rapidité. Tels ces acteurs qui ont commencé leur scène en débitant des couplets d'une certaine étendue , s'échauffent peu à peu et finissent par donner à leur dialogue une telle véhémence, que le vers répond au vers , le mot au mot. Voici un exemple de la strette en poésie.
SÉMIIIAMIS.
Quel est clone ce billet que les yeux pleins d'alarmes Lisent avec horreur et trempent de leurs larmes?