Tome i. -j
370 EiNA
nière très solide. On le joue avec les deux mains. Les sons , assez agréables d'ailleurs, offrent peu de variété- Dans son voyage à Empoongwa, M. Bowdich rencontra un musicien nègre de la contrée intérieure d'Imbeekee, aussi dégoûtant par son aspect que sa musique était étonnante. Il avait une harpe montée de huit cordes faites avec les racines fibreuses du palmier, dont le son était harmonieux et rond. Il parcourait avec agilité un grand nombre de notes et faisait monter sa voix au-delà de la harpe ; tout à coup il commença avec force YAUetuia de Handel... Entendre ce chœur au milieu des déserts de l'Afrique, dit M. Bowdich, et l'entendre chanter par un pareil être, produisit sur moi un effet extraordinaire; mon étonnement ne pourrait s'exprimer. * ENARMONIA=ENHARMONIE,s. f.— (Voy. l'art, suivant). ENARMONICO= ENHARMONIQUE, adj. —Ce mot technique nous est parvenu de l'ancienne musique des Grecs, dont le système était formé par de petites échelles appelées tètracordes. Chaque tétracorde comprenait quatre sons , de manière que ses extrêmes étaient toujours une quarte parfaite. On l'appelait échelle diatonique lorsque les deux sons moyens étaient constitués de façon que le tétracorde procédait par un demi-ton majeur et deux tons entiers, comme mi fa soi la; échelle chromatique lorsque la distance du son fondamental à la quarte naturelle était divisé par deux demi-tons et une tierce mineure, comme mi fa fa #(a; et si cette progression avait lieu par deux quarts de ton et une tierce majeure, comme mi mi # fa la, on lui donnait le nom de progression enharmonique. Dans ce tétracorde le mi # se trouvait à la même distance du mi naturel que du fa.
Les Grecs composaient ordinairement un système entier de ces tétracordes enharmoniques , et lui donnaient le nom de genre enharmonique. Au rapport d'Aristide Quintilien,
• Stlfford.