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connaissaient d'autres fêtes que celles consacrées au culte divin, et n'avaient l'idée d'aucuns jeux ni d'aucune représentation théâtrale; en un mot, tout ce que les peuples anciens et modernes ont compris sous le nom de spectacle, leur était inconnu.
Quoique, selon Strabon, les Égyptiens ne fissent aucun usage dans leurs temples d'instruments de musique, nous savons cependant que ce peuple en avait de plusieurs espèces dont il était l'inventeur. Ermès ou Mercure inventa la lyre à trois cordes. Ce nombre faisait allusion, comme on l'a dit cidessus, aux trois saisons de l'année, qu'alors on divisait ainsi non seulement en Egypte, mais encore chez les anciens Grecs. La corde la plus grave correspondait à l'hiver , celle du milieu au printemps, la plus aiguë à l'été. Sur l'obélisque transporté d'Egypte à Rome et placé au Champ-de-Mars où il est encore, et que l'on croit avoir été érigé par Sésostris dans l'antique Thèbes, à peu près 400 ans avant la guerre de ïroye, on trouve, parmi les autres hyérogliphes un instrument de musique ressemblant au colachon. La flûte simple ou monauie est aussi d'invention égyptienne. Elle est attribuée par tous les historiens de l'antiquité à Osiris, et l'on croit qu'elle est encore plus ancienne que la lyre. Les Égyptiens l'appelaient photlnx. Outre les instruments que nous venons de mentionner, voici le nom de ceux dont l'invention est attribuée aux Égyptiens, peut-être parce qu'ils en ont fait usage :
1° Le sistre, que l'on dit avoir été inventé par Isis. C'était l'instrument favori des Égyptiens; aussi a-t-on donné par dérision le nom de pays de sistres à l'Egypte , comme on disait de la Grèce qu'elle était gouvernée par la lyre ; V le timpanon (timpanum ùcllicum); 2>°\diiyre triangulaire, trouvée sur un bas-relief égyptien ; l\° la trompette', 5° la flâte au son fort (tibia muttisonans).
D'après une lettre de M. James Bruces au docteur Burney
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àLondres (V. YHist. deia Mus. de ce dernier, vol. 1, p. 21/j), nous avons vu qu'en Abyssinie on emploie six espèces différentes d'instruments : 1° Le kwez ou flûte d'un son un peu faible, ayant un bec semblable à celui de nos clarinettes; 2° le nagareet ou tambour, ainsi nommé parce qu'il sert à publier les ordres émanés des autorités supérieures que l'on appelle nagar. Cet instrument est un signe distinctif du pouvoir suprême. Quand le roi nomme un gouverneur il lui fait présent d'un nagareet et d'une bannière , marques de son installation; partout où passe le monarque il se fait précéder par quarante-cinq de ces tambours attachés à des mulets, et que l'on bat avec un bâton recourbé ; 3° le kabavo ou tambourin que l'on bat avec les mains; 4° le meleket, connu dans les autres provinces sous le nom même de kenet et keren , est une trompette longue de 5 pieds l\ pouces avec une calebasse à la partie inférieure, qui ressemble parfaitement au pavillon de nos trompettes. Cet instrument est entièrement couvert de parchemin, et il ne produit d'autre son que le mi, mais d'une manière forte, dure et terrible. Dans les marches, avant de voir l'ennemi, on enjoué avec modération, mais ensuite avec beaucoup de force pour inspirer de l'héroïsme aux soldats; 5° on distingue aussi le sistre destiné au service des prêtres; 6° la iyre, haute de S pieds ou 3 pieds 6 pouces, qu'on emploie dans les fêtes publiques et qui, accompagnant le chanteur, est toujours à l'unisson de la voix. Cette lyre a 5 , 6 et souvent même 7 cordes très fines, faites avec des listes de peau de brebis ou de chèvres. Par un temps humide elle se détériore et se brise très promptement.
Les Égyptiens modernes aiment du reste passionnément la musique. Ils ont des femmes improvisatrices , appelées aimé (femmes savantes), qui chantent en improvisant des poésies analogues aux fêtes et aux cérémonies.
EGUALE = ÉGAL, aclj. — Nom donné par les Grecs au système d'Aristoxène, parce que cet auteur divisait générale-