ÉCOLE NAPOLITAINE
Chefs :
Venosa, Sgarlatti, Durante, Léo.
Compositeurs : L'ab. Gesualdo, prince de Venosa, le chev. Alessandro Scarlatti , Cristoforo Geresani , Gaetano Greco , le chev. Doraenico Scarlatti , Nicolô Porpora , Leonardo Vinci, Francesco Durante, Leonardo Léo, Francesco Feo, Francesco Araja, Nicolô Logroscini, Pascale Cafaro, Giambattista Iesi, appelé Pergolèse, Egidio Romualdo Duni, Nicol6 Iomelli, Rinaldo di Gapoa, Giuseppe Scarlatti, Nicolô Piccini, Antonio Sacchini, Pasquale Anfossi , Tomaso Trajetta, le chev. Gio. Paesiello, Giacomo Insanguine, appelé Monopoli, Francesco di Majo, Nicola Bifari, Gaetano Andreozzi, Gennaro Astarita, Luigi Garuso , Nicola Zingarelli, Giuseppe Giordani, appelé Giovdanelio, Domenico Gimarosa , Angelo Tarchi, Pietro Guglielmi (de Massa Carrara) , etc.
Chanteurs : Le chev. Garlo Broschi, appelé Farineiii, Gaetano Majorani , appelé Caffareili, Gioachino Conti , appelé Gizzietti, le chev. Filippo Sedoti , Regina Valentini , appelée ta Mingotti, Angelica Sperduti , appelée ta Celestina, Giuseppe Millico, Giuseppe Aprile, Anna de Amicis, Pietro Mattucci, etc.
Ces écoles s'illustrèrent toutes dans les différents genres de composition; cependant on remarque que l'école romaine compte un plus grand nombre de compositeurs de musique sacrée, et celle de Naples un plus grand nombre de compositeurs de musique dramatique. Quelques personnes séparent l'école de Bologne de celle de Rome, et lui donnent
pour chefs André Rota, l'ab. Jean Giacobbi, Jean-Paul Colonna et Antoine Perti; d'autres la considèrent comme une émanation de l'école de Rome.
Gênes est la patrie de Jean Paita, fameux chanteur et bon acteur, et de Charles Scalzi, chanteur aussi très renommé.
Turin donna naissance aux célèbres chanteurs Jeanne Astrua, Augustin Fontana et Bernard Ottani. Vercelli compte, parmi ses enfants, le père François-Antoine Valotti.
Les auteurs qui ont écrit sur la musique durant le xvnr siècle , sont : le moine Zaccharie Tevo, François Gasparini, Joseph Tartini, le savant abbé Jean-Baptiste Martini, le père Juvenal Sacchi, le comte François Algarotti, le P. Joseph Paolucci , le chevalier Antoine Planelli , Jean-Baptiste Mancini , Vincent Manfredini , le célèbre P. François-Antoine Valotti, le chanoine Lazare-Venance Belli, le père Louis- Antoine Sabattini , etc.
Dans le siècle actuel , trois nouveaux établissements pour la musique ont été fondés , savoir : le Lycée musical de Bologne, l'Institut musical de Bergame, fondés en 1805, et le Conservatoire de Milan, en 1807.
La gloire de l'Italie,* pendant le xixc siècle, réside incontestablement dans le génie de Rossini, qui a opéré une révolution complète dans la musique italienne. Nos lecteurs nous sauront gré peut-être, si, dépassant les limites dans lesquelles doit se renfermer un ouvrage de ce genre, nous leur offrons une notice très rapide sur la vie et les productions de cet homme extraordinaire.
