‹ Dictionnaire de musique (volume 2)Chapitre 176 sur 364 · LAR · texte numérisé non relu

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trois le mercredi, trois le jeudi et trois autres le vendredi ; ordinairement, en Italie surtout, on les exécute en plainchant avec accompagnement de violes , de violoncelle et de piano, etc., ou bien en musique figurée à une seule voix ou avec chœur, ou à plusieurs voix. Le même nom sert à indiquer ces différentes compositions.

LA MI. — Indique le changement de ces syllabes sur le son mi (Voy. Mutazione et Solmisazione).

LAMNATEZÉACH. — Parmi les différentes opinions sur la signification de ce mot hébreu donné pour titre à plusieurs psaumes , la plus vraisemblable est celle qui le rend par les mots : Au vainqueur, ou mieux encore : au plus habile virtuose. Il faut traduire ainsi le titre du psaume 61 : au premier virtuose dans le neginoth , c'est-à-dire dans le chant.

LANDLER. — Espèce de valses en usage dans l'Autriche et dans quelques autres contrées de l'Allemagne ; leur mélodie, dont le caractère est d'une gaîté sautillante, s'exécute dans un mouvement modéré , en mesure à 2/4.

LANGUIDO = LANGOUREUX. — Ce mot indique un mouvement un peu lent et une exécution sans vibration et sans recherche dans les agréments.

LAPA. — Nom turc de tubes en cuivre , longs d'environ huit à neuf pieds, se terminant comme nos trompettes et servant dans la musique.

LA RÉ. — Ces syllabes désignaient dans l'ancien solfège cette mutation d'après laquelle, en chantant, on se servait de la syllabe ré pour les sons la ré et non de la syllabe la (Voy. Mutazione et Solmisazione) .

LARGHETTO. — Ce diminutif de largo, indique un mouvement semblable à Yandante, et il est propre à exprimer des sentiments calmes et agréables.

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LARGO (large), adj. — Un morceau de musique, qualifié ainsi , peut prendre tous les caractères qui ne se trouvent pas en opposition avec le mouvement lent. Tout ce que Ton a dit à l'article Adagio sur l'exécution des mouvements lents peut servir au Largo.

LA SOL. — Mutation des deux syllabes ta et soi sur le son ré. (Voy. les articles Mutazione et Solmisazione).

LAUDA SION SALVATOREIVI.— Suite de versets ou prose que l'on chante dans l'église romaine le jour de la Fête- Dieu.

LAUDI (laudes) , {Laudisti, Laudesi). — On entend par le mot italien taudi les cantiques (canzoni spirituali) , que l'on chantait en Italie au temps de Laurent de Médicis (qui en composa plusieurs) et de saint Philippe de Néri. On continua ensuite à les chanter dans les oratorios publics des pères dits de l'Oratorio, auxquels on avait aussi donné le nom de Laudisti ou Laudesi. Ce genre de poésie était très estimé en Italie au xv siècle, comme le prouvent les collections que Ton en lit, dont une fut imprimée en 1485. Dans le siècle suivant, il en parut plusieurs autres volumes.

La musique en était toujours simple ; on adapta quelquefois {i ces compositions poétiques les ariettes profanes les plus en usage et les plus goûtées.

Grescimbeni dit que les Bénédictins de Florence étant venus à Rome pour le grand jubilé de 1700, s'y rendirent processionnellement en chantant dans leur route plusieurs iaudi composées par le célèbre Filicaia.

L'historien anglais Burney, pendant son séjour à Florence, en 1770, entendait souvent les Laudisti chanter dans les rues avec accompagnement d'orgue portatif.

Les missionnaires font encore chanter les cantiques {Laudi spirituali) dans leurs missions. On s'en sert aussi en d'au très occasions, comme aux catéchismes et dans plusieurs autres réunions.

En Italie on en introduisit l'usage dans les écoles publiques et surtout à la campagne. *

L'usage de ces taudi ou cantiques pourrait en effet exercer la plus grande influence sur les mœurs et les habitudes de la jeunesse, si l'on en juge par les résultats heureux qu'on en a obtenus dans plusieurs maisons d'éducation (Voyez. lnjluenza). En Allemagne, pendant un temps, on a chanté ces laudi, même au lieu d'Offertoire et après le Sanctus.

LAVORARE = TRAVAILLER, v. n. — On dit qu'une partie travaille lorsqu'elle fait beaucoup de notes et de diminutions, tandis que d'autres parties font des tenues et marchent plus posément.

LEÇON, s. f. — On désigne en France par ce mot, comme en Angleterre par celui de tesson, tous les exercices qu'un maître prescrit à son élève, en lui enseignant un instrument de musique. Les morceaux de musique imprimés sous le titre de leçons, ne sont autre chose qu'un moyen de rappeler à l'élève les instructions du maître ; les petites sonates faciles pour les commençants , de Wanhal et de plusieurs autres , peuvent être rangées dans cette catégorie.

