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autres du même auteur, se distingue par l'originalité des idées. A Dresde, on remarque M. Reissiger, jeune musicien rempli de mérite, directeur et compositeur du théâtre de cette ville. A Leipsick, M. Otto Claudius, compositeur dramatique; le meilleur ouvrage de cet auteur est un opéra intitulé Aladin ou la Lampe merveilleuse. A Berlin, on trouve Charles-Félix Mendelsohn, pianiste et compositeur distingué, et plusieurs autres musiciens de mérite. Schneider, maître de chapelle à Berlin, compose aussi pour les théâtres de cette capitale. Frédéric Schneider à Dessau , et Spohr à Cassel, occupent aussi un rang très distingué parmi les compositeurs de l'Allemagne, le premier par sa musique d'église et ses oratorios, le second par ses opéras et sa musique instrumentale. Parmi les talents d'exécution de Berlin on distingue madame Turrschmidt et le baron de Schaetzel , chanteurs du premier mérite. *
L'Allemagne a produit aussi une grande quantité d'instrumentistes et plusieurs chanteurs célèbres. Dans la première classe nous citerons les noms de Stamitz, Cramer, Quantz, Fischer, Schwartz, Rodolphe, Punto, Rrumpholtz, Hullmandel, Edelmann, Adam, Dussek, Steibelt, Hummel,Ries, Kalkbrenner, Listz, Thalberg, Doelher, Ernst, etc. ; dans la seconde , Graun , mesdames Thérèse Reuter, Elisabeth Teyber, Gertrude- Elisabeth Mara, Françoise Danzy, Antoine Raff, Fr.-C. AValter, Sontag, Schutz, Schechner, etc. On a vu souvent à l'étranger des familles allemandes composées de musiciens dont les talents excitaient la surprise et l'admiration; telle est la famille Rainier, qui voyagea en Angleterre en 1827, et la famille Hermann de Munich, composée de quatre frères qui excellent, dit-on , sur le violon et le violoncelle ; ils chantent aussi les airs de leurs pays avec un talent remarquable.
* Staflord, trad. par .M^e l^éti»
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La clarinette et le cor de basset sont originaires d'Allemagne. Presque tous les instruments à vent y furent aussi perfectionnés au moyen des clés qu'on leur ajouta et qu'on introduisit jusque dans les cors et les trompettes. L'orgue fut aussi perfectionné par divers facteurs allemands, et simplifié par l'abbé Wogler. L'estime générale dont jouissent les pianos de Vienne rend superflu tout ce qu'on pourrait dire à leur louange. Quant aux autres instruments de musique, inventés en Allemagne, il en est parlé dans le cours de cet ouvrage.
La musique est plus généralement cultivée en Allemagne que dans aucune autre partie du monde ; on l'apprend dans toutes les écoles de charité, et l'on assure qu'un maître n'est autorisé à exercer sa profession qu'autant qu'il justifie de sa capacité pour enseigner les principes de la musique et donner des leçons de quelque instrument. Outre cela , il y a dans toutes les villes des écoles publiques et spéciales où l'on est admis sans aucune condition et où l'on apprend la composition. Avec toutes ces ressources il n'est pas étonnant que les Allemands soient tous excellents musiciens.
GETTO = JET, s. m. — Les morceaux de musique d'un seul jet sont ces rares coups du génie , dont toutes les idées sont si étroitement liées qu'elles n'en forment pour ainsi dire qu'une seule, et ne pouvaient pas se présenter à l'esprit du compositeur l'une sans l'autre. Tel est, par exemple, le chœur du premier acte dans la Clemenza di Tito de Mozart : «Serbate, o Dei custodi, etc. » Ces morceaux ressemblent à ces longues périodes très éloquentes dont le sens reste suspendu tout le temps de leur durée et ne s'achève que sur le dernier mot.
GIGA == GIGUE, s. f. — Air de danse d'un mouvement vif, a mesure binaire et à division ternaire. Le mouvement de cet air a été employé par un grand nombre de compositeurs des xvir et xvnr siècles dans leurs pièces instrumentales.
GïNGRAS ou GANGRIS. — Nom d'une flûte égyptienne.
GIOCOLARI = JONGLEURS. — (Voy. Menestrieri). GIOCOSO (joyeux, badin). — Cet adjectif italien exprime l'allégresse, le mouvement vif, léger, badin.
GIORNALE DI MUSICA = JOURNAL DE MUSIQUE. * — Le premier qui essaya de publier une espèce de journal sur la musique fut Scheibe, maître de chapelle du roi de Danemark. Ce journal parut à Hambourg, en 1737 , sous le titre de : Le Musicien Critique (Critischer Musicus). Il fut ensuite réimprimé à Leipsick (en 1745), en un vol. in-8° de 1059 pages. C'était plutôt une suite de dissertations scientifiques qu'un véritable journal. On le consulte encore avec fruit.
