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ET CHEZ TROUPENAS ET Ce, ÉDITEURS DE MUSIQUE,
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KABARO. — Petit tambour des Égyptiens et des Abyssins.
KALAMAICA. - — Danse favorite des Hongrois , d'un mouvement animé et en mesure à 3/4; elle est composée de deux parties, chacune de quatre mesures avec des reprises.
K ALLINICOS = CALLINIQUE, s. f. — Chanson de danse , exécutée par les anciens Grecs en l'honneur de Jupiter.
RARARLAUSITHYRON.— Chanson que les anciens Grecs chantaient devant la maison de leurs maîtresses.
RAS. — Espèce de tambour des peuples d'Angola (Afrique), qui , au rapport de quelques voyageurs , est le seul instrument de musique qu'ils possèdent.
KATAKELEUSINOS. — Nom d'une des parties principales d'un morceau de musique exécuté dans les concours musicaux des jeux isthmiques.
KE. — (Voy. Soimisazione).
REHRAUS. — Ancienne danse d'invention allemande, avec laquelle on termine quelquefois les bals.
KEMAN. — Nom d'un violon turc à trois cordes. Tome ii. \
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K.ERKENA. — Trompette indienne qui , selon Bonnet, a un tube de quinze pieds de longueur. D'autres assurent qu'elle n'a que quatre pieds de longueur, et un son fort.
KOORANKO (musique des naturels de). * — Le major Laing, dans ses voyages à travers Timannée, Kooranko et Soolima, trouva que la musique occupe une place importante dans les cérémonies publiques de ces pays. Il était toujours reçu avec des chants et des danses; et \esjellé-men ou musiciens ambulants , semblaient posséder le talent de l'improvisation ; car la plupart de leurs chansons étaient évidemment composées pour la réception de l'homme blanc. A Seemera, dans la contrée de Kooranko*, le roi Bee-simera lui envoya pour le complimenter son griot , ou ménestrel, qui lui chanta un air de éienvcnue. Il s'accompagnait sur une espèce de violon fait d'une calebasse, ayant deux fentes carrées pour donner plus de force au son. Ce violon n'avait qu'une corde faite de crins de cheval tressés , et bien qu'il ne pût en tirer que quatre sons , il savait les varier de manière à produire une mélodie agréable. Ce musicien suivit le voyageur jusqu'à la chute du jour et joua près de lui jusqu'à ce qu'il fût endormi. En s'éveillant, à la pointe du jour, l'oreille du major fut saluée de nouveau par les chants du musicien. M. Laing, persuadé qu'il attendait une récompense avant de partir, lui donna une tête de tabac , et lui dit de s'en retourner chez lui et de remercier son maitre.
On voit chez ce peuple une sorte d'instrument qui n'est autre chose qu'un morceau de fer creux qu'on frappe avec le pouce de la main gauche , armé d'un dé de métal. Le tambour est aussi en usage dans le pays. D'après la description du major Laing, la musique de cette nation africaine n'est pas dépourvue de mérite.
A Soolima, le roi Yarradée gratifia le major d'un specta-
* Ajouta par le Traducteur.
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cle militaire ; et pendant que les mouvements des guerriers s'opéraient , plus de cent musiciens jouaient du tambour, de la flûte , du baUafoue, de la harpe et de beaucoup d'autres instruments, qu'il serait, a ce que dit le major, trop ennuyeux d'énumérer, et qui tous étaient grossièrement fabriqués. Ce tintamare était bien suffisant pour briser le tympan d'une oreille ordinaire , et le major fut obligé de mettre du coton dans les siennes pour les préserver de ce bruit. Deux personnages armés de bâtons crochus frappaient imperturbablement sur deux grands tambours qui avaient la forme d'une tour d'échecs renversée. Ils ne paraissaient avoir d'autre but que de faire le plus de bruit possible. Un dialogue apparemment improvisé fut ensuite chanté par un des musiciens jouant du bailafoue , et quelques femmes, vers la fin, chantèrent une chanson en l'honneur du roi, en élevant la voix d'une manière épouvantable. La fête se termina par un chant de guerre composé pour célébrer une grande victoire remportée par Yarradée sur les Foulahs, environ quarante ans auparavant. Ce chant était toujours répété devant lui dans toutes les cérémonies publiques.
Il paraît que la musique de ces peuples , ainsi que leurs instruments , dont le meilleur est une espèce de guitare ou violon, fait d'une calebasse avec des cordes de crins, sont encore fort peu perfectionnés, mais que néanmoins on trouve dans quelques uns de leurs chants naïfs une douceur qui n'est pas surpassée par les modulations des nations plus civilisées. Cependant, en général, le bruit remplace chez eux l'harmonie , et l'effet de tant de voix et d'instruments qui se réunissent souvent, et qui luttent alors de force pour se surpasser , est étourdissant. *
KORYPHAEUS = CORYPHÉE, s. m. — Ce mot, dérivé du grec xopiQ&iof qui signifie principal, c'est-à-dire celui qui
* StafTord, trad . pnr M«>* FYtis
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est à la tête, désignait chez les anciens Grecs, le musicien qui était placé au milieu de l'orchestre et marquait la mesure. Chez les anciens Romains , on l'appelait Pedarius ou Pedicularius. (Voy. l'art. Battitoredimusica).
KROTALOI*. —(Voy. Crotalo).
KUSSIER. — Instrument turc, composé de cinq cordes tendues sur une peau qui couvre une espèce d'assiette.
KWETZ. — (Voy. Agada).
KYRIE. — Mot grec qui sert à invoquer le nom du Seigneur au commencement de la messe. Les compositeurs font quelquefois de longs morceaux, dans les messes en musique , sur ces mots seuls : Kyrie eleison, Christe eleison. Kyrie est le nom de ces morceaux , et l'on dit : voilà un beau Kyrie, un Kyrie bien travaillé.
Suivant le rite grégorien, on chante le Kyrie après le Requiem et après le Libéra. Dans le rite ambroisien on le chante après le Gloria.
1^. — Nom de la sixième note de notre gamme (Voyez Solmisazione ).
LACRIMOSO, LAMENTEVOLE = LAMENTABLE. — Ces mots indiquent un mouvement lent et qualifient en même temps le caractère de la musique. L'exécution en doit être simple, sentimentale et traînante.
LAMENTAZIONI DI GEREMIA = LAMENTATIONS DE JÉRÉMIE. —Elégies que l'on chante dans la semaine sainte;