LEGARE = LIER, v. a. • — On trouve souvent cette expression dans la musique pratique, et elle indique que deux ou plusieurs sons successifs doivent être liés ensemble sans interruption , c'est-à-dire que, dans le chant et les instruments à vent, il faut prendre une légère respiration sans interrompre le son, et que pour les instruments à archet on ne doit donner qu'un seul coup d'archet qui se prolonge autant que la liaison l'indique.

Quelques uns prétendent que, pour lier un son» à. un autre, il faut appuyer sur le premier et le faire sentir plus que les autres. Comme il s'agit de deux sons différents, il en résulte

* Le célèbre Jean Simon Mayr en a composé plus de soixante, dont la poésie est imprimée à Venise, chez Joseph Molinari , avec la musique.

un effet d'appogiature. On obtient le même effet sur le piano en appuyant légèrement les doigts sur les touches, et en passant de l'une à l'autre très doucement.

LEGATO = LIÉ, adj. — ( Voy. l'article précédent et suivant).

LEGATURA = LIGATURE \ LIAISON, s. f. — Par le mot liaison, syncope, on entend une note du Temps fort liée immédiatement à la note du même nom sur le Temps faible précédent (fig. 10, 13); par conséquent deux croches liées feront l'effet d'une noire , une blanche liée avec une noire fera l'effet d'une blanche pointée (Voy. aussi l'art. Legare).

Lorsque les deux notes formant la syncope appartiennent à deux mesures différentes , on marque leur liaison par un trait recourbé ^ (Voy. fig. 94). Lorsqu'elles appartiennent à la même mesure on omet ce signe et on écrit comme le passage h de la même figure. Si cependant la note liée du Temps fort vaut seulement la moitié de la précédente, on ne fait autre chose qu'un point, et on écrit, par exemple, le passage a de la fig. 95, comme dans le passage /> de la même ligure.

D'après un semblable procédé, comme l'accent grammatical , perdant pour ainsi dire sa place , est repoussé sur le Temps faible, il en résulte une espèce de choc qui fait appeler cette liaison syncope.

Selon Buononcini ( Voy. son Musico pratico , Bologne, 1688, pag. 45), les anciens entendaient par le mot ligature ouiiaison\à manière différente par laquelle les quatre figures appelées maxime, longue, carrée et ronde , étaient liées ensemble^Ces liaisons s'étendaient à l'infini par les diverses positions que l'on donnait à chaque figure , et elles finissaient par n'être qu'une confusion inutile. La fig. 96 contient les principales figures, surmontées; chacune d'un numéro, dénotant autant de rondes qu il y a d'unités contenues dans ledit numéro. Que la figure oblique soit longue ou brève, elle em-

brasse toujours deux cordes, une au commencement >cl loutre à la fin; les notes liées sont sujettes aux mêmes accidents que celles qui ne le sont pas.

LEGATUilA DI VOCE = LIAISON DE LA VOIX. — Outre la manière de lier par une seule respiration deux ou plusieurs sons sans les frapper distinctement, il y a encore à observer l'égalité et la flexibilité continuelles de la voix, avec lesquelles la mélodie doit être attaquée et doit passer d'un son à l'autre. Cette manière de porter la voix ne peut s'apprendre par théorie , mais il faut que l'élève l'entende pratiquer par un maître habile dans l'art de chanter.

LEGGERE = DÉCHIFFRER, LIRE, v. a. — Lorsqu'on veut exécuter une partie inconnue que l'on n'a jamais vue, il faut d'abord s'être exercé à trois espèces de travaux intellectuels, nécessaires pour parvenir à lire facilement a vue, presque sans s'en apercevoir. 1° On doit, en déchiffrant les notes, embrasser d'un seul coup d'œil Talternation continuelle des sons aigus et des sons graves; 2° les comparer et les classer selon leur valeur respective ; et 3° rendre cette valeur relativement au Temps indiqué. On appelle cette science d'exécuter la musique de cette manière et avec la plus grande promptitude : déchiffrer, lire ia musique. Si on y joint celle d'exécuter nettement telle ou telle partie indifféremment, selon les règles de l'art et avec les intonations et dans le mouvement indiqués, alors on l'appelle lire à vue y ou à première vue.

LEGGIADRO, adj. (gracieux). — -C'est le beau, autant qu'il flatte les sens avec un certain charme.

LEGGIERMENTE = LÉGÈREMENT, adv.— Cet adverbe indique qu'on doit toucher l'instrument doucement.

LEGGIO = PUPITRE, s. m. — Meuble dont on se sert pour poser les livres de musique, les partitions, les parties séparées, dans une situation commode pour être lus.