Laurent Mitzler, qui fut successivement libraire à Leipsick, conseiller et médecin à Ronkin , en Pologne , publia ensuite un journal intitulé : l'Oculiste musical ( Musikalischer Staarstecher) ; il en parut un numéro chaque semaine dans le cours de l'année 1740, à Leipsick. Il n'eut qu'environ une année d'existence.
Ce journal fut suivi d'un écrit anonyme, également hebdomadaire, qui parut à Brunswick, en 1741 et 1742, et qui avait pour titre Le Musicien patriote (der Musikalische Patriot). Il renferme de bonnes choses, mais il n'en a été publié que trente numéros.
Marpurg, homme supérieur, qui a marqué d'un cachet tout ce qu'il a entrepris , a montré sa profondeur accoutumée , son érudition et son goût dans son Musicien critique delaSprée (der Critische Musicus an der Sprée, Berlin, 1750, 50 numéros in-4°) ; dans ses Essais historiques et critiques sur les progrès de la musique ( Historisch-Kristische Beytraege zur Aufnahme der Musik, Berlin, 1754-1760, 30), et dans ses Lettres critiques sur la musique (Kritische Briefe iiber die Tonkunst, Berlin, 1760-1763, huit numéros in-4°)«
* Ajouté par le Traducteur.
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L'Allemagne vit encore éclore une foule d'autres feuilles périodiques sur la musique, dans la seconde moitié du siècle dernier. Telles sont les Notices hebdomadaires concernant ta musique de Hiller (Woechentliche Nachrichten und Anmerkungen die Musik BetrefFend), dont il parut quatre années à Leipsick, de 1766 à 1770 ; le Journal de l'École de musique deManheim (Betrachtunger der ManheimerTonschule), dont l'abbé Vogler fit paraître un cahier chaque mois pendant les années 1778-1781 ; le Magasin musical (Musikalisches Kunstmagazin), de Reichardt, Berlin, 1782-1791, in-8°; la Bibliothèque musicale ( Musikalische Bibliothek fiir Runstler und Liebhader) d'Eschbrush , Marbourg et Griesen, 178^-1785 ; la Gazette musicale de Spire ( Musicalische Realzeitung ) , publiée par Bossler, 1788-1791; la Gazette musicale de Berlin ( Berlinischer Musikalische Zeitung), rédigée par Spazier, mais qui ne se soutint que depuis le 9 février 1793 jusqu'au l\ janvier 1794 ; et le Journal de musique de Kock 9 dont il ne parut que huit numéros en 1795.
Tous ces journaux ont été remplacés avantageusement par l'excellente Gazette de musique de Leipsick (Allgemeine Musikalische Zeitung). Ce recueil, d'un mérite remarquable, entrepris en 1798, et dont la rédaction a été confiée pendant vingt ans au savant écrivain Frédéric Rochlitz, se continue encore, et sa collection forme 40 vol. in-Zf.
Tous les journaux qui ont paru sur le même objet ont été formés sur le modèle de cette gazette. Parmi les imitations qu'on en a faites, celles qui méritent le plus d'estime sont : 1° la Gazette musicale de Brn^lin (Berlinischer Musikalische Zeitung), que Reichardt a rédigée, en 1805 , avec son talent ordinaire ; mais la mort de Froehlich , qui en était l'éditeur, en interrompit la publication dans l'été 1806 ; 2° la Gazette musicale des Etats de V Autriche ( Allgemeine Musikalische Zeitung , mit besonderer Ruecksicht auf den OEstreichischen Kaiserstaat) , dont l'origine date de 1817 , et sa lin de
1823; 3° la Gazette- musicale de Ite/'/m (Berlinische Allgemeine Musikalische Zeitung), publiée en 1824 par Schelesinger père , et rédigée par Marx. Ce journal a cessé de paraître.
L'Allemagne a possédé et possède encore d'autres écrits périodiques sur la musique ; mais ce sont plutôt des revues mensuelles, ou paraissant à des époques indéterminées , que de véritables journaux* Tels sont Y Apollon, que les frères AVerdent et W. Schneider ont publié à Pénig, en 1803; le Musikalische Manatschrïft, qui parut à Linz, dans la même année, et dont le maître de chapelle F.-X. Gloeggl était le rédacteur; la Cœcilia, excellent ouvrage publié par les frères Schott, de Mayence, depuis 1824, et YEutonia, journal rédigé par M. -G. Hientzschet, destiné à répandre les théories de la musique religieuse du protestantisme.
