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plusieurs morceaux détachés, que l'ou exécute dans les églises catholiques pendant le saint sacrifice de la messe , appelée alors grand'messe.
Les morceaux que l'on y chante sont ou en plain -chant, quelquefois alternés avec l'orgue, ou sur des cantilènes inventés exprès, que l'on fait exécuter à plusieurs voix à l'unisson par des choristes d'églises , ou sont exécutés par des voix seules avec accompagnement d'orgue ou de quelqu'autre instrument qui joue la partie de basse , tel que le violon, le violoncelle, le trombone ; et on appelle alors ces messes, messes a capella; quand on les fait chanter par des voix seules accompagnées d'instruments à vent , on les appelle messes à contrepoint. (acontrappunto) ; quand elles sont avec accompagnement de violon ou d'autres instruments , on les appelle messes à orchestre, ou concertantes. D'après le nombre de morceaux de musique, on leur donne le nom de petites messes (brevi), ou de messes solennelles. En Italie on ne chante habituellement à ces messes que le Kyrie Eleison , le Gloria et le Credo; mais dans les cathédrales, où il n'y a pas d'autre instrument que l'orgue , ou à la cour , on chante aussi les autres parties comme en Allemagne et en France, c'est-à-dire qu'en outre des morceaux qui ont été indiqués, on chante le Graduel, l'Offertoire, le Sanctus, le Benedictus, YJgnus Dei.
Il y a aussi des messes pour les morts, qui se composent des morceaux suivants : Requiem, Dies irœ, Domine, Sanctus, Agnus Dei, Lux eterna. Dans le rite ambroisien on chante les morceaux ci-après : le Requiem avec le Te decet, l'antienne Qui suscit asti , le Domine exaudi, le Requiem sanctam , Domine Jesu , le Sanctus avec le Benedictus, YJgnus Dei avec YEgo sum.
Les paroles de la messe sont fort belles et très favorables au langage varié de la musique; elles présentent tous le; caractères nobles et fournissent des contrastes dont un compositeur habile sait tirer parti. Le Kyrie est une prière affectueuse; le
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Gloria s'ouvre par ni* début éctatairt; h) Credo, majestueux d'abord, passe de l'expression d'un sentiment tendre à celle de la plus profonde tristesse. Les effets bruyants du Resurrexit contrastent avec l'abattement de la douleur ; la trombe du jugement fait entendre ensuite ses accents terribles et solennels, et le discours musical a pour péroraison un finale brillant et rapide dans Y Et vitam, qui est ordinairement traité en fugue. Le Sanctus et YJgnus Dei sont deux prières: l'une a fe caractère imposant et pompeux, l'autre est d'une expression pleine de suavité et de tendresse.
La messe des morts n'offre pas moins de ressources au musicien ; mais sa couleur est trop uniforme , à cause des paroles qui en sont tristes d'un bout à l'autre.
Une messe est sans contredit l'œuvre le plus important et le plus difficile de la composition \ un œuvre que le simple mélodiste ue saurait aborder sans s'exposer à devenir la risée des connaisseurs.
MESSA DI VOCE = MISE DE VOIX. — C'est un des plus beaux agréments du chant et de la voix; elle consiste à entonner très doucement une note de longue valeur ou d'une cadenza, en augmentant le son par gradation du piano au fort, et en diminuant du fort au piano , avec la même gradation.
MESSALE = MISSEL, s. m. — Abrégé des chants introduits par saint Grégoire à l'usage du culte catholique.
M ETA BOL A E. — Changement de ton ou de genre, ou de rhythmei
MEÏALO ■= MÉTAL, f. m. — Les tuyaux d'orgue se font ordinairement en bois, en étain, ou bien d'un mélange de plomb et d'élain ; on appelle ce mélange métal (Voy. l'article Organo).
METALLO DI VOCE =TIMBRE DE VOIX. — Qualité d'une voix sonore. On dit : c'est un beau timbre (bel métallo) de vc4xrcn parlant d'une voix claire, pure, sonore, argentine*
METHSILOTH. — (Voy. Cembalo a Campant.)