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Un certain Nayer a inventé un pupitre portatif composé de quatre pièces , que l'on démonte à volonté et que Ton peut mettre dans un étui de violon.

LENTO, LENTAMENTE (lent, lentement).— Pour exécuter un morceau de musique dans ce mouvement, il faut le prendre un peu plus lent que Y adagio , et observer relativement à l'exécution tout ce que l'on a dit à l'art. Adagio.

LKPSIS. — (Voy. Euthia).

LEZIONI = LEÇONS des nocturnes de l'office des morts. — Leçons de la semaine sainte, que l'on a coutume de chanter en musique figurée à voix seule , ou môme à plusieurs voix avec chœurs.

LIGENZA = LICENCE , $. f. — Infraction tolérée à règle mal établie. Il suit de là que toute licence contre les vraies règles de l'art doit être considérée comme une violation de ces mêmes règles.

En musique il n'y a en général en dehors des règles que ce qui choque l'oreille, la raison et le goût : ce sont par conséquent les seuls vrais génies qui nous peuvent servir de guide pour les licences qu'on peut se permettre. Cependant, comme il n'existe pas un code pour ces licences, on en doit user avec la plus grande réserve et en bien peser la nature, afin de ne pas s'exposer à commettre des fautes; caria même licence que Ton admirerait dans un grand compositeur, peut être condamnée dans les compositions de celui qui est sans expérience, parce que celui-ci n'aura pas su pénétrer la cause, r enchaînement et les circonstances qui ont engagé celui-là à la prendre (Voy. l'art. Eccezione).

LICHAKA. * — Instrument unique d'une tribu des Cafres, les Bachapins. C'est une espèce de flûte formée d'un roseau, accordée au moyen d'un petit tampon mobile placé à la parlio

" Ajoutw par le Traducteur

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inférieure et ayant au bout supérieur une ouverture coupée transversalement. On ne peut rendre qu'un son sur cet instrument ; il y en a un pour chaque note, et lorsque plusieurs exécutants sont réunis , une partie joue à l'unisson pendant que les autres font entendre différents tons de l'échelle musicale. L'intervalle compris entre les plus hautes et les plus graves de ces flûtes , est d'environ douze notes. Il n'y a rien de particulier dans leur musique ; cependant on y trouve quelquefois une cadence assez remarquable.

LICHANOS. — Nom de la troisième corde, dans les deux tétracordes hypate et mesé (Voy. l'art. Greci antichi).

LIDIO = LYDIEN, adj. — (Voy. Modo).

LIGNETJM PSALTERIUM. — (Voy. Sticcato).

LIMMA , s. m. — On désigne par ce mot trois petits intervalles qu'on n'emploie pas dans la musique pratique, mais qui servent à établir la comparaison mathématique des sons :

1° Le Limraa majeur (Limma majus) : c'est la différence qui existe entre le ton majeur ( 9 : 8 ) et le demi-ton mineur (25 : 24 ). En retranchant ce dernier rapport du premier, suivant l'article soustraction des rapports , on aura la différence de 27 : 25= Limma majeur.

Ton majeur — 9 : 8

Demi-ton mineur = 2Z| :

Limma majeur = 8 ) 27 : 25

•r Le Limma mineur : c'est la différence entre le ton majeur et le demi-ton majeur, ou entre 9 : 8 et 16 : 15. En faisant la soustraction de ce dernier rapport du premier, on aura le Limma mineur — 135 : 128.

o° Le Limma de Pythagore : c'est la différence entre

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la tierce majeure des Grecs (qui consiste dans deux tons majeurs exprimés par le rapport 81 : 64) et la quarte naturelle 4 : 3. En retranchant, par exemple, la tierce majeure, dans le rapport de 81 : 64, de la quarte naturelle 4 : 3, on aura le résultat de 256 : 243 qu'on appelle Limma do Pythagore.

On trouvera une autre signification du mot Limma dans l'article Tempus vacuum.

LINGE A. — (Voy. Pentecontac hor don).

LINEA = LIGNE, s. f. — Les lignes de musique sont ces traits horizontaux et parallèles qui composent la portée : c'est sur ces traits ou dans les espaces qui les séparent qu'on place les notes selon leurs degrés. La portée du plain-chant n'est que de quatre lignes, et celle de la musique ordinaire a cinq lignes outre les lignes postiches qu'on ajoute au dessus ou au dessous de la portée pour les notes qui dépassent son étendue.

Les lignes, dans la musique, se comptent en commençant par la plus basse qui est la première.

LINGUA = LANGUETTE , s. /*. — Nom du petit morceau de bois des sautereaux d'un clavecin ou d'une épinette où se trouve introduit un petit morceau de plume de corbeau.

