‹ Dictionnaire de musique (volume 2)Chapitre 144 sur 364 · GIU · texte numérisé non relu

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des choses qu'ils ignorent ; de là vient cette immense diversité de jugements.

Ceux qui écoutent et jugent la musique peuvent se diviser en cinq classes. Dans la première se trouvent ceux qui fréquentent le théâtre par pure vanité et parce que c'est la mode. C'est dans les théâtres d'opéra et dans les salles de concert qu'ils ont siège et voix , siège pour étaler la richesse de leurs habillements; voix pour bavarder. Pendant que Rubini ou Duprez ravissent tous les cœurs par leurs voix délicieuses, ils parlent avec enthousiasme d'un chanteur qu'ils n'ont jamais entendu ; le chœur le plus touchant et le plus énergique ne sert qu'à les faire causer encore plus haut ; la coiffure d'une frima donna célèbre les intéresse plus que son chant, et ils trouvent fort extraordinaire qu'un compositeur qui jouit d'une grande réputation soit un tout petit homme très maigre. Pour ces messieurs, toute musique est bonne ou mauvaise , leur opinion marche sur les traces de celle des autres ; ce n'est pas qu'ils soient dépourvus de connaissances musicales , mais c'est parce qu'ils ne veulent pas être les premiers à juger.

Appartiennent à la seconde classe les personnes d'un âge un peu avancé, qui ne parlent d'autre chose que de l'excellence de la musique ancienne , probablement parce que dans ces temps-là ils étaient encore jeunes, et que les souvenirs de jeunesse présentent les choses, même les plus médiocres, sous un très bel aspect.

Dans la troisième classe sont placés ceux qui n'apprécient la musique qu'avec Yinteliigence et s'occupent exclusivement d'observer si le compositeur a commis des fautes grammaticales , s'il est bon harmoniste , bon contrepointiste , etc.

Les individus qui forment la quatrième classe sont diamétralement opposés à ceux de la troisième, et ils ne sentent que la musique qui chante à leurs oreilles; les contredanses, les valses, les chansons gaies sont l'ame de leur mu-

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sique. Toutefois leurs jugements ne sont pas toujours à mépriser, car ces individus s'attachent à ce qui bien souvent est très essentiel en musique.

A la cinquième classe appartiennent enfin ceux qui sentent la musique de toute leur ame et puisent leurs connaissances dans les véritables principes de l'art, qu'ils considèrent comme moyen propre à perfectionner et à ennoblir l'homme. Ce que la science doit faire avec ses doctrines qu'elle adresse à la raison , l'art doit le pratiquer avec ses productions qui parlent au sentiment. La première désigne à l'homme son but le plus élevé ; le second lui facilite les moyens d'y parvenir. Les individus qui composent cette classe ne méprisent pas une chanson gaie , ils ne sont partisans ni de la musique ancienne ni de la musique moderne, mais ils sont pour la musique qui mieux approche du but sublime de l'art.

GIUOGHI CAPITOLINI = JEUX CAPITOLINS. — (Voy. Certami musicali).

GIUOGHI ISTMICI = JEUX ISTMIQUES. — (Voy. Certami musicali).

GIUOCHI NEMEI = JEUX NÉMÉENS. — (Voy. Certami musicali).

GIUOCHI OLINUPICI = JEUX OLYMPIQUES. — (Voy. Certami musicali).

GIUOCHI PITICI = JEUX PYTHIQUES.— (Voy. Certami musicali ) .

GIUOCHI CRISANTINICI = JEUX CHRYSANTHINIQUES. — C'étaient des fêtes grecques célébrées à Sardi, capitale de la Lydie, conjointement à des concours de musique.

GIUOCO = JEU , s. m. — Collection de tuyaux d'orgues d'une certaine forme, d'une certaine espèce, établie sur toutes les notes dont se compose l'échelle générale de l'instrument. Un jeu de flûte ouverte de quatre pieds est un jeu dont le tuyau le plus grand a quatre pieds de hauteur; un jeu de hautbois est un jeu composé de tuyaux à anches qui

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imitent le son du hautbois, etc. On distingue les jeux de l'orgue enjeux à bouche, jeux d'anches et jeux de mutation.

Jeu est aussi la manière de jouer d'un instrument, et l'on dit : iejeu de ce violoniste est brillant.

GIUSTO = JUSTE , adj. — Cette épithète se donne généralement aux intervalles dont les sons se trouvent exactement dans le rapport qu'ils doivent avoir et aux voix qui entonnent toujours ces intervalles avec justesse; et l'on dit une voix juste quand son intonation est dans un rapport convenable avec les autres notes du ton et du mode. Une octave esl juste quand elle n'est point altérée par un signe d'élévation ou d'abaissement accidentel.

Juste est aussi adverbe, et l'on dit jouer juste, chanter juste.

En italien l'expression Tempo giusto sert à indiquer un mouvement qui n'est ni trop vif ni trop lent.

GLORIA. — Sur ce mot latin qui entre dans la messe , on écrit deux différents morceaux de musique ; le premier sur les paroles Gloria in excelsis Deo; le second sur celles Gloria patri et filio et spiritui sancto. Ce dernier s'appelle en latin doxologia parv a, et l'autre doxologia magna.

GLOSA, s. f. (glose). — Quelques anciens auteurs italiens se servent de cette expression en musique pour indiquer un ornement vicieux et de mauvais goût.

GLOSO CORNO. — Nom que les anciens donnaient à une espèce d'étui, dans lequel ils enfermaient les embouchures de leurs flûtes, qui n'étaient probablement qu'une espèce d'hautbois , et avaient par conséquent des anches.

GLOïTIS = GLOTTE, s. f. —Embouchure des instruments à vent chez les Grecs.

Glotte est aussi la partie charnue de l'organe de la voix dont les mouvements contribuent à l'articulation des sons.

GQN-GON. — (Voy. Tam-tam).

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GONG. — Instrument de métal des Hindo dont on joue avec un batail en bois.

GORGHEGGIO, s. m. — Mot italien par un passage rapide exécuté avec la voix. Le teurs anciens et modernes l'ont toujours ( nagement. Au moyen du gorgheggio on éi répétitions des paroles et l'on fait ressorti] d'éclat.

GRADAZIONE = GRADATION, s. f. — quelle l'expression monte pour ainsi dire au successive de figures qui se ressemblent.

La gradation de voix équivaut à ce qu'c tuer, au forte piano, c'est-à-dire à cette n à la voix différents degrés de force et de ce

GRADO = DEGRÉ, s. m. — Position n son de la gamme sur les lignes de la port dans la gamme d'ut, ut est le premier de^ mi le troisième. On dit que les parties de chent par degrés conjoints, lorsqu'elle:

quelconque à la plus voisine , soit inférieure dans leur succession, et qu'elles vont par dt par sauts, lorsqu'elles font des mouvemi quarte , de quinte , etc.

GRADUALE = GRADUEL, s. m. — Gh dans l'office solennel de la messe après l'é]

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