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ces immenses et fameuses colonnes de basalte, presque toutes de forme pentagonique ou exagonique, et dont la couleur gris foncé tire sur le noir. Unies étroitement les unes aux autres, ces colonnes reposent sur une base d'un tuf volcanique et constituent la partie supérieure de l'île.
La lumière s'introduit par l'entrée de la grotte et tombe sur le fond, qui est formé par la mer même dont les flots écumeux, en roulant sans cesse dans l'intérieur de cette caverne magique, reflètent la lumière contre les parois et produisent des prestiges d'optique toujours nouveaux et toujours admirables. Quel plaisir ne doit-on pas éprouver à parcourir tranquillement cette grotte en bateau ! Un jour le célèbre Banks a pu l'essayer heureusement, mais c'est un cas exceptionnel et très rare; car les habitans de ce pays affirment qu'on peut à peine le tenter une fois en plusieurs années , sans courir le risque d'être jeté par les vagues agitées contre les parois et de disparaître sous les flots.
Pour en faire l'essai, il n'y a d'autre moyen que de bien connaître l'art de grimper ; en outre , il faut avoir beaucoup de sang -froid et un certain mépris pour la mort ; du reste, le coup-d'œil que l'ensemble de cette grotte présente quand on est arrivé à une des extrémités, est une compensation sans égale au danger que l'on court pour y parvenir.
La hauteur de la façade diminue peu à peu, de manière que le fond présente une différence de dix pieds en moins ; la largeur diminue aussi de cinquante-cinq à vingt-deux pieds environ , diminution qui fait paraître sur le devant la caverne beaucoup plus profonde qu'elle ne l'est réellement. Cette diminution est aussi une des causes principales des sons harmonieux qu'on y entend.
L'air de cette grotte n'est ni dense ni lourd, comme dans les voûtes souterraines ; mais il est pur, frais et léger, renouvelé continuellement par la mer agitée qui entre avec violence dans l'intérieur de cel antre et en sort de même. C'est ce
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qui constitue la seconde raison pour laquelle on entend les sons d'une manière si forte et si distincte.
Près des parois des colonnes de derrière qui ferment le tout, on observe au dessous de la surface de l'eau une ouverture qui doit mener dans une autre grotte où l'eau pénètre et d'où elle sort sans interruption. Cette circonstance et plusieurs autres causes inconnues engendrent des sons qui, ayant été entendus il y a quelques années par un savant musicien, donnent, d'après lui , le résultat suivant : La nature agit ici entièrement d'après les mêmes lois de la harpe d'EQle, et des sons en général. On y remarque le crescendo et le diminuendo d'un son fondamental grave avec sa quinte ; de temps en temps on entend résonner aussi, avec quelque interruption, la dixième et la septième mineure de la seconde octave. Il n'est pas d'expressions pour rendre l'effet de cette harmonie, qui s'approche de celle de mi avec ses crescendo et diminuendo.
Banks, que nous avons nommé ci- dessus et qui fit, lui aussi, la description de cette caverne, rapporte qu'au moment où le flux de la mer y pénètre avec violence, on entend dans le fond des sons qui n'ont aucun rapport avec ceux dont il vient d'être parlé : c'est un bruit sourd et fort qui fait trembler toute la grotte. Il est probable qu'au dessous de cet antre se trouve une masse de roches déracinées, lancées par l'impétuosité des flots contre les parois , repoussées par celles - ci et de nouveau lancées par les vagues , ce qui produit le bruit discordant et le tremblement de toute la caverne.
GRUPETTO, s. m. — Mot italien qui signifie petit groupe. C'est un ornement du chant, composé de plusieurs petites notes qui précèdent quelquefois l'attaque d'une autre note de durée plus longue. Le grwpetto se compose en général de trois notes qu'on peut faire en montant ainsi qu'en descendant, comme on le voit à la figure 61 ; parfois il est formé
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de quatre petites notes ( voyez figure 68 ). Cet agrément peut s'indiquer aussi sans notes, ainsi que cela résulte du signe de convention que voici ^ , qu'on place sur une note ou entre deux notes, comme dans l'exemple représenté par la figure69. Le grupetto doit être exécuté avec netteté et vivacité, et lié aux notes de manière à former avec elles un ensemble parfait.
GRUPPO = GROUPE, s. m. — Une des espèces de la diminution des notes longues, composée ordinairement de quatre noires, croches ou doubles croches. Quand la quatrième note monte, c'est un groupe ascendant ; quand elle descend on l'appelle groupe descendant ( figure 70).