Gioachino Rossini naquit au mois de février de l'année 1792 à Pesaro, petite ville des Etats du pape. Son père et sa mère faisaient partie d'une de ces troupes d'acteurs ambulants qui parcourent l'Italie et s'arrêtent dans les lieux où se tiennent des foires. C'est en accompagnant ses parents
' Ajoute par le Traducteur.
dans leurs diverses excursions que le jeune Gioacchino donna les premiers indices de son talent. Il ne paraît pas avoir commencé l'étude de la musique avant l'âge de dix ans; mais ses progrès furent si rapides qu'avant sa seizième année il tint le piano à Lugo, Ferrare, Sinigaglia et autres petites villes. Il était en outre assez bon musicien pour chanter à la première vue toute espèce de musique. En 1808 il composa une symphonie et une cantate, son premier essai en musique vocale. Cette cantate était intitulée ii Pianto d'Armonia. Ce fut, dit-on, l'année suivante qu'il écrivit son premier opéra intitulé Demetrio e Potibio, qui fut exécuté à Rome trois ans après.
Vers la fin de 1809, les parents de Rossini n'ayant point d'engagement retournèrent à Pesaro, et le jeune compositeur eut la bonne fortune de fixer l'attention de la famille Perticari , qui l'envoya à Venise où il composa en 1810 un petit opéra en un acte sous le titre de ia Cambiale di Matrimonio. En 1811 il donna YEquivoco Stravagante à Bologne, et, en 1812, il écrivit YInganno Fetice pour le carnaval de Venise. On remarque dans ce dernier opéra des indices certains du génie de son auteur. Dans la même année, il composa Ciro in Babiionia, oratorio, et VOccasione fa ii Ladro, farce en un acte.
Pour le carnaval de 1813, il écrivit une autre farce intitulée il Figtio fer azzardo, et son bel opéra séria, Tancredi. On ne peut se faire une idée du succès qu'obtint à Venise cette belle partition. Tout était enthousiasme, tutto furore.
La fameuse cantatrice Marcolini était alors à Venise ; c'est pour elle que Rossini écrivit le rôle vif et brillant de VI taiiana in Aigeri. Cet opéra le plaça au premier rang des compositeurs modernes. Dans l'automne suivant il composa la Pietra dei paragone, que quelques personnes considèrent comme un de ses meilleurs opéras comiques.
En 1814, Rossini composa V Auretiano in Patmira et
il Turco in Itaiia pour le théâtre de la Scala, à Milan.
En 1815, Rossini commença à composer pour Naples. Le premier opéra qu'il fit représenter au théâtre Saint-Charles, fut Elisabetta, qui obtint un brillant succès. Après la réussite û' Elisabetta, Rossini fut appelé a Rome pour le carnaval; là il écrivit Torvatdo e Dorliska, opéra sérieux tombé tout-à-fait dans l'oubli et il Barbiere di Siviglia, ce délicieux modèle de l'opéra bouffe, qui peut-être est la plus parfaite de toutes ses partitions.
A son retour à Naples en 1816, il écrivit la musique d'une farce intitulée la Gazetta ; cette partition, tout-à-fait indigne de lui, n'eut aucun succès. Dans la même année, Otello fut représenté au théâtre del Fondo. Les Italiens considèrent cette production comme le chef-d'œuvre de la tragédie lyrique.
A la fin de 1816, Rossini retourna à Rome pour la saison du carnaval, et y composa la Cenerentola pour le théâtre y aile. Cet opéra obtint un très grand succès, non-seulement à Rome, mais dans toutes les capitales de l'Europe où il fut ensuite représenté. Au printemps de 1817, il alla à Milan et y écrivit la Gazza Ladra. Les Milanais en voulaient beaucoup à Rossini de ce qu'il les avait abandonnés pour aller à Naples, et ils se rendirent en foule au théâtre , déterminés à l'accabler du poids de leur colère. Le malheureux compositeur, averti de ce projet hostile, prit place au piano avec une certaine anxiété, mais le charme de la musique de la Gazza apaisa leur fureur ; leur ressentiment s'évanouit en écoutant cette délicieuse musique, et ils applaudirent avec transport. Bravo maestro ! viva Rossini ! ces cris étaient répétés de tous les coins de la salle; et comme l'usage veut que chaque fois que l'auteur est ainsi appelé, il se lève pour saluer les spectateurs, Rossini déclara après la représentation que cette cérémonie tant de fois réitérée l'avait plus fatigué que la direction do l'orchestre.
