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Salomon, à trente-six. Dans la Bible, on n'en cite que seize, savoir : sept dans les livres de Moïse ; quatre dans ceux des Juges , de Samuel , des Paralipomènes et des Prophètes, enfin cinq dans Daniel : on les retrouve mentionnés presque tous dans les psaumes de David. Il est très difficile d'apprécier exactement la véritable qualité de ces instruments. Les nombreux auteurs qui ont écrit sur ce sujet divergent tellement dans leurs traductions et dans la description de ces instruments, qu'ils font même perdre l'espoir de parvenir jamais à un degré positif de certitude au milieu d'une si grande confusion d'idées. Tout ce que nous savons de certain, c'est que les Hébreux distinguaient trois différentes classes principales d'instruments de musique : ceux à cordes, ceux à vent et ceux de percussion. La classe des instruments à cordes , appelée neghinoth , se divise encore en trois espèces : 1° kinor ; 2° nebei et assor ; 3° minnin, michot et scialiscim. On peut diviser en cinq les espèces des instruments à vent : 1° les flûtes, chaiil et nekabim; 2° les cors, keven et sciofar ; 3" les trompettes , chazozra avec ses variétés ; [\° sumphoneia ; 5° maschrokita et magrefa. Il y avait deux espèces d'instruments de percussion : 1° les timbales, tofet manaim; V les cymbales, zelzetim ou tselsetim et methsiioth.
Presque tous ceux qui ont écrit sur l'ancienne musique des Hébreux en ont beaucoup exagéré la beauté et la perfection. Un auteur moderne, Saverio Mattei, traite même d'imposteurs ceux qui ont exprimé une opinion différente. Cependant, en comparant le degré de civilisation des anciens Hébreux, leurs coutumes, leurs mœurs et d'autres particularités, et l'imperfection de leurs instruments, dont plusieurs sont encore en usage dans l'Orient, il est permis de douter de l'excellence de cette musique tant vantée. La langue hébraïque , bien qu'on ne puisse nier la beauté de ses poésies lyriques , ne se prêtait point au chant ; or, leurs chants par-
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ticipaient naturellement de la rudesse de la langue. On a cru généralement que les accents servaient à la notation; et l'auteur de l'ouvrage intitulé Sciite haghiborim, a été jusqu'à dire que leur solmisation était préférable à celle qu'on a adoptée, puisque chaque accent hébraïque peut renfermer une phrase musicale complète. Mais une telle attribution donnée aux accents démontrerait plutôt^ eur imperfection; car ils deviendraient alors pour la musique ce que les hiéroglyphes sont pour la langue. Et encore n'est-il pas prouvé que les anciens Hébreux aient connu ces accents, quj sont plutôt une invention des Hébreux modernes. Cependant il n'est pas inutile d'en donner un tableau abrégé. On divise donc ces accents en prosaïques et en métriques ; les premiers servent dans l'écriture, les seconds constituent les notes de musique et consistent en points, arcs , petites lignes , comme : s* :.•.)(< ^ )) ^, etc., qui sont placés au dessus et au dessous des mots de la langue. Chacun de ces accents a un nom qui lui est propre, tel que cadma, scialsceleth, etc., et il exprime une phrase musicale de deux, trois, quatre notes et au-delà , dans un mouvement lent ou rapide. Les accents composés , tels que sarca-segol, sakef-koton, sakef yocloi, soif-posuk, expriment deux phrases.
Quelle qu'ait été du reste l'ancienne notation de la musique hébraïque, il semble que son but fut de donner plutôt les véritables accents de la déclamation (peut-être dans le genre de la déclamation musicale des antiennes chantées dans nos églises), que les intonations musicales, puisque l'on trouve ces accents non seulement dans les poésies destinées au chant, mais encore dans les livres des historiens et des Prophètes.
Le rabin Zamora ( Voy. Histoire de la Musique et de ses effets, tom. I, p. 69) donne quelques notions sur la manière dont ils sont chantés dans le temple.
Pour les cinq livres de Moïse, on prenait la voix pleine
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t mais douce; pour les livres des Prophètes, un accent rude et pathétique; pour les psaumes de David on adoptait un air de gravité et d'inspiration; pour les proverbes de Salomon, un chant doux et insinuant; pour le Cantique des Cantiques, les expressions de la joie et d'allégresse; pour l'Ecclésiaste , un accent sérieux et sévère.
Ces divers chants , qui participaient du caractère des morceaux auxquels ils s'appliquaient, indiquent suffisamment que la musique des Hébreux n'était qu'une espèce de déclamation notée.
ECBOLE (lat. projectio). — C'était dans la plus ancienne musique grecque un accident qui élevait de cinq quarts de ton la note devant laquelle il était placé.
ECCEDENTE = EXCÉDANT, adj. — (Voy. Acresciuto).
ECCEZIONE = EXCEPTION, s. f. — C'est bien un ancien proverbe celui qui dit que toute règle a ses exceptions. Néanmoins il semble que ce proverbe se confirme plus particulièrement lorsqu'il s'agit de règles musicales établies par les anciens et même par les modernes sur le contrepoint et sur les progressions harmoniques. Le P. Martini, dans son Saggio fondamentale pratico di Contrappunto sopra il Canto fermo, après avoir établi les règles de ce style, n'hésite pas à dire que les exceptions employées en temps et lieu sont le plus bel ornement de l'art, etc. (Voy. pag. 32). Plusieurs auteurs allemands modernes, entr' autres J. Webér, ont mis un soin extrême et beaucoup d'habileté non seulement à simplifier ces règles et à les réduire à un petit nombre conformément aux principes de la nature , du jugement et de la philosophie, mais encore ils ont montré l'insuffisance de certaines progressions harmoniques prohibées (Voy. Licenza).
ECLEPSIS. — Intervalle descendant.
ECLYSIS = ECLYSE, (lat. dissotutio). —C'était dans