METODO, s. m. = METHODE, s. f. — Manière d'exécuter, style d'exécution. La méthode peut être personnelle, c'est-à-dire plutôt adaptée à la capacité de la voix , à la manière de déclamer, de chanter, déjouer, qu'à la composition; c'est une chose à laquelle les compositeurs italiens font bien attention , car ils composent assez ordinairement pour celui qui doit exécuter leur musique la première fois. Il est étonnant, d'après cela, que los autres peuples y trouvent tant d'originalité et d'imagination , tandis que les compositeurs des autres pays sont bien moins gênés et moins esclaves de ces convenances , etc, On peut appeler encore méthode {originale) de chant ou d'exécution, la manière de chanter ou d'exécuter toute nouvelle dans l'expression et les broderies, trouvée par un chanteur ou un instrumentiste. Une méthode populaire est celle qui se rapproche le plus des usages du peuple , et s'adapte le mieux à son intelligence.
Le mot méthode indique encore l'atlenlion a suivre exactement un plan philosophique et logique dans l'enseignement de la musique à la jeunesse. Les méthodes modernes sont bien différentes des anciennes; celles des maîtres vulgaires à gages, de celles des vrais maîtres de l'art; les mélhodes particulières, des méthodes publiques.
On appelle enfin méthode un recueil de préceptes et d'exemples pour l'enseignement de la composition, de l'accompagnement, du chant et de l'exécution d'un instrument , au moyen desquels l'élève, grâces aux leçons du maître et à son application . parvient à acquérir les connaissances nécessaires à chaque branche de la science musicale.
METRO = MÈTRE, .9. m. — Règle en vertu de laquelle la variété distributive des sons est soumise à une marche régulière. La variété des rapports occasionne, dans toutes les espèces de mesures, l'emploi de valeurs diverses qui impriment chacune au mouvement un caractère difteftnt . comme
on peut le voir dans la fig. 97, a, b, c, d. Le retour des mêmes valeurs dans chaque mesure, et la division de la valeur des notes en notes d'une moindre valeur, basés toujours sur la variété des rapports, c'est ce que l'on nomme mètre.
Le mot mètre est emprunté aux poètes qui s'en servent pour désigner les pieds qui déterminent l'allure et l'étendue de chaque vers. Ces pieds, qui sont pour ainsi dire les membres rhythmiques du vers, consistent en une succession déterminée de plusieurs syllabes longues ou brèves ; ainsi donc le pied du vers correspond assez bien à la mesure musicale , et c'est pour cela que l'on donne souvent le nom de pied musical a la mesure.
Les pieds poétiques ont été distribués en plusieurs classes, dont les noms sont employés dans le langage musical pour indiquer des pieds analogues. Tels sont :
1° Le trochée , qui consiste en une note longue et une brève , comme dans le passage a de la fig. 97.
2° Uiambe, ou succession de deux notes, dont l'une brève, l'autre longue. Fig. 97, d.
o° Le spondée , série de deux notes longues , chacune desquelles remplit une mesure. Fig. 98, a.
à° Le pyrrique, succession de deux notes brèves qui commencent en levant. Fig. 98, b.
5° Le dactyle, série composée d'une longue et de deux brèves, fig. 98, c.
6° L'anapeste , succession de deux brèves et une longue , fig. 98, rf.
7° Le tribraque, succession de trois brèves. Fig. 98 , e,
8° Le molosse, succession de trois longues, chacune desquelles remplit une mesure. Fig. 98, f.
9° L] amphibraque , succession d'une longue, d'une brève et d'une longue. Fig. 98, g.
10° Le bacche, série consistant en une brève et deux longues. Fig. 98 , //,
11* L'antihacche , série composée de deux longues et une brève. Fig. 98 , i.
12° Uamphimacre , série formée d'une longue, d'une brève et dune longue. Fig 98, k, etc.