En 111b, le premier journal anglais sur la musique parut sous le titre : The new musical and universal Magazine, et cessa de paraître en 1776, faute de souscripteurs. Un intervalle de quarante-trois ans s'est écoulé ensuite, avant qu'aucune entreprise du même genre ait été tentée; enfin la Gazette musicale Anglaise (the English Musical Gazette) , parut au commencement de 1818; mais ce journal était si mal rédigé qu'il ne put se soutenir et qu'il cessa de paraître au mois de juin de la même année.
Sur ces ruines s'éleva presqu'aussitôt la revue intitulée : The quarterly musical magazine and veview, qui a cessé de paraître depuis quelques années.
Deux autres journaux anglais ont été essayés en 1823 : l'un avait pour titre : The nwnthly magazine of music , l'autre The Journal of music and the Drama ; leurs premiers numéros ont été les derniers.
Le The Harmonicon parut pendant plus de vingt ans le premier de chaque mois, par cahiers de trois à quatre feuilles de texte, et de deux feuilles de musique in-4". Il a
cessé de paraître en 1833 et a été remplacé par le The musical Library (la Bibliothèque musicale).
En Italie , la première publication de ce genre fut faite par Martorelli, marchand de musique à Rome, sous le titre de : Foglio periodico e ragguagiio de' Spettacoiimusicali. Les premiers numéros parurent en 1808, in-12 , et les derniers au mois de septembre 1809. La Polimnia Europea, ossia Biblioteca universelle di Musica, qui fut ensuite publiée à Bologne, par Gipriani, ne vécut pas plus long-temps.
Parmi les journaux de musique qu'on publie aujourd'hui (janvier 1839) dans les différentes villes d'Italie, on remarque, à Naples, il Giobo et il Vesuvio , dont Lorenzo Borsini est l'éditeur et le rédacteur ; à Milan, il Pirata, il Corriere de* Teatri et il Figaro miianese. Ces journaux et plusieurs autres ne méritent pas cependant d'être mentionnés d'une manière particulière , attendu que les articles qu'ils renferment se bornent ordinairement à donner plutôt des critiques d'artistes et des nouvelles des théâtres que des articles théoriques sur l'art musical.
Le premier journal qui parut en France, ce fut en 1773, sous le titre de : Journal de musique par une société d'Amateurs. Framery était un des principaux rédacteurs; mais quoique ce journal ne manquât pas d'intérêt, il ne trouva pas d'abonnés, et quatre numéros seulement furent publiés.
Un amateur, nommé M. Cocatrix , de La Rochelle, fit paraître, de 1800 à 1804, une Correspondance des amateurs musiciens, qui contenait principalement des articles de critique sur les morceaux de musique qu'on exécutait dans les concerts. Ce journal s'est soutenu pendant près de quatre ans.
Après sept ans d'intervalle, M. de Garaudé , aidé de Cambini et de quelques autres artistes, entreprit, en 1810, de ranimer le goût des amateurs pour la littérature musicale , par la publication des Tablettes de Poiymnie, journal hebdo-
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madaire de musique, qui, faute d'abonnés, cessa de paraître à la fin de 1811.
Depuis cette époque jusqu'en 1827, c'est-à-dire pendant l'espace de seize ans , il n'y eut plus d'ouvrages périodiques en France consacrés à la musique. *
En 1827, M. Fétis publia la Revue musicale, dont il a été le directeur et le principal rédacteur jusqu'à la fin de 1833. Et il faut dire avec justice que l'auteur de ce recueil a rendu de grands services à la musique, et que ses travaux sont pour beaucoup dans l'élan que l'on a pu remarquer depuis quelques années parmi les personnes s'occupant de recherches historiques par rapport à l'art musical. En 1834, la Revue a été remplacée par la Gazette musicale, qui se continue aujourd'hui sous la direction de M. Maurice Schelesinger ; enfin, en 1838 a paru la France musicale, sous la direction de M. Escudier. Ce recueil a marqué dès sa naissance une phase nouvelle dans la critique musicale ; sa rédaction spirituelle et savante à la fois, l'a classé au premier rang parmi les rares publications du même genre.
GITTITH. > — Mot hébraïque qu'on trouve parfois en tête de quelques psaumes. Ce terme n'est probablement que le premier mot d'une ancienne chanson qui était généralement connue aux temps de David, et d'après laquelle on devait chanter ces psaumes.
GIUDIZIO MUSICALE == JUGEMENTS EN MUSIQUE.— L'usage très fréquent de la musique et l'effet général qu'elle produit sur les hommes , l'exposent, plus que tout autre art, à leur jugement. Mais il n'est pas d'art sur lequel on prononce des jugements aussi disparates que ceux sur la musique, qui ne présente rien de visible pour pouvoir être comparé et correspondre en quelque sorte au jugement porté. On sait du reste que les hommes aiment à parler de tout , et particulièrement
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