‹ Dictionnaire de musique (volume 2)Chapitre 152 sur 364 · Le Phrygien : mi , fa # , sol, la, si, do, ré, mi · texte numérisé non relu

Le Phrygien : mi , fa # , sol, la, si, do, ré, mi

V Hypo -phrygien : si , do £ , ré , mi , fa # , sol , la , si. \] Hyper -phrygien : la, si, do, ré, mi, fa, sol, la.

U. VÉolien : fa , sol , la [7 , si [7 , do , do [7 , mi [7 , fa. VHypo-èoiien ou H y po-iy dien grave : do , ré, mi b, fa, sol, la [7,

si [7, do.

V Hyper 'éolien : si |? , do , ré (7 , mi [7 , fa , sol [7 , la [7 ,

si b- 5. Le Lydien : fa £ , sol # , la , si , do jf , ré , mi , fa #. VHypo-iydien : do 2, ré #9 mi, fa 2, sol, la, si, do #.

V Hyper -lydien : si, do #, ré, mi, fa #, sol, la, si. En disposant ces quinze Modes dans l'ordre de leurs premiers sons , tels que Y hyper-lydien % Y hyper- êo lien etY hyper-phrygien , il résulte une différence d'un demi-ton entre chacun de ces Modes. Aux temps d'Aristoxène et d'Euclide , les Grecs n'en ont adopté que treize. C'est une chose digne de remarque qu'on ne trouve pas dans les écrivains grecs un seul Mode qui corresponde à notre Mode majeur; ce qui porterait à croire que la musique grecque , du moins pour nous, avait un caractère ordinairement, mélancolique.

A chaque xMode grec on attribuait un effet particulier. Toutefois, comme les premiers auteurs de ces mêmes Modes étaient les peuples doriens, ioniens, phrygiens, éoliens et lydiens, il paraît certain que les Modes étaient une chose nationale, et qu'on ne doit pas en attribuer les effets au ton

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seulement, mais encore aux rhythmes particuliers, aux modulations caractéristiques des chants qui les distinguaient essentiellement, et nous en avons de nos jours des exemples dans les chants nationaux de différents peuples. En effet , plusieurs auteurs anciens, tels qu'Apulée, Lucien, entendent par mode, non seulement le ton principal , mais aussi le rhythme et la modulation particulière du chant; c'est pourquoi les Modes s'appelaient souvent nomes, qui, comme on sait, n'étaient autre chose que de certaines chansons avec des mélodies immuables.

Les Grecs ne pouvaient pas jouer dans tous leurs tons sur un seul instrument; ils avaient, par conséquent, un instrument pour chaque ton , ou ils accordaient une lyre comme le réclamait l'exécution des genres et des tons différents. Athénée raconte que Pythagore Hyacinthe inventa une espèce de trépied mobile qui avait trois lyres , une à chaque côté , accordées dans les Modes dorien , phrygien et lydien ; en le touchant légèrement , le trépied tournait autour de son axe et présentait à l'exécutant la lyre dont il avait besoin.

6. Mutations: (^sta/Bo^c/a). C'étaient de différentes sortes de transitions qui, malgré l'obscurité des définitions données par les auteurs, peuvent se réduire à cinq , savoir : 1° au changement du genre, c'est-à-dire quand la mélodie passe du genre diatonique au chromatique ou enharmonique ; 2° au changement de système, lorsqu'on marche d'un tétracorde disjoint à un tétracorde conjoint; 3° au changement du genre d'octaves, ou passage d'un ton à un autre ; l\" au changement du rhythme, et 5° au changement du style, c'est-à-dire quand on change une mélodie solennelle et sérieuse dans une mélodie gaie. Une autre espèce c(e mutation dont les théoriciens grecs, du reste, ne parlent pas , c'était peut-être l'usage des quatre syllabes grecques sur les quatre cordes des tétracordes. dont on parlera dans l'article Soimisation.

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