‹ Dictionnaire de musique (volume 2)Chapitre 203 sur 364 · MOIN · texte numérisé non relu

MOIN

peut diviser à volonté au moyen de petits chevalets mobiles. Dans le principe, cet instrument servit seulement à mesurer les rapports des sons et des intervalles, et aujourd'hui encore on l'emploie au même usage. Au moyen-âge on l'employait en outre à l'enseignement de la musique pour faciliter aux commençants la justesse des intonations. Mais si le monocorde était à cette époque tel que nous le représentent les descriptions qui en ont été faites , et semblable à ceux dont nous nous servons aujourd'hui, il est difficile de croire que l'emploi en pût être commode dans une pareille circonstance; car, à chaque changement de note , il fallait que l'élève attendît que l'on eût fait mouvoir le petit chevalet, ce qui demandait un certain temps avant d'entendre le son qui le devait guider. Plusieurs auteurs prétendent que, depuis l'époque où vécut Gui , on chercha à remédier à un tel inconvénient, en substituant au chevalet mobile du monocorde , des chevalets stables assez analogues à nos claviers, et c'est à cette invention qu'ils rapportent l'origine du clavicorde. Pretorius, dans son Organographie , p. 60, dit positivement que le clavicorde fut inventé et confectionné d'après le monocorde.

MONODIA = MONODIE , s. f. — Nom que les anciens donnaient à un chant destiné à être exécuté par une seule voix.

MONODRAMMA. — (Voy. M eiodramma).

MONOLOGO = MONOLOGUE , s. m. — Ce mot a la même signification que soliloque ; c'est une scène chantée par un seul acteur qui, s'étant identifié avec le personnage qu'il représente, en peint les sentiments avec vérité et expression, s' adressant aux dieux, aux absents, quelquefois même aux objets inanimés. Ce récitatif , ordinairement instrumenté et rempli de traits expressifs et passionnés , est suivi presque toujours d'une cavatine ou d'un air, ou bien il est intercalé.

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