A son retour à Naples, Rossini fit représenter Armide.
En 1818 Rossini retourna à Rome où il écrivit Adélaïde di Borgogna pour le théâtre Argentini , et dans la même année il composa Adina, ossia il Caiiffo di Bagdad pour le théâtre de Lisbonne. A son retour à Naples il composa Mosè in Egitto, dont le succès est devenu européen . Ricciardo e Zoraïde fut composé et exécuté dans l'automne de la même année. En 1819 il écrivit Ermione pour San Carlo ; cet ouvrage, écrit dans la même manière que Ricciardo, n'eut aucun succès. Dans cette même année il visita Venise où il fit représenter Edoardo e Cristina. X l'époque habituelle il revint à Naples, et le k octobre la Donna det Lago fut représentée au théâtre San Carlo. Mme Pisaroni remplissait le premier rôle. La même nuit, Rossini partit pour aller remplir un engagement à Milan, et le 26 décembre on exécuta Bianca e Faiiero.
Son Maometto Seconde* fut représenté à Naples en décembre 1820 et froidement reçu, bien que cette partition renferme des morceaux d'une grande beauté. Un écrivain de Naples, en parlant de cet opéra, rapporte une anecdote qui fait connaître la manière de composer de ce grand maître, et qui explique la négligence et l'incorrection qu'on remarque quelquefois dans ses meilleures productions. « Rossini, dit-il, ainsi que beaucoup d'hommes de génie, passe son temps entre des accès de paresse et des accès d'activité ; jamais il ne pense à travailler à un ouvrage avant qu'il ne soit pressé par le temps. Nous allâmes le voir vendredi soir, c'est-à-dire le 1er de ce mois (décembre ), et nous le trouvâmes occupé à travailler avec vingt feuillets autour de lui, environné de dames et de messieurs, ne disant presque rien, importuné par les interruptions et harassé de travail. Les copistes avaient encore à copier toutes les parties ; il restait bien peu de temps aux chanteurs pour apprendre leurs rôles, aux instrumentistes pour prendre connaissance de leurs par-
lies , à tous enfin pour faire les répétitions ; et que pouvailon attendre d'un ouvrage présenté au public dans un tel état d'imperfection ? » Ceci explique comment plusieurs des opéras de Rossini , reçus avec froideur à leur première apparition, ont ensuite excité le plus vif enthousiasme.
En 1821, Rossini retourna à Rome pour y écrire Corradino ossiaMatitde di Schabran. Zelmira fut ensuite représentée à Naples en 1824; cette partition est considérée comme une des meilleures de l'auteur, relativement à l'invention et au développement des idées. Dans la même année il composa Semiramide pour le théâtre de la Fenice, à Venise. Ce fut à cette époque qu'il épousa mademoiselle Colbran et qu'il partit avec elle pour Vienne. Depuis ce temps il a visité l'Angleterre et la France, recevant partout les témoignages d'estime et d'admiration les plus flatteurs. En
1827 il fit représenter à Paris le Siège de Corinthe, en
1828 il composa le Comte Ory, et en 1829 Guillaume Tell.
La popularité de la musique de Rossini est telle qu'on ne peut la comparer à aucune autre. Après Rossini , les compositeurs les plus remarquables du xixe siècle sont :
Valentino Fioravanti, né à Rome en 1771, célèbre compositeur bouffe , qui abandonna le théâtre pour l'église.
Joseph Niccolini, né à Plaisance en 1774, a composé également pour la scène et pour l'église ; son style appartient à l'ancienne école, et, depuis la révolution opérée par Rossini, ses ouvrages sont tombés dans l'oubli.
