‹ Dictionnaire de musique (volume 2)Chapitre 204 sur 364 · MOR · texte numérisé non relu

MOR

MONOTONIA = MONOTONIE, s. f. — Dans son acception naturelle elle signifie un chant sur une seule et même corde d'un ton comme celui que fit entendre Josquin au roi de France. On emploie aussi cette expression dans un sens figuré, et alors elle signifie une mélodie ou une harmonie qui manque de variété. On peut employer en bonne part l'épithète de monotone en parlant d'une musique dans laquelle une harmonie variée se déploie pendant la tenue d'un son fondamental, ce qui a lieu quand on veut imiter le son du tocsin (peinture musicale).

Chérubini , Romberg, Mayr et autres, ont donné des exemples de cette sorte de figure musicale, quand ils ont voulu peindre le sommeil , etc.

MOR A. — C'était chez les anciens la mesure des deux sortes de syllabes dont on se servait pour le chant. Une syllabe longue était composée de deux rnoras, et une brève n'en valait qu'une seule (Voy. Tempusvacuum).

MORI = MAURES (musique chez les). * — On assure que lorsqu'on entend les Maures de Sahara chanter des airs langoureux en s'accompagnant d'une espèce de guitare assez grossière , on se croirait entouré de musiciens espagnols. Comme la musique de cette nation et celle des Maures dérivent de la même source, c'est-à-dire de l'Arabie, cette coïncidence est facile à comprendre.

Les tabla, ou timbales, le triangle, Yerb'eb, instrument qui ressemble à la lyre des Grecs, mais qui n'a que deux cordes, et une flûte grossièrement faite , sont les principaux instruments en usage dans l'empire de Maroc.

A Tanger, on ne trouve guère que des joueurs de cornemuse, dont l'instrument, aussi grossier qu'eux-mêmes, n'est jamais d'accord, et dont ils se servent sans observer la mesure. Ils n'ont point d'airs réguliers, ne connaissant pas la notation, et jouent seulement de mémoire.

* Ajouté par le Traducteur.

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