‹ Dictionnaire de musique (volume 2)Chapitre 153 sur 364 · Semeïographic. Les anciens Grecs avaient des signes · texte numérisé non relu

Semeïographic. Les anciens Grecs avaient des signes

pour les voix, pour les instruments, pour chaque Mode, pour chaque genre , etc. , de façon que leur notation musicale consistait en quatre cent quatre-vingt-quinze signes pour la musique vocale, et en quatre cent quatre-vingt-quinze pour la musique instrumentale ; et selon que ces signes entraient dans l'un ou dans l'autre des quinze Modes , variés d'après les trois genres, ils produisaient jusqu'à mille six cent vingt notes ou signes exprimés par les lettres de l'alphabet, en formes majuscules ou minuscules, entières, mutilées, simples , doubles ou allongées , tournées tantôt à droite , tantôt à gauche , renversées ou placées horizontalement , fermées ou accentuées, sans compter les accents graves ou aigus qui figurent aussi dans cette espèce de tablature, et sans parler de tant d'autres difficultés auxquelles elles étaient soumises. * Quoique la même mélodie servît pour les voix et pour les instruments, néanmoins les Grecs écrivaient toujours deux rangs différents de notes ; le rang qui se trouvait sur le texte servait pour la voix et l'autre pour les instruments. L'exemple suivant, pris dans Alipius, contient la double notation du mode lydien dans le genre diatonique.

* M- Perne , dans sa dissertation intitulée: Nouvelle exposition de Semeïographie ou notation musicale des Grecs, réduit d'abord tous ces signes a quatre-vingt-dix caractères, et il en assigne une moitié aux voix et l'autre moitié aux instruments. Il démontre ensuite que, dans l'usage ginéral et commun aux praticiens, ces quatre-vingt-dix caractères pou- \aient être réduits à quarante-quatre, savoir: vingt-deux pour les voix et autant pour les instruments; et qu'enfin ces quarante-quatre signes étant accouplés et ne représentant qu'une seule et même note, pouvaient être effectivement regardés comme s'ils ne formaient que vingtdeux caractères. M. Perne voudrait par la démontrer que les Grecs ont apporté aussi dans la musique ce cachet de simplicité qu'on remarque dans toutes leurs productions artistiques. Le Mémoire dont nous parlons a été lu à l'Institut de France, et il est accompagné de seize tables, dans lesquelles on rend sensibles aux yeux toutes les propositions et les démonstrations que celte dissertation renferme.

■Si «S

■Si

Ç^ *?* -sa

•«* -sa

■sa «i

C sr

Çs.

ft,

■sa

ÎJ

Sj

Çs.

55 ft, fcj

■Sa

■sa

■sa

•sa

■Si

fi.

Et

fi,

■sa

Ss

•sa

"Si

■sa

■sa

■sa ■sa

■Si

■sa

■sa

ce

^ O f*i ^ fi^ t5

■sa

■sa -^

SS

■sa

>si g

■sa

E*. Cj

-^1 ^5i ■sa '<S>

■sa

g ^ EL "^

i*» "sa

Ss

GRE kll

Le nombre entier des signes de musique ne fixait que l'acuité et la gravité des sons, mais leur durée était déterminée par les syllabes longues ou brèves du texte. Pour ceux des exécutants qui ne les connaissaient pas, la syllabe brève était indiquée au commencement du morceau par la lettre alpha et la syllabe longue par la lettre heta. On pourrait demander de quelle manière on reconnaissait cette durée des sons dans la musique instrumentale qui n'avait pas de texte ; à quoi l'on répond que ce n'est pas la seule chose qu'on ne comprend pas dans la théorie de la musique grecque.

Page 1