Paer, né à Parme en 1774, habite Paris depuis longtemps ; son style ressemble à celui de Paèsiello et ne le cède à celui d'aucun de ses comtemporains pour la douceur et pour l'élégance.
Spontini, né en 1778 à Tesi, dans le royaume de Naples ; ce compositeur est l'un des plus populaires de l'école mo-
derne, principalement en France; ses meilleurs opéras sont : la Vestale, Fernand Cortez et Olympie.
François Morlacchi , né à Perugia en 1784, a composé avec succès dans tous les genres; on remarque parmi ses ouvrages dramatiques, II Comprato, opéra composé pour le théâtre de Gênes.
Le chevalier Caraffa, né à Naples en 178.5 , et qui habite Paris en ce moment. Le premier ouvrage de ce compositeur fut II Vasceiio d'Occidente; sa Gabrielta di Vergy est classée parmi les meilleures productions modernes.
Charles Coccia, napolitain, s'est distingué comme compositeur et comme directeur de l'opéra italien à Lisbonne et à Londres. Il a composé beaucoup d'opéras qui en général ont eu du succès.
Generali, né en 1787, a composé un grand nombre d'opéras bouffes qui sont très populaires en Italie. Son opéra des Baccanali, représenté au mois de mai 1829 à Livourne, a obtenu un succès décidé.
Mercadante, compositeur napolitain, né en 1798, a fait ses études sous Zingarelli au Conservatoire de Saint-Sébastîen. Son premier ouvrage fut YUnione dette belle Arti, écrit en 1818, pour le théâtre detFondo. Il est connu avantageusement en France et en Angleterre par son Elisa e Claudio, par Marie Stuart et par plusieurs autres opéras.
Cherubini dont nous avons parlé à l'article France.
Jean Paccini, compositeur de beaucoup de mérite; son opéra, intitulé ia Vestale, représenté à Milan en 1823, est certainement un très bon ouvrage, quoiqu'il offre quelquefois un peu trop de ressemblance avec la manière de Rossini. Il triomfo délia Croce est inférieur à cet ouvrage; Gli Arabi nette Gallie, opéria séria, a obtenu du succès à Gênes et a Vérone. En 1829, Paccini a composé pour Mes-
sine ta Sacerdotessa d'Irminsut ; cet ouvrage a été bien accueilli du public. *
Bellini, mort à la fleur de l'âge en 1836, à Paris, et lorsque sa réputation commençait à se former ; ses meilleurs opéras sont : ta Straniera, il Pirata, I Capuieti, Norma, la Sonnamhuta et i Puritani.
L'Italie possède en outre dans ce moment plusieurs autres compositeurs, tels que Vaccai, Valentini, Persiani, Balducci, Aspa, E. Petrelli, Ricci, Raimondi, Bonfichi, Sapienza, Coppola, Gostamagna, Negri, Nini, Lillo, Casamorata, etc., qui travaillent pour les nombreux théâtres de cette belle contrée.
Mais parmi eux, celui qui occupe maintenant le premier rang, depuis que Rossini n'écrit plus pour le théâtre, est incontestablement Donizetti.
Gaetano Donizetti est né à Bergame en 1798. Une intelligence particulière le poussa, jeune encore, vers la carrière musicale . Après avoir consacré plusieurs années aux études élémentaires, il eut Mayer pour premier maître d'harmonie ; plus tard il travailla sous les yeux du célèbre Mattei, le même qui avait complété l'éducation de Rossini. Donizetti écrivit son premier ouvrage pour la scène de Venise. Henri, comte de Bourgogne, reçut un accueil froid. Get opéra dévoilait l'inexpérience du jeune compositeur ; on y reconnut néanmoins une imagination vigoureuse et de l'originalité.
Donizetti, encouragé par la critique, se remit avec ardeur au travail, et, peu de temps après, il produisit sur le même théâtre : // Falegname di Livonia. Cette fois son succès fut complet.