LINGUA = ANCHE, s. f. — Tuyau à anche (canna a tingua. Voy. Organo).

LINGUA MUSICALE = L NGUE MUSICALE. — La musique , considérée comme langue , a ses principes élémentaires , son orthographe , sa ponctuation , sa prosodie , ses phrases, ses périodes, ses rhythmes, ses propositions, ses cadences ; en un mot , sa grammaire, sa poésie, sa rhétorique. On peut par conséquent lire , réciter, déclamer en musique comme dans une autre langue; elle peut même avoir les défauts communs à la langue parlée, comme par exemple celui de balbutier, de bredouiller, de canarder; ces défauts viennent du manque d'exercice des doigts, du peu d'habitude de la lecture musicale et d'une mauvaise embouchure. Aussi pourrait-on comparer une personne peu exer-

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cée sur le piano à une personne qui balbutie; un commençant sur le basson ou sur lehautbois canarde continuellement.

Calegari , organiste de la basilique de Saint-Antoine à Padoue, basa sur cette idée son Jeu Pylliagorico-musicai, publié par lui à Venise en 1801 ; il parut à Paris, traduit en français, dans les années 1802 et 1803. Il représente les notes comme des lettres, les mesures comme des syllabes, et les rhythmes comme des mots entiers dont l'arrangement forme différents morceaux de musique , tels que des ariettes, des rondeaux , des polonaises. D'après cette méthode, il composa à peu près quatorze cents rhythmes ou phrases , par la combinaison variée desquels, sans être musicien, il est facile de composer de la musique. Ce jeu ou passe-temps , connu en Allemagne dans le dernier siècle, a été très bien accueilli en France , mais il n'a eu aucun succès en Italie.

Madame Layne a publié, il y a quelque temps à Paris, un ouvrage intitulé : Grammaire musicale, basée sur tes principes de la Grammaire française. Dans son livre , l'auteur donne aux lettres le nom de sons, à l'alphabet celui de gamme ; les articles sont comme les trois clés fa, do, soi; elle appelle substantifs les notes; adjectifs superlatifs, les dièzes ; adjectifs diminutifs, les bémols ; adjectifs comparatifs, les bécarres ; les mesures sont les verbes ; celles à quatre Temps sont les verbes actifs; celles à trois Temps les verbes passifs ; celles à deux Temps les verbes neutres, et ainsi de suite. *

Si l'on considère ensuite la langue musicale sous un autre

* Dans ces dernières années, M. Sudre a inventé la Langue musicale universelle, formée au moyen de sept notes de la musique do, ré, mi, fa, sol, la, si, par le secours desquelles il paraît que M. Sudre peut transmettre toute espèce de phrase et dans quelque langue que ce soit, c'est-à-dire qu'un Arabe comprendra un Chinois, un Russe, un Anglais, etc.

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aspect , c'est-à-dire par rapport à la manière de l'exprimer et de parler au cœur et à l'intelligence par l'expression naturelle des sentiments , nous trouvons en elle la langue la plus généralement comprise, car, partout, elle rencontre des oreilles et des cœurs sensibles à ses charmes. Unis par de semblables liens, les musiciens de toutes les nations forment une seule famille dont les goûts sont identiques , et qui se sert du même langage et tend au même but : une noble émulation pour cet art s'étant emparée des esprits,, les lumières se répandent d'une extrémité de l'Europe à l'autre; et partout où les musiciens se trouvent, ils sont toujours dans leur patrie. Ainsi les fils d'Apollon sont bien accueillis partout. Milan apprécie l'école allemande en couronnant Weigl, Winter, Mozart; Vienne accorde les mêmes honneurs à Cimarosa, à Paër, à Rossini ; à Paris, on reçoit avec le même enthousiasme les productions italiennes et allemandes; et de Cadix à Pétersbourg, Haydn et Bocchérini, Haendel et Chérubini excitent une égale admiration.

Par l'expression de tangue musicale on entend encore une langue propre au chant, c'est-à-dire une prononciation agréable , le choix et l'heureuse proportion des syllabes qui la composent. Les langues sont musicales en proportion de leur prononciation facile, naturelle, llexible, et si les voyelles y reviennent souvent. Les poètes devraient donc s'étudier à bien connaître le mécanisme de la musique, et faire ensuite le choix de syllabes harmonieuses et sonores.

La langue italienne , où les voyelles abondent , occupe le premier rang parmi les langues musicales, et Métastase l'appelait ajuste titre (a musique même. La langue espagnole serait peut-être aussi harmonieuse que l'italienne si plusieurs de ses mots ne se terminaient pas par des consonnes, et si les trois lettres gutturales g, j, x ne faisaient pas partie de son alphabet. Il est vrai que l'académie royale espagnole a introduit dernièrement une orthographe plus simple pour

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