METRONOMO = MÉTRONOME , s. m. (du grec psrpov , mesure, vouot , lois ou chanson). Espèce de pendule qui, par la lenteur ou la vitesse de ses oscillations, marque les temps de la mesure.
Dès 1698, Loulié, dans son ouvrage intitulé : Éléments ou principes de musique, avait décrit une machine qu'il nomma chronomètre. Sauveur , dans ses Principes d'acoustique , parle d'un instrument analogue proposé depuis par Affilard. De semblables instruments ont été ensuite inventés par Pelletier, Harrisson, Duclos , Breguet , Renaudin, Davaux, Lefèvre, Despréaux, Burj a, Weiske, Stockel, Neukomm, Winkel, et plusieurs autres après Maelzel qui, s'il n'est pas l'inventeur de cet instrument, l'a beaucoup perfectionné, et jouit même des honneurs de l'invention,* puisque tous les signes mètronomiques dont sont marqués les morceaux de musique, portent son nom. Le métronome ala forme d'un petit obélisque ou d'une pyramide ; construit avec élégance, il peut servir à orner comme meuble de luxe un appartement. La partie supérieure de la pyramide forme une sorte de couvercle qui se lève ou se baisse au moyen d'une charnière. Lorsqu' ayant préalablement ôté le couvercle, on enlève la partie mobile qui couvre le devant de l'obélisque , le balancier d'acier derrière lequel se trouve placée l'échelle de numération , prend une position perpendiculaire par l'impulsion d'un ressort caché dans la base de l'instrument. Sous le couvercle de la partie supérieure
* Dans la Gazette Musicale de Leipsick , 1818, u. 25, Winkel déclare qu'il est l'inventeur du métronome moderne. Le correspondant de ee recueil dit que Maelzel n'a construit cet instrument qu'après son passage par Amsterdam, (t après lavoir \u dans la maison de Winkel.
se trouve une petite clé dont on se sert pour monter le mécanisme qui met le balancier en mouvement. Au moyen d'un anneau attaché a l'extrémité de la pyramide, on peut arrêter le balancier. Celui-ci est forme par une baguette d'acier qui traverse un petit poids que l'on peut faire glisser à volonté de l'une a l'autre extrémité de la baguette à laquelle il imprime un mouvement d'oscillations plus ou moins fréquentes, selon qu'on le rapproche ou qu'on l'éloigné de la base de l'instrument. Les numéros 50 et IGOde l'échelle indiquent les degrés extrêmes, l'un de lenteur, l'autre de vitesse, que puissent atteindre les oscillations du balancier. Ces degrés , ainsi que ceux indiqués par les numéros intermédiaires, sont calculés de manière à ce que le poids étant (par exemple) placé au numéro 50, cinquante battements auront lieu pendant la durée d'une minute ; si on le met au muméro 100, cent coups se feront entendre pendant le même espace de temps, etc. Ainsi, si les battements du numéro 50 indiquent des blanches, ceux du numéro 100 indiqueront des noires ; si les premiers marquent des croches, les seconds marqueront des doubles croches. Il n'est point de règle qui oblige le compositeur à se servir d'un signe plutôt que d un autre pour indiquer le mouvementd'un morceau de musique ; toutefois on peut établir qu'il est convenable d'indiquer les adagio par des croches, les andantc par des noires, les allegro par des blanches , les presto par des rondes. Je suppose qu'un compositeur veuille indiquer un mouvement d'allegro par le moyen du métronome, il placera le poids sur le numéro 80, puis il jouera quelques mesures afin de s'assurer que les coups frappent juste avec les blanches ; si les battements se succèdent trop lentement , il fera glisser le poids en le dirigeant vers l'extrémité inférieure, et le fixera par exemple au n° 845 a^ors si les coups frappent en même temps que les blanches se font entendre, il joindra à ce numéro la figure appelée blanche (V. fig. !)9, a.)