Depuis cette époque les ouvrages du jeune compositeur se sont succédés avec une rapidité prodigieuse. Donizetti a composé soixante opéras, un grand nombre de morceaux fugi-
' Stafford, traduit par Al,,,e Petit.
ICL 573
tifs pour le chant et pour les instruments, des messes, des Requiem, etc. Ce n'est pas à dire pour cela que tous ces ouvrages soient également remarquables ; mais dans presque tous on trouve de la verve et de l'originalité.
La musique d'église occupe encore un rang très élevé à Rome. Dans les principales églises on entend les compositions des anciens maîtres exécutées dans toute leur pureté, et bien que les productions modernes n'égalent pas celles de Palestrina, d'Agostini, de Carissimi, etc., il en est cependant de très remarquables : le Miserere de l'abbé Joseph Baini,* compositeur et chanteur distingué de la chapelle du pape, qui fut exécuté pour la première fois le jeudi-saint de l'année 1821, jouit d'une réputation méritée.
Parmi les théâtres les plus renommés de l'Italie, on compte entre autres : à Naples, San Cario ; à Milan , la Scaia ; a Venise, ta Fenice ; à Gênes , Cario Fetice ; à Florence , la Pergola ; à PiOme, Vaile; à Bologne, il gran Teatro; à Turin, ii Teatro Regio ; à Parme , il Teatro ducaie, etc.
On trouvera à l'article chant le nom des principaux chanteurs italiens qui se font admirer en ce moment en France et sur les scènes d'Italie.
Parmi les instrumentistes célèbres du xixc siècle, Paganini, né à Gênes en 1784> est le violoniste le plus extraordinaire qui ait jamais existé.
ITHOMEI = ITHOMÉENNES. — Fêtes des Messéniens, célébrées en l'honneur de Jupiter, conjointement à des concours de musique.
ITHYMBOS=ITHYAMBE, s. m.— Chanson de danse en l'honneur de Bacchus chez les anciens Grecs.
IULOS = IULES, s. f. pi. — Chansons des moissonneurs grecs, chantées en l'honneur de Cérès.
* Auteur de l'ouvrage remarquable intitulé : Memorie storico-critiche sulla vita di Pier Luigi da Palestrina. (IV. du Trad.)
blk JAV
JAVANAIS (musique chez les). * — Chaque tribu de l'Archipel indien a ses chants nationaux particuliers ; mais ce n'est que chez les Javanais que la musique a l'apparence d'un art. Ce peuple a, en effet, porté la musique à un degré de perfection qui non seulement surpasse leurs progrès dans les autres arts , mais encore ceux de tous les autres peuples non policés. On le voit évidemment par la construction de leurs instruments de musique. Ces instruments sont de trois espèces : à vent, à archet et de percussion. La fabrication des deux premières espèces est encore dans l'enfance , et c'est uniquement dans la dernière qu'il faut chercher la perfection de la musique des Javanais.
De tous les instruments à vent, Vangkang est le plus ancien et le plus grossier. Cet instrument se trouve plus communément chez les montagnards de la partie occidentale de l'île. Il consiste en l'assemblage d'un certain nombre de tuyaux de bambou, coupés par le bout, comme des tuyaux d'orgue, et d'une longueur graduée, ainsi que la gamme l'exige. Ces tuyaux sont légèrement assujettis dans un châssis, de manière qu'ils s'agitent quand on les touche ou quand on les secoue. Tous les sons de cet instrument se bornent à ceux que produit ce mouvement. Des troupes de quarante à cinquante montagnards jouent souvent de cet instrument , en dansant, couverts de plumes, dans les attitudes les plus grotesques. Les instruments sont aussi ornés de plumes.
* Extrait de l'Histoire de l'Archipel indien, par Crawfard ( Revue de Féti$). Article ajouté par le Traducteur.