Groupe désigne encore la réunion de plusieurs cordes d'un instrument, lesquelles sont accordées à l'unisson ou à Foctave, et doivent être attaquées ensemble avec le doigt, la touche, ou par tout autre moyen. Les vingt-quatre cordes du luth forment douze groupes de deux cordes chacun. Les touches d'un grand piano font résonner chacune un groupe de trois cordes.
G SOL RÉ UT. — C'est dans l'ancien solfège le soi clé de basse quatrième espace, et le soi clé de violon seconde ligne, parce que dans les exercices du chant sans paroles on chantait dans ce son, tantôt la syllabe sol, et tantôt les syllabes ré, ut ( Voyez Solmisazione).
GUDDOK. — Nom d'un violon rustique à trois cordes, en usage parmi les paysans russes.
GUET. ■ — (Voyez Pezzi militari di trombe).
GUIDA = GUIDE, s. f. — C'est la partie qui entre la première dans une fugue et annonce le sujet
GUIDA, s. f. = GUIDON, s. m. — Signe qui se mettait autrefois au bout de la portée sur le degré où devait être placée la note de la portée suivante, afin de faciliter la lecture de la musique.
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GUSLI ou GUSSEL. — Harpe russe qui a la forme du psaltérion allemand.
GUSTO = GOUT, s. m. — Faculté de sentir le beau et le sublime. Cette faculté est considérée sous deux aspects : 1° la faculté transcendant aie ou originaire; 2° la faculté empiric/ue ou celle qui se montre active dans les divers individus relativement à certains objets. Le goût a donc besoin d'être cultivé.
Lorsqu'on dit c'est un homme sans goût, cette expression admet évidemment deux significations ; d'abord , que cet homme n'est pas originairement susceptible du plaisir esthétique, ce qu'on ne peut prouver ni même supposer, sans le dégrader et le rendre semblable aux brutes auxquelles manque entièrement le sentiment du beau et du sublime. En second lieu, que, si l'on trouve parfois des hommes dans lesquels ce sentiment est faible et grossier, on peut leur dire qu'ils n'ont pas de goût. Voilà donc pourquoi tous les hommes, quoique doués de goût sous le rapport transcendantal, en sont quelquefois dépourvus sous le rapport empirique. Du reste, toutes les divisions auxquelles la faculté du goût est soumise, telles qu'un goût grossier, délicat, mûr, bizarre, etc. , et celles qu'on fait aussi suivant les différentes nations, comme le goût grec, romain, italien, français, allemand, anglais, etc., se rapportent au goût empirique , attendu que les dispositions physiques et morales, l'âge, le sexe, le tempérament, le système nerveux, l'idiosyncrasie , * l'éducation , les habitudes, les préjugés et plusieurs autres causes que l'on trouve dans chaque homme en particulier et dans les peuples entiers, sont infiniment divers et donnent au goût une immense variété individuelle et nationale. Ce n'est que dans l'imitation absolue de la belle nature qu'on peut acquérir un goût véri-
* Par ce mot dérivé du grec, les physiologistes entendent une certaine force nerveuse qu'ils «livisent en sympnthie n en antipathie.
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table et constant, un goût indépendant de toute convention et de toute circonstance particulière.
Le goût dans l'exécution de la musique consiste à donner à la mélodie cette grâce et cette expression qui lui sont convenables.
G UT. — C'est dans l'ancien solfège le soi clé de basse première ligne. ( Voyeï le tableau des exacordes dans l'article Sotmisazione ) .
GUZLA, s. f. — Instrument champêtre des Morlacques, sur lequel il n'y a qu'une corde de crins tressés. Cet instrument sert à accompagner les chants nationaux, appelés pisme. Outre la guzta les Morlacques emploient encore la cornemuse, le chalumeau et le flageolet.
GYMNOPEDIA = GYMNOPÉDIE, 5. /*. — Danse à nu, accompagnée de chant, que les jeunes filles Spartiates dansaient dans certaines occasions.
( On omet ici par brièveté la signification des mots hypate , hyper, hypo et de tous leurs composés qui se rapportent aux tétracordes , aux modes et à la mélopée des anciens , et que l'on trouve dans les articles Grecs anciens et Mode. )
H. — Lettre qui , dans la désignation des notes , indique en Allemagne le si naturel.
la, si b, do , ré , mi , fa , sol, si.
HABORN-SIP. — Fifre ragoctien (Voy. Ungheria). HALALI, s. m. — Nom d'un air qui se joue sur les trompes de chasse lorsque la bête se rend.