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Si c'est un adagio qu il veutindiquer, il remettra le poids sur le numéro 80 ; les battements marqueront alors des croches; s'il trouve que les coups se suivent avec trop de rapidité, il portera le poids plus haut, au numéro 60, par exemple, et si les battements correspondent exactement aux croches de son morceau , ce numéro GO, joint à une croche, en indiquera le Temps. Il en est ainsi pour tous les autres mouvements.
J. Weber, jugeant que le métronome de Maelzel a, entre autres inconvénients, celui de coûter cher, propose une sorte de métronome qui n'occasionnerait aucun frais. 11 consisterait en un simple balancier ou petit poids ( par exemple une balle de plomb) suspendu par un fil plus ou moins long, suivant l'indication marquée sur la musique, et que l'on tiendrait simplement avec la main.
Mais ce moyen, au lieu de diminuer le nombre des inconvénients , ne ferait que l'augmenter; car, outre la difficulté de faire connaître exactement les mesures linéaires usitées dans un pays, peut-être entièrement inconnues dans un autre, il faudrait encore résoudre celle d'indiquer au juste le diamètre et le poids que le fil et la balle de plomb devraient avoir. Il y a quelque temps, M. Neath, un des directeurs de la société philharmonique de Londres, voulut introduire dans cette capitale l'usage d'un métronome semblable; mais les Anglais y firent peu d'attention et continuèrent à jouer chacun selon son sentiment particulier. Et en effet il me semble que la loi métronomique, établie depuis quelque temps, ne peut exister sans exceptions relatives, non seulement au pays, mais encore au local où la musique est exécutée. Certains adagios des symphonies de Haydn et de Mozart sembleraient traînants en Italie , si on les y exécutait du même mouvement dont on les joue en Allemagne, et vice versa , les prestos se prennent plus vifs en Allemagne qu'en Italie. Un théâtre plus ou moi ns vaste, ainsi que plusieurs autres causes qui peuvent être ignorées du compositeur, quand il n'a pas encore entendu l'effet to-
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tal de son œuvre, influent sur la lenteur ou la rapidité des mouvements. Par exemple, il ne serait pas surprenant qu'un auteur ayant écrit à Naples et envoyant à Milan sa partition marquée d'après le métronome de Maelzel, pour être exécutée dans le grand théâtre, se trouvât avoir commis de graves erreurs dans l'indication des mouvements de certains morceaux. On doit aussi remarquer que tout mouvement, quoique déterminé par le compositeur, est susceptible de nuances qui ne peuvent être indiquées par le métronome, mais qu'une oreille exercée sait reconnaître. Dans ce cas , le sentiment se charge de trouver le mouvement convenable qu'aucun signe ne saurait marquer. Un chanteur, vraiment dramatique, hâte ou ralentit son chant selon l'impulsion des sentiments dont il est affecté, sans blesser les lois du rhythme. L'artiste oublie parfois le métronome, et '.l'orchestre, transporté du même enthousiasme, se laisse entraîner par son chant, et suit l'inspiration du chanteur, avec lequel il s'identifie , par un merveilleux accord de sentiments.
METTER-DENTRO = INTERCALER, v. a. — Se dit d'un air ou tout autre morceau de musique pris dans une partition que l'on place dans une autre.
MEZILOTHAIM — Mot hébreu signifiant certaines clochettes dont étaient garnies les timballes des anciens.
MEZZA BATTUTA = DEMI-MESURE. — (Voy. Pausa).
MEZZO FORTE == DEMI- JEU (demi-fort), abrev. m. f. — Tient le milieu entre le piano et le forte,
MEZZO QUARTO, (demi-quart), Voy. Pausa.
MEZZO SOPRANO (Voyez les art. Chiave et Soprano).
MEZZO TUONO (demi-ton) (Voy. l'art. Semituono).
MEXIQUE (musique chez les habitants du) * — On trouve à Mexico deux théâtres sur lesquels sont représentés des opéras: On y joue la plus grande partie des opéras de Mozart, de
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