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EVOVAE ou EUOUAE. —Ce sont les six voyelles des deux mots secuiorum amen, sur lesquelles se terminaient plusieurs psaumes et plain-chants. Lorsqu'après un chant qui finissait par ces mots en suivait immédiatement un autre, dans le ton duquel on devait faire la modulation, on plaçait les syllabes de ces" derniers mots au dessous des notes, pour indiquer les transitions qu'on avait à exécuter; c'est ce qu'on appelait evovae.
EXCELLENTIUM, EXCELLENTIUM EXTENTA.— Le premier mot est le nom latin du tétracorde àyperbolaeon, et le second est celui de sa troisième corde ( Voy. Greci antichi).
EXTENTA. — Épithète latine de la troisième corde de chaque tétracorde.
F. —Cette lettre signifie, 1° le quatrième son de la gamme diatonique et naturelle, appelé autrefois en France F ut fa, dans l'ancienne solmisation italienne, F faut, et aujourd'hui fa ; 2° une des clés de la musique (Voy. Chiave) ; 3° la lettre F placée sous un trait, dans la musique, signifie forte (fort), deux F F, fortissimo (très fort), et F F F aussi fort que possible.
On donne le nom <¥ff à ce qu'on appelle aussi les deux ouïes, qui se trouvent dans la table d'harmonie des instruments à archet des deux côtés du chevalet.
FA. — (Voy l'article précédent).
FACILE = FACILE, adj. — Ce mot a différentes significations. Relativement à l'exécution d'un morceau de musique,
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i désigne ce que l'on produit ou qu'on exécute sans peine. On appelle composition facile celle dont l'exécution ne réclame pas un haut degré d'habileté artificielle , ou ce qui manifeste un certain naturel , un certain degré de fluidité, et qui n'a rien de lourd , de dur et de recherché ; quelquefois on emploie aussi le mot facile par opposition à ce qui est d'une grande importance, et l'on entend alors une composition faite sans aucune prétention.
FA FIGTUM = FA FEINT. — On appelait ainsi les notes devant lesquelles on trouvait un bémol , particulièrement si c'était un mi ou un si, parce que pour lors la note immédiatement au dessous devenait comme un mi, et que le bémol faisait de la note bémolisée un fa ou une note qui n'était distante de l'inférieure que d'un demi-ton majeur, comme le vrai fa l'était du vrai mi ; ainsi si \; était un fa feint par rapport au ta qui devenait un mi , la même chose avait lieu pour les iHèses; ainsi le sol était le fa feint du fa #.
Rocco Rodio , dans ses Regote di Musica, Naples, 1626 , pag. 6o, pour ce qui a rapport à l'origine des tons feints, s'exprime ainsi : « La causa onde son nati i Tuoni flnti ttasportati (non essendo differenza dat finto ai naturaie), sono stati i musici strumentali, che avendo fer esempio uri Opéra net primo Tuono naturaie, che o per to strumento , o per te voci cantanti sopra taie strumento fusse bassa, la fmgono in una quarta ad alto, che viene in G sol ré ut acuto , cantando per b molle ; o fa i'istesso che farebbe il naturate chiamandosi primo tuon finto una quarta ad alto; e cose ancora se fusse troppo alto , fingersi una quinta più bassa. »
Paolucci , dans son Arte pratica di Contrappunto, Venise, 1765, tom. I, pag. 185 , explique les tons feints, ou la transposition au moyen des clés , par la prédilection que les compositeurs des xve et xvi* siècles avaient pour ce qu'on appelle les tons ecclésiastiques. Voici ses paroles : « Siccome i
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nostri antichi nette composizioni cot Canto] ferrao stavano sempre attaccati al Tuono, o siamodo, netquale era fondato il Canto fermo, percio moite voite era ioro necessario t'uso dette ckiavi trasportate ; dat che poi ne succédera, che quando la composizione era cosl atta che non si sarebbe potuta cantare cotta intuonazionc ordinaria, attora i cantori ta trasportavano una quarto- verso il grave ; e questo si vede praticato netl' istesso Canto fermo. speciatmente net quinto Tuono , it quate essendo fondato netta corda F fa ut, atte votte si trova scritto netta corda di C sol fa ut , e noi attri cott' Organo V accompagniamo in G sol fa ut. Atte votte vedesi it secondo Tuono che e fondato in D la sol ré scritto in G sol ré ut , e attora si trasporta ta cantitena una quarto verso t'acuto. »
Au tom. III, pag. 173, il dit: « Le composizioni faite cotte chiavi trasportate , te quali non sono in piccioto numéro , se si dovessero cantare ai giorni nostri che usiamo accompagnare cotV Organo , non si potrebbero eseguire da' nostri cantori , quando non si servissero di attro trasporto ; ed a proposito a cio netta Compieta di Gio. Paoto Cotonna, stampata netta sua opéra ottava, vi e it quarto Salmo scritto in chiavi trasportate, che da noi sogtiono dirsi chiavette; quando si canta questa Compieta, conviene che't'organista trasporti una quarto più bassa , ovvero anche una quinta (secondo it Corista del Organo), questo salmo per renderlo più comodo ai nostri cantanti. »
Aujourd'hui il n'existe plus de mutations et de transpositions, ni de fa feint, et c'est tant mieux.
FAGOTISÏA = BASSONISTE , s. des deux g. — Musicien qui joue du basson.
FAGOTTO = BASSON, s. m — Instrument à vent composé de plusieurs pièces de bois percées de trous et armées de
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clés, qui se joue avec une anche adaptée à un canal de cuivre appelé bocal.
Le basson qui , dans la famille des hautbois , tient le même rang que le violoncelle dans celle du violon, a été inventé en 1539 par un chanoine de Pavie, nommé Afranio. L'étendue de cet instrument est de trois octaves et demie environ; sa note la plus grave est le si t? au dessous de la portée, à la clé de fa. La forme du basson a subi beaucoup de modifications, et malgré les travaux de beaucoup d'artistes et de luthiers habiles , il n'est pas encore arrivé à la perfection. On a multiplié ses clés jusquau nombre de quinze, et ses moyens d'exécution en sont devenus plus riches, mais tous ses défauts n'ont pas été corrigés.
Le basson est un instrument indispensable dans la composition des orchestres. Il remplit à la fois l'office de ténor et de basse des instruments à anches , et lie les différentes parties de l'harmonie. Non seulement quelques compositeurs ne savent tirer aucun parti du basson, mais ils le condamnent même à suivre ordinairement la partie de la basse où souvent il est tout à fait inutile. Les bons compositeurs modernes, au contraire, le font figurer plutôt dans les masses intermédiaires, et le joignent à la viole, lui réservant de renforcer les basses pour les unissons, les entrées de fugue et tous les passages où la basse, placée en première ligne, doit se faire jour à travers le trémolo des violons et les tenues des instruments à vent.
Quoique le caractère du basson soit tendre et mélancolique, ses accents, pleins de vigueur et de sentiment, servent à exprimer aussi bien les grandes passions que les traits agréables et plaisants. Ses accents invitent en outre au recueillement et inspirent une douce piété s'ils accompagnent des chants religieux. Si le basson ne saurait être très brillant, il s'unit du moins parfaitement aux instruments qui ont cette qualité ; et lorsque les violons suspendent leurs discours pour